Interview de Michel Vivant
Monsieur Michel Vivant est professeur de droit à l'université de Montpellier, responsable du Master "Droit des créations immatérielles" et expert auprès des autorités nationales et européennes sur les questions de propriété intellectuelle.
Je pense qu'il y a un aspect sociologique qui est fort. D'ailleurs une décision le rappelle, qui fait valoir que certaines personnes ont tout à fait conscience de ce qu'ils font, mais qu'il y a derrière un phénomène social qu'on ne peut pas négliger. Lorsqu'il y a plusieurs millions de gens qui pratiquent le P2P, on ne peut pas faire comme si cela n'existait pas. Je crois que le phénomène social ne peut pas être ignoré et à mon avis justement c'est une des grandes questions pour nous. C'est très facile de donner une qualification juridique, si elle n'est pas du tout en phase avec certaines pratiques sociales, il y a un problème quelque part. Je ne suis pas en train de le justifier, mais je pense que cet aspect là ne peut pas être méconnu.
De toute façon, quand on fait de la répression, on explique toujours qu'on ne fait pas que cela, on fait autre chose. C'est vrai, c'est assez légitime et je pense que c'est complémentaire. Cela dit, il y a quand même aujourd'hui beaucoup de gens qui savent que le P2P est une pratique illicite. Ce n'est pas simplement l'information, je pense qu'il y a aussi un problème de conviction à emporter. Certains se disent "bon on nous dit que c'est illégal mais finalement c'est pas méchant". Donc ce volet existe, mais c'est un aspect des choses, à mon avis cela ne règle pas tout. Et puis il faut à mon sens quand même distinguer ce qui est strictement téléchargement et ce qui est P2P. Parce que le téléchargement on peut en discuter, il y a plusieurs analyses possibles. Moi je suis enclin en l'état des choses et dans la mesure où nous avons un droit qui comporte une dimension pénale à considérer que c'est une interprétation libérale qui doit être donnée. Donc j'aurais tendance à dire que dans le doute, c'est licite. Cela ne règle pas la question car cela favorise celui qui est parfaitement égoïste, qui va piquer des musiques partout et qui ne diffuse pas. Mais je crois que déja, dans l'aspect formation, il serait bon de distinguer les 2 et comme toujours - ça c'est mon point de vue - les positions maximalistes ne sont pas les plus satisfaisantes, ni intellectuellement, ni pragmatiquement. Quand je veux dire pragmatiquement, cela veut que si vous voulez aller trop loin, vous créez ce à quoi on assiste : un mouvement de résistance et de réaction.
Oui enfin il y a eu une affaire récemment ou c'est parti assez haut. Je vais vous répondre d'une matière cynique, ou réaliste je ne sais pas, que dans le système français, la contrefaçon est la contrefaçon la plus sérieuse, la grosse contrefaçon entre professionnels, de brevet, qui est très peu sanctionnée. Finalement tous les praticiens vous disent que la manière dont la contrefaçon est réprimée incite à contrefaire. Si je vous fais cette réponse, vous me direz que ce n'est pas très positif, mais je crois que là, il y a quand même un problème culturel général, dans le monde judiciaire. Dans le cas particulier, je crois qu'il y a quand même le fait que l'on ne veut pas frapper trop sévèrement en disant au fond, "il faut d'abord que les gens aient bien conscience de". Alors il n'est pas dit que par la suite, les sanctions ne montent pas. Mais je pense que dans certains cas, il peut y avoir un effet exemplatif de la peine, même si je ne suis pas vraiment persuadé que cela soit aussi mécanique qu'on le dit. Parce qu'il y a toujours cette idée que ce n'est pas moi qui serait pris mais l'autre. Et puis il y a une chose intéressante à savoir : j'ai participé pendant tous les travaux au comité pour la lutte contre la criminalité dans le cyberespace du Conseil de l'Europe. Les anglo-saxons, et en particulier les Etats-Uniens sont réputés être à la pointe de ce combat. Sur le terrain pénal, avec une culture anglo-saxonne, donc les américains, les canadiens, les anglais, mais aussi dans une culture voisine différente les nordiques, sont très réservés à l'égard des sanctions pénales. Pour eux la sanction est civile. Alors cela peut être aussi un moyen de dissuader les gens en leur faisant payer une masse d'argent. Mais c'est intéressant à savoir, lors de nos discussions, pour eux c'était effarant qu'on poursuive l'étudiant qui avait téléchargé.
Du point de vue réponse en pure raison, je crois qu'on pourrait dire de ces logiciels ce qui a été déja jugé en France à propos des logiciels de déplombage : le logiciel en lui-même ne peut pas être tenu pour illicite dans la mesure ou il peut avoir des usages parfaitement licites, et au fond là on est parti sur l'idée d'un P2P illicite, mais le P2P peut être licite. Je pense que la solution qui a été donnée en France, consistant à dire "en lui même le logiciel n'est pas illicite, mais si vous faites la promotion en disant que grâce à ça vous allez pouvoir casser les protections", là cela devient fautif, mais sur le terrain du droit commun et non pas celui du droit d'auteur. Je ne sais absolument pas ce que va dire la Cour Suprême. Tout le monde l'attend et ce n'est pas mon idée simplement, tout le monde est de cet avis, selon ce qu'elle va dire, cela va changer largement le paysage juridique international. Autrement dit, quelque soit l'indépendance des systèmes juridiques, si elle dit oui ou non, cela aura forcément une influence.
