Le radiateur
En réalité, il faut pour faire ce choix avoir déjà une idée de l’agencement de son circuit. En effet, on ne choisit pas le même radiateur si l’on doit l'intégrer à l'intérieur de la tour ou si cela n'as pas d'importance : les contraintes d'intégration ne sont pas les mêmes.
Concrètement, le but est de maximiser l'échange de l'eau avec l'air; la plupart des radiateurs vendus dans le commerce comprennent en fait un gros serpentin, dans lequel une multitude d'ailettes sont accolées. Ils se différencient, eux aussi, en plusieurs types. Notons que si l'eau doit parcourir l’échangeur à eau le plus vite possible, en revanche, elle doit rester le plus longtemps dans le radiateur pour perdre sa chaleur : un compromis est donc à trouver, mais comme le débit dans un circuit fermé est constant en tout point, l’astuce consiste à jouer sur le diamètre interne de chaque élément.
Les Bongs :
De tous temps, les Bongs ont fascinés les overclockers du monde entier, un peu à l’image de la pierre philosophale, car ils réussissent le pari impossible de descendre la température de l’eau en dessous de la température ambiante sans utiliser de plaques à effet peltier ni aucun appareil électrique autre qu’un ventilateur et une pompe à eau. Qu'il me soit permis de vous expliquer le principe de ce refroidisseur hors catégorie qui obtiendra les meilleures performances, loin devant les radiateurs précédemment cités.
Le principe du bong est venue a l'esprit de son créateur en se posant une question simple : Comment optimiser au maximum les échanges entre l'air et l'eau du circuit, et la légende veut qu'il aurait trouvé la réponse en prenant sa douche ! ;)
Explication :

Précisons tout d’abord que sa conception implique la présence d’un second circuit d’eau. L'eau chaude est remontée par une pompe secondaire vers un pommeau de douche qui va ainsi disperser l'eau de la manière la plus volatile possible ; quoi de plus efficace en effet pour refroidir l’eau que d’en refroidir chaque goutte isolément ? Mais l’autre intérêt de cette technique, c’est qu’elle est propice à une évaporation de l’eau. Et c’est bien cela, le secret des bongs : la perte substantielle de chaleur que réalise l’eau lorsqu’elle s’évapore.
La calorimétrie nous apprend en effet qu’au cours de la vaporisation (et donc de l’évaporation) en tant que changement d’état, l’eau absorbe de la chaleur au milieu extérieur ; cela correspond en fait l’énergie nécessaire pour rompre les liaisons intermoléculaires, ce qui va permettre ce changement d’état. Les proportions sont les suivantes : Lors du passage de l’état liquide à l’état gazeux, 1 mol d’eau (ce qui correspond à seulement 18 mL) absorbe 41 000 J ! Or, un processeur, même bien overclocké, dissipe rarement plus de 100 W, ce qui correspond à 100 Joules/secondes ! Le rapport de force peut ainsi être qualifié de considérable (même si évidemment, les échanges thermique sont malheureusement très loin d’être parfaits, tout ceci reste très théorique…), et explique les performances du bong, face aux radiateurs classique qui eux n’utilisent pas le principe de l’évaporation.
L'effet est augmenté en rajoutant un ventilateur à la base de la tour. L'eau retombe froide.
L'efficacité du bong augmente donc aussi avec sa taille. Une fois refroidie, l’eau est réinjecté directement dans le circuit principal.
En pratique, les performances sont impressionnantes puisque avec un bong de bonne taille, il n’est pas rare de faire descendre l’eau de plus de 8°C en dessous de la température ambiante, ce qui fait bien 10 °C de moins que ce que les meilleurs (et les plus coûteux !) radiateurs classiques peuvent faire.
Toutefois, les inconvénients de ce système sont multiples (bruit de l'eau qui retombe au fond, humidité de la pièce dans laquelle se trouve le bong élevée, encombrement de l'engin, nécessité d'utiliser une deuxième pompe, nécessité de rajouter très régulièrement de l’eau dans le circuit), mais les performances sont vraiment là !