Prise en main
Moins large, plus plat et sensiblement plus léger que son prédécesseur, le A510 se rapproche du format miniature de la série IXUS et contient effectivement dans une poche arrière de jeans par exemple. Il reste néanmoins maniable à 3 doigts assez facilement (la roue de sélection des modes restant toutefois très dure à tourner sans la deuxième main), grâce à la disposition des commandes bien pensée et à la poignée dont la nouvelle teinte cuivre vient égayer la finition correcte d'un boîtier mi-métal mi-plastique. Il conserve notamment le « pad » de commande qui permet de gérer les déplacements/choix avec directement le flash et le mode macro respectivement sur les touches « haut » et « bas ».
Seuls les boutons d'accès aux menus/fonctions ne sont pas directement situés sous le pouce (ils n'ont pas vraiment besoin de l'être) ainsi que l'interrupteur de mise en route encastré au-dessus, permettant ainsi d'éviter une manipulation involontaire ou l'allumage intempestif lors du transport, qui aurait tôt fait d'épuiser les piles. On regrettera simplement le filetage pour trépied entièrement en plastique et complètement excentré sur la gauche bien loin du centre de gravité. A noter que ce dernier permet de fixer un flash optionnel spécifique parmi les nombreux accessoires compatibles (boîtier étanche, compléments optiques, etc.).
Bien sûr nous avons le choix entre l'écran et un viseur optique pour peaufiner notre cadrage, mais ce dernier s'avère souvent anecdotique tant l'écran s'impose pour un minimum de confort, même si la gamme ne profite pas encore de la version orientable dont peut jouir un A95 par exemple. En effet, une prise de vue suffit à abandonner l'idée d'économiser les piles alimentant le TFT ; la vision est minuscule, floue, sombre, ne correspond pas vraiment au cadrage réel (couverture d'environ 80 % seulement), ne permet pas de voir où l'appareil fait la mise au point, les voyants s'allumant juste à côté gênent, etc. La plupart de ces problèmes restent malheureusement communs à tous les appareils du genre...
Heureusement notre Powershot pourtant de taille réduite, est toujours doté d'une dalle confortable de 1.8 pouce pour 115 000 pixels. C'est 3000 de moins que l'aîné mais ça reste une résolution suffisante, même pour vérifier les détails grâce au zoom en lecture pouvant atteindre 10x.

Possibilités
Au début de la roue de sélection des modes, on trouve le fameux M pour manuel qu'on est heureux de voir sur les appareils de cette gamme, d'autant qu'on est gratifié d'un aperçu de l'influence des réglages, sur l'écran.

Avec les côtés du « pad » on règle la vitesse et on passe à l'ouverture simplement en appuyant sur la touche « set » en son centre, comme nous l'indique l'appareil dès le mode enclenché. L'estimation de l'exposition s'affiche en fraction d'IL (Indice de Lumination, on parle aussi en EV) par pas d'1/3 en haut à gauche (0 si c'est bon, +1/3 si c'est légèrement surexposé etc.), lors du semi-déclenchement, mais l'image s'assombrit/éclaircit déjà au fur et à mesure du réglage pendant la visée. Sans être la panacée du fait des limitations de l'affichage, ce petit détail spécifique au mode manuel est excellent pour ceux qui ont du mal à évaluer la compensation d'exposition nécessaire ; vous ne pouvez plus rater vos couchers de soleil.
Vient ensuite le mode Av ou priorité ouverture, qui comme son nom l'indique vous laisse choisir l'ouverture, la vitesse adaptée à la bonne exposition étant déduite par le boîtier selon le mode de mesure choisi (seul automatisme). De f/2.6 en grand angle et f/5.5 en télé jusqu'à f/8 maximum.
Fort logiquement, c'est la priorité vitesse ou Tv qui est à l'honneur en suivant et qui, bien évidemment, permet de forcer la vitesse (1/500s maxi avec le flash) de 15s à 1/2000s, même principe qu'en Av.
Avec le mode P commence à s'affirmer l'électronique du boîtier qui sélectionne tout seul le couple adéquat selon l'éclairage, la sensibilité et la lumière ambiante. Il va rester à pleine ouverture jusqu'à 1/60s après quoi il commencera à fermer le diaphragme... Il préférera quand même la vitesse et laisser 1/800s à f/4 qu'1/400s à f/5.6 par exemple.
Enfin, clôturant les 5 grands modes, le tout automatique sobrement intitulé Auto choisira la sensibilité, la mesure, le couple, etc. Vous pourrez tout de même débrayer le flash et c'est déjà bien.

Outre ces 5 standards et le mode vidéo dont nous parlerons plus tard, l'A510 propose 7 modes pour réussir au mieux vos photos, aussi débutant que vous soyez :
- Portrait
- Paysage
- Portrait de nuit
- Sport
- Filé
- Scènes
- Panoramique

Excellent article
. (comme d'hab chez PPC
).