Moi a priori oui. Du point de vue mise à disposition, on pourrait faire un petit bémol en reprenant les formules trouvées dans les arrêts récents de Montpellier, si c'est une mise à disposition restreinte pr exemple (cercle familial). Cela dit, la mise à disposition globale, pas de doute c'est illicite. Pour ce qui est de la copie privée, il y a plusieurs éléments. Il y a des gens qui disent "mais attention, celui qui va mettre en mémoire de son ordinateur n'est peut être pas le copiste, il faut distinguer upload et download". Je ne suis pas du tout convaincu, c'est une idée à laquelle je suis très fidèle, le droit ne doit pas se formater sur l'analyse technique. Dans la pratique quotidienne, celui qui va mettre dans son ordinateur, c'est celui qui copie. La question la plus délicate est certainement celle non tranchée par la loi française qui est de savoir si la source doit être licite pour que la copie puisse être licite. Alors on a rien qui permette de le dire. Certains pensent que la source doit être licite car si la source est illicite, c'est un acte délictueux, en copiant, on bénéficie de cet acte délictueux donc c'est du recel, et par la meme c'est la démonstration qu'il faut bien que la source soit licite. C'est possible mais moi j'ai tendance à dire que cela me paraît très dangereux car c'est une criminalisation par la bande : on ne sait pas trop si c'est sanctionnable, si lé législateur avait voulu le sanctionner, il aurait du le dire puisqu'il y a une dimension pénale. Je suis donc enclin à penser que dans la mesure ou il y a du droit pénal, c'est l'interprétation la plus libérale qui doit prévaloir, ce qui fait que même sans pouvoir trancher absolument, si j'étais juge, j'irais bien dans ce sens de la reconnaissance de la licéité du téléchargement. Cela pose un autre problème : celui de savoir si on doit modifier notre loi en disant que la source doit être licite. Il faut être d'accord que l'illicéité en cause doit être une illicéité sur le terrain du droit d'auteur : quelqu'un qui a accès à un document protégé mais qui est dans son support physique la propriété de quelqu'un, et ce quelqu'un dit "vous n'avez pas le droit de photographier". La personne photographie. Par rapport à l'engagement pris, c'est illicite au sens large, mais pas au sens du droit d'auteur car la copie privée est possible. Si cette personne fait cette photo et la met sur le web, cela n'est pas une source illicite au sens du droit d'auteur.
Là il y a énormément de problèmes et de choses à dire. Il n'est déja pas certain que le triple test ait du être transposé dans les lois internes. Les allemands et les autrichiens ne l'ont pas fait sur l'idée que le triple test s'adressait au législateur et pas au juge. Donc la question que vous me posez n'a de raison d'être que si le juge est chargé de l'appliquer. C'est l'orientation française actuelle. Mais il faut bien voir qu'elle ne s'impose pas. Si on joue le jeu qui semble devoir être celui du droit français, je pense qu'il y a une grande difficulté conceptuelle chez les français à faire jouer des principes d'appréciation de cet ordre. Nous, juristes français, et je m'inclue dans le lot, nous avons tous une tendance à voir les choses de manière abstraite. On dit "la copie privée, "le téléchargement". Le triple test ne demande pas une appréciation abstraite et globale mais une appréciation concrète sur le cas d'espèce, ce qui veut dire qu'à mon sens, d'un point de vue pratique, le triple test ne permet pas de dire "la copie privée est licite ou non" car dans ce cas-là ce n'est pas la peine de mettre une exception de copie privée dans les textes. On a une présentation généraliste et abstraite des choses.
Je pense que ce n'est donc pas un argument qu'on peut avancer en soit, mais à plaider en situation.
Je pense que cela risque d'être une exception importante, d'autant que précisément la mise en oeuvre des mesures techniques - on ne l'a pas vu suffisamment - est elle meme subordonnée au jeu du triple test. Donc si je suis cohérent avec ce que j'ai dit précédemment, est-ce que dans le cadre particulier, la mesure est validée. Il y a là un vrai problème. Il y a d'autant plus de problèmes que ce droit de recourir à des mesures techniques de protection, quand on l'analyse, n'est pas le droit de l'auteur. C'est un droit de l'intermédiaire. C'est-à-dire qu'on peut même être dans la situation paradoxale où l'auteur n'en veut pas et l'intermédiaire la pose. Cela change assez fondamentalement le paysage de la propriété intellectuelle. On créé un contrôle de l'accès, ce qui n'est pas la logique du droit d'auteur.
A priori j'ai tendance à penser qu'on devrait pouvoir le faire. L'argument contraire que l'on pourrait avancer mais qui me gêne beaucoup est que comme il y a une partie logicielle, vous faites quelque chose qui est une copie interdite. Cette analyse me gêne car elle met du logiciel partout. Ca peut être le DVD, la machine à laver etc...
Oui mais le droit de destination, c'est la faculté de contrôler précisément l'oeuvre, et est-ce qu'on peut la contrôler lorsque justement le législateur dit que ceci échappe au monopole de l'auteur ? Sans entrer dans le débat qui est de savoir si la copie privée est un droit, une exception etc...
La copie privée n'est pas distinguée selon la nature de l'oeuvre ou du support. Donc là ou la loi ne distingue pas, il ne faut pas distinguer. En revanche, il y a un problème apparu avec les nouvelles technologies : est-ce que le recours à la technologie, qui change l'échelle du phénomène, du même coup n'en change pas la nature. Ce à quoi je pense est les premières lois informatique et liberté où la législation s'est adaptée à la technologie. Le phénomène technique dans l'abstrait ne renouvelle pas forcément la question, mais en revanche par l'effet de masse, de rapidité qu'il peut faire surgir, on peut se demander s'il n'oblige pas à repenser les choses. Sur la copie privée, l'argument est que la copie numérique n'est plus de la copie puisque ce que l'on appelle copie est la même chose que l'original.
