Ventilation
Voyons pourquoi, outre l’augmentation du volume d’air brassé, AMD recommande les alimentations à double ventilation.

Avec une alimentation traditionnelle, le flux d’air à tendance à éviter le passage par le ventirad du processeur, tout simplement parce que l’air est “aspiré” vers l’arrière de l’alimentation.

A l’inverse, avec une alimentation munie d’un second ventilateur au-dessus du processeur, le flux est légèrement dévié et le passage de l’air frais sur le ventirad facilité. D’où un meilleur refroidissement du CPU.
Ce qui, au final, peut nous donner le résultat suivant (simulation thermique, 650 Ko).
Il est donc clair que cette alimentation aidera à la dissipation de votre boîtier, et vous ferra gagner quelques degrés par rapport à une simple ventilation standard. J’avoue que, du au difficultés à maintenir des conditions identiques entre le changement d’alimentation (y compris pour l’agencement des fils, l’inertie thermique, etc.), j’ai eut du mal à quantifier précisément le gain. D’autant qu’un refroidissement de type watercooling ne bénéficie évidemment pas de ces alimentations. Mais un gain de 2 à 5°C semble raisonnable. Notez que le mode « faible ventilation » suffit tout à fait à assurer une dissipation minimum à l’alimentation, même chargée.
Mais revenons-en aux ventilateurs. Tous deux de marque Globe Fan, la répartition de ces ventilateurs en terme de volume d’air dégagé est logique, puisque le ventilateur au-dessus du ventirad est moins puissant que le ventilateur d’extraction. Dans le cas inverse, rencontré sur certains modèles, le risque est qu’une partie de l’air dégagé par le second ventilateur, retourne dans le boîtier via les orifices arrière de l’alimentation.


Avec 18 dBa au maximum, et situé plus à l’intérieur du boîtier, il est clair que vous n’entendrez pas le second ventilateur. Cela est d’autant plus vrai que le premier ventilateur, qui est identique à celui installé sur l’Enermax EG365AX-VE, est mesuré à 32,6 dBa au maximum ! Nous reviendrons sur ce point plus loin. Le second constat que l’on peut faire, c’est qu’en faisant tourner les ventilateurs au régime maximum, la ventilation sera très bien assurée. D’ailleurs, l’alimentation reste irrémédiablement froide dans ce mode.
Reste qu’au final, le choix d’utiliser des ventilateurs bas de gamme au rendement médiocre est décevant, a fortiori pour ce modèle qui revendique le qualificatif « silencieux ». Ceci n’est d’ailleurs pas spécifique à TTGI, mais il est toujours surprenant, sur des modèles haut de gamme, de voir ces constructeurs rogner sur le prix des ventilateurs. Alors que des modèles performants et silencieux existent (sans forcément penser aux Papst et aux Noiseblocker) et que le prix « constructeur » des ventilateurs reste anecdotique par rapport au prix de vente final de l’alimentation. Ce n’est pas en sous-voltant un ventilateur bruyant qu’on obtient un ventilateur silencieux efficace…