Oui ce serait une révolution complète. Il y a le problème de la faisabilité technique, et de philosophie générale droit exclusif/droit à rémunération. Si on me démontre que le droit exclusif peut parfaitement vivre dans l'univers numérique, à condition qu'on ne porte pas atteinte à des libertés fondamentales (oeuvres fichées etc...), pourquoi changer ? Si en revanche on se rend compte que le coût social est tel que le droit exclusif soit une vue de l'esprit, pourquoi refuser un tel système ? Quant à l'argument qui consiste à dire que c'est dérisoire, c'est une question de mise en place de pratiques nouvelles. Je crois que notre droit de la propriété intellectuelle est quand même pensé très largement sur le modèle du livre : un support, c'est à travers le support que vous accédez à quelque chose. Si nous ne sommes plus dans le même contexte, pourquoi faut-il raisonner dans le même schéma ? Je suis de ceux qui pensent que les formules ADAMI sont celles qui vont dans le sens d'une vraie réflexion et pas d'un blocage sur des idées reçues.
Presence-PC : Les jugements des tribunaux condamnant des internautes reconnus coupables de contrefaçon via les réseaux peer to peer sont très cléments. Aucune peine de prison ferme n'a encore été prononcée et les amendes sont souvent faibles au vu du nombre d'oeuvres piratées. Comment expliquez vous cette application clémente de la loi pénale ?
Je pense qu'il y a un aspect sociologique qui est fort. D'ailleurs une décision le rappelle, qui fait valoir que certaines personnes ont tout à fait conscience de ce qu'ils font, mais qu'il y a derrière un phénomène social qu'on ne peut pas négliger. Lorsqu'il y a plusieurs millions de gens qui pratiquent le P2P, on ne peut pas faire comme si cela n'existait pas. Je crois que le phénomène social ne peut pas être ignoré et à mon avis justement c'est une des grandes questions pour nous. C'est très facile de donner une qualification juridique, si elle n'est pas du tout en phase avec certaines pratiques sociales, il y a un problème quelque part. Je ne suis pas en train de le justifier, mais je pense que cet aspect là ne peut pas être méconnu.
PPC : Pensez-vous que le public est bien informé sur les questions juridiques liées au peer to peer ? Thierry Desurmont nous avait dit notamment que dans la lutte menée par la SACEM contre le piratage, la répression n'était qu'un volet et que les gens devaient savoir ce qu'ils pouvaient et ne pouvaient pas faire.
De toute façon, quand on fait de la répression, on explique toujours qu'on ne fait pas que cela, on fait autre chose. C'est vrai, c'est assez légitime et je pense que c'est complémentaire. Cela dit, il y a quand même aujourd'hui beaucoup de gens qui savent que le P2P est une pratique illicite. Ce n'est pas simplement l'information, je pense qu'il y a aussi un problème de conviction à emporter. Certains se disent "bon on nous dit que c'est illégal mais finalement c'est pas méchant". Donc ce volet existe, mais c'est un aspect des choses, à mon avis cela ne règle pas tout. Et puis il faut à mon sens quand même distinguer ce qui est strictement téléchargement et ce qui est P2P. Parce que le téléchargement on peut en discuter, il y a plusieurs analyses possibles. Moi je suis enclin en l'état des choses et dans la mesure où nous avons un droit qui comporte une dimension pénale à considérer que c'est une interprétation libérale qui doit être donnée. Donc j'aurais tendance à dire que dans le doute, c'est licite. Cela ne règle pas la question car cela favorise celui qui est parfaitement égoïste, qui va piquer des musiques partout et qui ne diffuse pas. Mais je crois que déja, dans l'aspect formation, il serait bon de distinguer les 2 et comme toujours - ça c'est mon point de vue - les positions maximalistes ne sont pas les plus satisfaisantes, ni intellectuellement, ni pragmatiquement. Quand je veux dire pragmatiquement, cela veut que si vous voulez aller trop loin, vous créez ce à quoi on assiste : un mouvement de résistance et de réaction.
PPC : Le problème est aussi que les sanctions sont finalement assez clémentes et les internautes se disent que finalement ils ne risquent pas grand chose, non ?
Oui enfin il y a eu une affaire récemment ou c'est parti assez haut. Je vais vous répondre d'une matière cynique, ou réaliste je ne sais pas, que dans le système français, la contrefaçon est la contrefaçon la plus sérieuse, la grosse contrefaçon entre professionnels, de brevet, qui est très peu sanctionnée. Finalement tous les praticiens vous disent que la manière dont la contrefaçon est réprimée incite à contrefaire. Si je vous fais cette réponse, vous me direz que ce n'est pas très positif, mais je crois que là, il y a quand même un problème culturel général, dans le monde judiciaire. Dans le cas particulier, je crois qu'il y a quand même le fait que l'on ne veut pas frapper trop sévèrement en disant au fond, "il faut d'abord que les gens aient bien conscience de". Alors il n'est pas dit que par la suite, les sanctions ne montent pas. Mais je pense que dans certains cas, il peut y avoir un effet exemplatif de la peine, même si je ne suis pas vraiment persuadé que cela soit aussi mécanique qu'on le dit. Parce qu'il y a toujours cette idée que ce n'est pas moi qui serait pris mais l'autre. Et puis il y a une chose intéressante à savoir : j'ai participé pendant tous les travaux au comité pour la lutte contre la criminalité dans le cyberespace du Conseil de l'Europe. Les anglo-saxons, et en particulier les Etats-Uniens sont réputés être à la pointe de ce combat. Sur le terrain pénal, avec une culture anglo-saxonne, donc les américains, les canadiens, les anglais, mais aussi dans une culture voisine différente les nordiques, sont très réservés à l'égard des sanctions pénales. Pour eux la sanction est civile. Alors cela peut être aussi un moyen de dissuader les gens en leur faisant payer une masse d'argent. Mais c'est intéressant à savoir, lors de nos discussions, pour eux c'était effarant qu'on poursuive l'étudiant qui avait téléchargé.
PPC : La Cour Suprême des Etats-unis va prochainement se prononcer sur la légalité des logiciels de peer to peer. Pensez-vous que ces logiciels soient condamnables alors qu'ils peuvent être utilisés licitement ?
Du point de vue réponse en pure raison, je crois qu'on pourrait dire de ces logiciels ce qui a été déja jugé en France à propos des logiciels de déplombage : le logiciel en lui-même ne peut pas être tenu pour illicite dans la mesure ou il peut avoir des usages parfaitement licites, et au fond là on est parti sur l'idée d'un P2P illicite, mais le P2P peut être licite. Je pense que la solution qui a été donnée en France, consistant à dire "en lui même le logiciel n'est pas illicite, mais si vous faites la promotion en disant que grâce à ça vous allez pouvoir casser les protections", là cela devient fautif, mais sur le terrain du droit commun et non pas celui du droit d'auteur. Je ne sais absolument pas ce que va dire la Cour Suprême. Tout le monde l'attend et ce n'est pas mon idée simplement, tout le monde est de cet avis, selon ce qu'elle va dire, cela va changer largement le paysage juridique international. Autrement dit, quelque soit l'indépendance des systèmes juridiques, si elle dit oui ou non, cela aura forcément une influence.
PPC : Concernant la distinction entre téléchargement et mise à disposition. La question du téléchargement est très discutée. Vous pensez donc que c'est licite ?
Moi a priori oui. Du point de vue mise à disposition, on pourrait faire un petit bémol en reprenant les formules trouvées dans les arrêts récents de Montpellier, si c'est une mise à disposition restreinte pr exemple (cercle familial). Cela dit, la mise à disposition globale, pas de doute c'est illicite. Pour ce qui est de la copie privée, il y a plusieurs éléments. Il y a des gens qui disent "mais attention, celui qui va mettre en mémoire de son ordinateur n'est peut être pas le copiste, il faut distinguer upload et download". Je ne suis pas du tout convaincu, c'est une idée à laquelle je suis très fidèle, le droit ne doit pas se formater sur l'analyse technique. Dans la pratique quotidienne, celui qui va mettre dans son ordinateur, c'est celui qui copie. La question la plus délicate est certainement celle non tranchée par la loi française qui est de savoir si la source doit être licite pour que la copie puisse être licite. Alors on a rien qui permette de le dire. Certains pensent que la source doit être licite car si la source est illicite, c'est un acte délictueux, en copiant, on bénéficie de cet acte délictueux donc c'est du recel, et par la meme c'est la démonstration qu'il faut bien que la source soit licite. C'est possible mais moi j'ai tendance à dire que cela me paraît très dangereux car c'est une criminalisation par la bande : on ne sait pas trop si c'est sanctionnable, si lé législateur avait voulu le sanctionner, il aurait du le dire puisqu'il y a une dimension pénale. Je suis donc enclin à penser que dans la mesure ou il y a du droit pénal, c'est l'interprétation la plus libérale qui doit prévaloir, ce qui fait que même sans pouvoir trancher absolument, si j'étais juge, j'irais bien dans ce sens de la reconnaissance de la licéité du téléchargement. Cela pose un autre problème : celui de savoir si on doit modifier notre loi en disant que la source doit être licite. Il faut être d'accord que l'illicéité en cause doit être une illicéité sur le terrain du droit d'auteur : quelqu'un qui a accès à un document protégé mais qui est dans son support physique la propriété de quelqu'un, et ce quelqu'un dit "vous n'avez pas le droit de photographier". La personne photographie. Par rapport à l'engagement pris, c'est illicite au sens large, mais pas au sens du droit d'auteur car la copie privée est possible. Si cette personne fait cette photo et la met sur le web, cela n'est pas une source illicite au sens du droit d'auteur.
PPC : Le système du triple test mis en place par la Convention de Berne est utilisé par les ayant droit pour justifier le fait que l'exception de copie privée doit être écartée dans le cas du téléchargement car elle porterait atteinte à l'exploitation nomale de l'oeuvre. Qu'en pensez-vous ?
Là il y a énormément de problèmes et de choses à dire. Il n'est déja pas certain que le triple test ait du être transposé dans les lois internes. Les allemands et les autrichiens ne l'ont pas fait sur l'idée que le triple test s'adressait au législateur et pas au juge. Donc la question que vous me posez n'a de raison d'être que si le juge est chargé de l'appliquer. C'est l'orientation française actuelle. Mais il faut bien voir qu'elle ne s'impose pas. Si on joue le jeu qui semble devoir être celui du droit français, je pense qu'il y a une grande difficulté conceptuelle chez les français à faire jouer des principes d'appréciation de cet ordre. Nous, juristes français, et je m'inclue dans le lot, nous avons tous une tendance à voir les choses de manière abstraite. On dit "la copie privée, "le téléchargement". Le triple test ne demande pas une appréciation abstraite et globale mais une appréciation concrète sur le cas d'espèce, ce qui veut dire qu'à mon sens, d'un point de vue pratique, le triple test ne permet pas de dire "la copie privée est licite ou non" car dans ce cas-là ce n'est pas la peine de mettre une exception de copie privée dans les textes. On a une présentation généraliste et abstraite des choses.
Je pense que ce n'est donc pas un argument qu'on peut avancer en soit, mais à plaider en situation.
PPC : Concernant les mesures de protection sur les supports numériques, le projet de loi transposant la directive de 2001, récemment passé en commission des lois de l'assemblée nationale, reconnait leur légalité à condition qu'il soit clairement indiqué sur l'oeuvre qu'elle est équipée d'un tel système. N'est-ce pas une atteinte importante à l'exception de copie privée, déligitimant la redevance qui lui est associée ?
Je pense que cela risque d'être une exception importante, d'autant que précisément la mise en oeuvre des mesures techniques - on ne l'a pas vu suffisamment - est elle meme subordonnée au jeu du triple test. Donc si je suis cohérent avec ce que j'ai dit précédemment, est-ce que dans le cadre particulier, la mesure est validée. Il y a là un vrai problème. Il y a d'autant plus de problèmes que ce droit de recourir à des mesures techniques de protection, quand on l'analyse, n'est pas le droit de l'auteur. C'est un droit de l'intermédiaire. C'est-à-dire qu'on peut même être dans la situation paradoxale où l'auteur n'en veut pas et l'intermédiaire la pose. Cela change assez fondamentalement le paysage de la propriété intellectuelle. On créé un contrôle de l'accès, ce qui n'est pas la logique du droit d'auteur.
PPC : A propos de la copie de DVD de location, pensez-vous que l'on rentre dans le cadre de l'exception de copie privée ?
A priori j'ai tendance à penser qu'on devrait pouvoir le faire. L'argument contraire que l'on pourrait avancer mais qui me gêne beaucoup est que comme il y a une partie logicielle, vous faites quelque chose qui est une copie interdite. Cette analyse me gêne car elle met du logiciel partout. Ca peut être le DVD, la machine à laver etc...
PPC : On invoque également le droit de destination pour justifier l'illicéité de telles copies...
Oui mais le droit de destination, c'est la faculté de contrôler précisément l'oeuvre, et est-ce qu'on peut la contrôler lorsque justement le législateur dit que ceci échappe au monopole de l'auteur ? Sans entrer dans le débat qui est de savoir si la copie privée est un droit, une exception etc...
PPC : Une copie privée est permise dans le cadre de programmes télévisuels ou radiophoniques, car les diffuseurs payent des droits prévoyant ces copies. StationRipper est un logiciel permettant d'enregistrer, de découper et de nommer en masse des fichiers sur plusieurs webradios en même temps. Pensez-vous que les situations soient comparables ?
La copie privée n'est pas distinguée selon la nature de l'oeuvre ou du support. Donc là ou la loi ne distingue pas, il ne faut pas distinguer. En revanche, il y a un problème apparu avec les nouvelles technologies : est-ce que le recours à la technologie, qui change l'échelle du phénomène, du même coup n'en change pas la nature. Ce à quoi je pense est les premières lois informatique et liberté où la législation s'est adaptée à la technologie. Le phénomène technique dans l'abstrait ne renouvelle pas forcément la question, mais en revanche par l'effet de masse, de rapidité qu'il peut faire surgir, on peut se demander s'il n'oblige pas à repenser les choses. Sur la copie privée, l'argument est que la copie numérique n'est plus de la copie puisque ce que l'on appelle copie est la même chose que l'original.
PPC : Pour conclure, pensez vous qu'un système de licence obligatoire, comme le souhaitent certaines associations comme l'ADAMI ou la Spedidam, est possible à mettre en place ? Ne s'agirait-il pas d'une révolution dans le système du droit d'auteur tel qu'on le connaît aujourd'hui ?
Oui ce serait une révolution complète. Il y a le problème de la faisabilité technique, et de philosophie générale droit exclusif/droit à rémunération. Si on me démontre que le droit exclusif peut parfaitement vivre dans l'univers numérique, à condition qu'on ne porte pas atteinte à des libertés fondamentales (oeuvres fichées etc...), pourquoi changer ? Si en revanche on se rend compte que le coût social est tel que le droit exclusif soit une vue de l'esprit, pourquoi refuser un tel système ? Quant à l'argument qui consiste à dire que c'est dérisoire, c'est une question de mise en place de pratiques nouvelles. Je crois que notre droit de la propriété intellectuelle est quand même pensé très largement sur le modèle du livre : un support, c'est à travers le support que vous accédez à quelque chose. Si nous ne sommes plus dans le même contexte, pourquoi faut-il raisonner dans le même schéma ? Je suis de ceux qui pensent que les formules ADAMI sont celles qui vont dans le sens d'une vraie réflexion et pas d'un blocage sur des idées reçues.
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très bon dossier

par contre un ptit truc un peu ennuyeux, au début le texte est assez aéré, facile à lire, mais à partir de la 3ème page il y a quelques pavés un peut trop importants et ça rend la lecture moins agréable voire pénible
M'a l'air très intéressant ce dossier concernant un problème passionnant mais important (pas encore tout lu).
Une petite précision cependant, quand vous dites :
La mise à disposition de fichiers (l'upload), à travers le peer to peer par exemple, ne pose pas de problème juridique : il s'agit clairement d'une contrefaçon puisque même si vous disposez des peuvres sur un support physique, celles-ci ne vous appartiennent pas, vous ne pouvez donc les diffuser de manière publique.
Il me semble qu'il serait plus juste de dire qu'en tant que consommateur nous n'avons pas acquis les droits de re-distribution ou de représentation, mais simplement d'uage privé. Les radios, par exemple, s'acquitte de ces droits "public". -> Ces droits sont bien mentionnés au dessus, mais pas décrits.
D'ailleurs, et on y viendra malheureusement un jour, chanter dans le bus ou dans le métro rentre dans le cadre de ces droits, donc logiquement...il faudrait payer.
Le cas de StationRipper est intéressant, car le problème qu'il pose à qu'il dépasse les frontières. Les radio FM s'acquittent des droits auprès de la SACEM, donc en France. Et, à ma connaissance, il n'y a pas d'organisme mondial de gestion des droits d'auteur.
Un excellent ouvrage sur la question :
"Du bon usage de la piraterie" par Florent Latrive.
>Romu06: un petit lien aurait été encore mieux

Voilà...
www.freescape.eu.org/piraterie
et
http://www.freescape.eu.org/pirate [...] aterie.zip
ou
ed2k://|file|(Ebook%20-%20French)%20Du%20bon%20usage%20de%20la%20piraterie%20
(propri%C3%A9t%C3%A9%20intellectuelle)%20-%20F.%20Latrive%20-%2010%202004%20.zip
|546664|AC188E94AB474C590A87DB0E0AA7DDBD|h=BEKJ6AXQYJA2BHR5WGLFDRE6LEBNVCNW|/
Le livre est couvert par une licence Creative Commons:
http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/
PS: Romu06, merci pour l'info
C'est vrai que j'ai pas mis le lien, mais perso, j'ai trouvé ça tellement bien que je l'ai acheté et feuilleter du papier c'est tellement mieux.
Maintenant que j'ai tout lu, je trouve ça pas mal fait.
L'interview de M. Desurmont verse malheureusement dans la caricature, mais que peut-on y faire ? J'ai juste relevé une anecdote (parmi tant d'autres), quand il dit que toutes les études sérieuses montrent que le P2P est fautif (ce qui n'est pas vrai, certaines montrent tout l'inverse) et quelques lignes plus loin, il nous qu'il faut se méfier des sondages et des chiffres.
Je voudrais rajouter quelque chose concernant la copie de DVD de location. Notez bien que je ne suis pas juriste. Si j'ai bien compris, lorsqu'on loue un DVD, on en devient temporairement propriétaire. Déjà cela me semble étonnant, mais pourquoi pas (il faudrait citer le texte de loi adéquat). Partant de ce principe, la copie privée devrait être autorisée et légale. Mais que se passe-t-il quand on rend le DVD ? On n'en est plus propriétaire (si on l'a jamais été). La copie privée devient-elle illégale ? De même, je trouve que les textes de loi sur la copie privée ne sont pas assez explicites en ce qui concerne le cadre dans lequel une copie privée est autorisée. Tout d'abord, le terme "copie privée" désigne-t-il "l'acte de copier" ou "le fait de détenir une copie" ? Si c'est le premier cas, alors la copie privée d'un DVD loué devrait être autorisée. Si c'est le second (ce qui me parait plus logique), alors dès qu'on cesse d'être le propriétaire de l'original, on perd le droit de conserver la ou les copies privées. Le phénomène est exactement le même quand on revend ou qu'on perd un CD ou un DVD. Le problème est donc de savoir quelle est la limite de validité d'une copie privée. Si quelqu'un pouvait m'éclairer sur ce point, je lui en serais reconnaissant (avec citations de textes de loi à l'appui svp).
(...)
Maintenant que j'ai tout lu, je trouve ça pas mal fait.
L'interview de M. Desurmont verse malheureusement dans la caricature, mais que peut-on y faire ? J'ai juste relevé une anecdote (parmi tant d'autres), quand il dit que toutes les études sérieuses montrent que le P2P est fautif (ce qui n'est pas vrai, certaines montrent tout l'inverse) et quelques lignes plus loin, il nous qu'il faut se méfier des sondages et des chiffres.
un peut dans le même cas.. pas lu la deuxieme interview, la premiere m'as tellement consterné...
enfin, passé le choc de la question sur les jugement "cléments" posé par l'interviewer, les reponses du genre
"la musique de mauvaise qualitée bridée et chere, mais si c'est adapté et competitif" ca passais presque comme du petit lait...
enfin..
sinon dommage que le cas des materiaux non encore disponibles ou sous licence en france n'ai pas été abordé...
peut on vraiment me reprocher de me procurer du contenu que je n'ai encore aucun moyen
de me procurer dans mon pays (et dont on peut admettre que je ne sais même pas si je le pourrais un jour)?
ce qui en plus aurais eu le merite rejoindre le debat actuel sur les societe de gestion de droit tel que la sacem,
dont l'europe s'occupe maintenant vu qu'elle arrivent même pas a se mettre d'accord entre elles...
mais bon plusieurs points me laissent a penser que de toute facon ces interview ne datent pas d'hier, si?
(cf: la justice americaine qui va statuer sur le p2p alors que ca a ete fait y a bien 2 semaines..)
ca commencais bien, mais franchement, sur la fin, ca dérape.... quel parti-pris anti-P2P.
les peines légères? non mais vous voulez quoi? la perpétuité pour les P2Pistes, alors que vous montrez clairement que la législation actuelle n'est plus du tout adapté au contexte socio-culturel actuel?
http://thominetweb.free.fr/spip/ar [...] _article=2
http://ratiatum.com/p2p.php?article=2086
(de moi, les deux articles)
Ce dossier est un ramassis de conneries !

En effet, l'ensemble de ce torchon se base sur une affirmation complètement fausse:
Le Peer to Peer ne sert qu'à partager des fichiers illégaux.
Ainsi, on peut y lire des absurdités du genre:
Ceux qui pratiquent le Peer to Peer sont des délinquants.
IL FAUT ARRÊTER UN PEU DE DIRE DES CONNERIES !!!!
Pour expliciter mon point de vue, voici un parallèle de l'illogisme gravé dans la caboche de bon nombres de moutons français:
Des fichiers illicites transitent par les réseaux P2P => le P2P c'est illégal => ceux qui font du P2P sont des délinquants.
Des gens sont blessés ou tués par des couteaux => les couteaux sont illégaux => ceux qui utilisent des couteaux sont des criminels.
Ce genre de pratiques désinformatoires qui n'ont pour but que d'appuyer les idéologies servant les monopole inéquitables des plus riche, ça me file vraiment la gerbe.
PPC qui soutient ce genre de choses.... Pourris Par la Corruption ?
faut pas faire l'autruche non plus, le P2P est MAJORITAIREMENT utilisé pour pirater..

et comme il est ici question de la notion de "copie privée", elle n'est valable que pour du contenu soumis à droit d'auteur, donc téléchargé de manière illicite
pourquoi faire un dossier sur des fichiers qu'on peut librement copier ??
EDIT : on pourrait virer le lien ed2k://.. ? ça casse tout le forum
faut pas faire l'autruche non plus, le P2P est MAJORITAIREMENT utilisé pour pirater..
T'as des preuves ?
Allez, c'est tellement plus facile de généraliser...
Là je ne comprend pas bien, justement la copie numérique est la réplique exacte de l'original (à la diffeérence des copies de K7 audio et vidéo > analogique)alors qu'a t'il voulu dire par là ?
Dans la cas des copies analogiques justement, puisque l'original a été modifié sans l'accord de l'auteur, on est dans l'illégalité alors ?
franchement moi si je veut dl linux, je vais sur le ftp de l'auteur et se lance emule pour prendre d'autre chose, genre des films pourri que je n'aurai jamais osé voir au cinéma ^^
Skype: Peer to Peer
![[:canaille]](http://img.infos-du-net.com/forum/images/perso/canaille.gif)
Bittorrent: Peer to Peer
Astronoid: Peer to Peer
etc... etc...
Ah ouais, quand je joue, que je télécharge des isos linux, que je téléphone, je suis un délinquant
Allez, c'est tellement plus facile de généraliser...
Bittorrent: Peer to Peer
Astronoid: Peer to Peer
etc... etc...
Ah ouais, quand je joue, que je télécharge des isos linux, que je téléphone, je suis un délinquant
oui je généralise, mais je préfère ça que d'écrire n'importe quoi (tu te prépare pour un championnat de mauvaise foi ??)
oh mon dieu, astronoid y'a des millions de joueurs qui représentent 70% de la bp française
et skype pareil, FT va faire faillite !
et bittorrent c'est uniquement pour les isos linux
mais mon pauvre non seulement tu généralise aussi dans l'autre sens (qui lui est bien plus éloigné de la réalité) mais en plus t'as pas du lire correctement..
il n'est écrit nulle part ce que tu as affirmé dans ton premier post (délinquants, fichiers illégaux), donc avant d'écrire tes inepties en gras ou en majuscules, prend un cachet et relis le dossier
de plus comme je le répète, on parle ici de copie privée donc de contenu soumis à copyright (la copie privée ne s'applique pas aux contenus libres hein)
oui je généralise ***snip***
Pas besoin d'aller plus loin, toute tentative est vaine
en tout cas pour le quote partiel tu maitrise
déficience de ta prose ou omission délibérée ?
En effet, l'ensemble de ce torchon se base sur une affirmation complètement fausse:
Le Peer to Peer ne sert qu'à partager des fichiers illégaux.
Ainsi, on peut y lire des absurdités du genre:
Ceux qui pratiquent le Peer to Peer sont des délinquants.
IL FAUT ARRÊTER UN PEU DE DIRE DES CONNERIES !!!!
Pour expliciter mon point de vue, voici un parallèle de l'illogisme gravé dans la caboche de bon nombres de moutons français:
Des fichiers illicites transitent par les réseaux P2P => le P2P c'est illégal => ceux qui font du P2P sont des délinquants.
Des gens sont blessés ou tués par des couteaux => les couteaux sont illégaux => ceux qui utilisent des couteaux sont des criminels.
Ce genre de pratiques désinformatoires qui n'ont pour but que d'appuyer les idéologies servant les monopole inéquitables des plus riche, ça me file vraiment la gerbe.
PPC qui soutient ce genre de choses.... Pourris Par la Corruption ?
On critique souvent les déclarations des représentants des ayant droits, et je m'amuse toujours de lire ce genre de réactions des extrémistes de l'autre camp, pas capable des reconnairre une réalité, qui est bien que le P2P est majoritairemùent utilisé pour des oeuvres protégeés. De plus, il me semble bien préciser à plusieurs reprises "l'échange de fichiers non libres de droits", "l'échange de fichiers protégés", bref il n'est nulle part dit dans cet article que tout P2P est illicite. Quant à la dernière remarque, je ne vois pas ce qu'il y a à répondre à part sourire. PPC vendu au pied des majors, c'est bien connu, d'ailleurs je m'en vais de ce pas toucher mon chèque.
tous des vendus chez PPC

EDIT : combien le chèque ?
ca commencais bien, mais franchement, sur la fin, ca dérape.... quel parti-pris anti-P2P.
les peines légères? non mais vous voulez quoi? la perpétuité pour les P2Pistes, alors que vous montrez clairement que la législation actuelle n'est plus du tout adapté au contexte socio-culturel actuel?
http://thominetweb.free.fr/spip/ar [...] _article=2
http://ratiatum.com/p2p.php?article=2086
(de moi, les deux articles)
Au vu des textes de loi et des sanctions qui y sont prévues les peines sont légères oui, ce n'est pas que moi qui le dit. Ce n'est pas un jugement de valeur ou se placer d'un côté ou d'un autre, c'est une simple analyse. Je ne vois pas ou se situe le parti pris anti P2P.
On critique souvent les déclarations des représentants des ayant droits, et je m'amuse toujours de lire ce genre de réactions des extrémistes de l'autre camp, pas capable des reconnairre une réalité, qui est bien que le P2P est majoritairemùent utilisé pour des oeuvres protégeés. De plus, il me semble bien préciser à plusieurs reprises "l'échange de fichiers non libres de droits", "l'échange de fichiers protégés", bref il n'est nulle part dit dans cet article que tout P2P est illicite. Quant à la dernière remarque, je ne vois pas ce qu'il y a à répondre à part sourire. PPC vendu au pied des majors, c'est bien connu, d'ailleurs je m'en vais de ce pas toucher mon chèque.
Je m'en contrefous que ça soit du piratage de fichiers, de respect du code de la route ou encore de délinquance juvénile, ce qui me fout hors de moi c'est les généralisations à la con du genre: les internautes c'est des voleurs, les motards des fous dangereux, les arabes des racailles, etc...
Coller une étiquette sur une minorité à cause de la majorité, c'est vraiment la pire connerie humaine.
Ya pas à chercher d'excuse ou d'alibi à travers quelques citations éparses, le principal des questions et réponses portent sur ces mêmes généralisations: P2P = illégal.
Coller une étiquette sur une minorité à cause de la majorité, c'est vraiment la pire connerie humaine.
Ya pas à chercher d'excuse ou d'alibi à travers quelques citations éparses, le principal des questions et réponses portent sur ces mêmes généralisations: P2P = illégal.
Lis donc mieux l'article, il est partout précisé les oeuvre "protégée" ou "non libres de droit", là tu lances un problème qui n'existe même pas dans cet article, peut être qu'il existe parfois dans certtaines campagnes médiatiques mais pas ici.
Pour avoir une idée assez précise de l'utilisation des systèmes d'échange de fichiers en P2P, il suffit de se rendre sur n'importe quel site de torrents et d'en observer le contenu proposé. Il y a certes des sites de torrents de fichiers libres, mais une demie seconde de comparaison fera couper court à toutes les idioties prétendant que le P2P de fichiers n'est pas majoritairement utilisé comme si le mot copyright était une bonne blague.
Les majors ont un business model qui n'est plus adapté, là est la réalité. Oui, bien souvent, ces majors choisissent des artistes de merde au profit de personnes talentueuses. Ils doivent évidemment se remettre en cause. Mais qu'on cesse d'accuser les entreprises de vouloir faire de l'argent, et surtout qu'on n'ôte pas aux artistes leur droit à voir le fruit de leurs efforts protégé.
D'après l'article :
On m'a toujours dit et j'ai toujours lu que c'était illicite mais que c'était juste toléré. Qu'en est-il vraiment ?
Et il n'y a personne qui peut modifier l'énorme lien ed2k du 4ème post qui rend les commentaires pénible à lire à cause du scroll horizontal ?
Pareil Deamon, c'est ce que j'avais déjà lu aussi. Parce qu'à ce moment là, on pourrait dire puisque j'ai un abonnement illimité au cinéma, que je suis en droit de télécharger tous les films qui passent dans les salles UGC...
Il y a vraiment un gros boulot à faire sur le plan juridique, et ce n'est pas à force de jugements contradictoires qu'ils vont y parvenir... Mais j'ai bien peur que la jurisprudence se tourne vers l'illégalité de la 'copie privée' ce qui aurait pour seul intérêt de rendre encore plus criante la stupidité de la fameuse taxe.
" Le phénomène est exactement le même quand on perd un CD ou un DVD, on doit donner ou détruire la copie. "
ben non si tu as la facture de l'original je pense que tu peux garder la copie de ton dvd
qu'en pensez vous?
" Le phénomène est exactement le même quand on perd un CD ou un DVD, on doit donner ou détruire la copie. "
ben non si tu as la facture de l'original je pense que tu peux garder la copie de ton dvd
qu'en pensez vous?
yep - toute preuve d'achat => OK
Ca semlerait logique. Tu achètes la 'licence', pas la rondelle de plastique.
Après avoir parcouru le 1er interview, voici une petite interprétation (réponse à une question).
1) P2P => tu télécharge, ça te plait pas => tu balances (si ça te plait => d'achètes ou tu jettes... on peut rêver).
2) P2P=> tu achètes (eh oui !), ça te plais pas => tu balances (euh non, t'essai de revendre, au 1/4 de son prix (au mieux) la bouse que tu as acheté - argh ! - => t'y retournes (essence, parkmètre, etc... si achat CD/DVD...) pour trouver autre chose qui pourrait te plaire...
Bref, la solution 2) doit plaire beaucoup aux producteurs et à certains artistes.
La soluce 1) => solution "idéal" pour les "bons" acheteurs et les "bons" artistes.
remarque: SACEM 8%, les artistes? (moins que ça, je crois)
remarque: SACEM 8%, les artistes? (moins que ça, je crois)
bin c'est la SACEM qui paye les artistes (avec ces 8%, moins j'imagine leur frais de fonctionnement)
certains peuvent toucher plus selon leur contrat et s'ils produisent l'album etc etc
MrDD => Franchement quand j'ai fini de lire l'article, j'ai bien apprécié qu'a aucun moment il n'est dit que le p2p = pirate=illégal.
Il y a même des passages ou il est expliqué que la position des logiciels n'est pas encore bien determinée mais que c'est orienté vers le légal.
C'est toi qui voit partout p2p=illégal.
Pour les interviews c'est vrai qu'il manque peut être un avis pro p2p. Mais l'article est orienté sur le p2p illégal dans je voit mal quelqu'un venir et dire c'est bien de telecharger du contenu sous copyright.