Performances
Un des gros reproche fait aux compacts numériques concerne leur lenteur, que ce soit entre l'allumage et la possibilité de prendre des photos ou entre la pression sur le déclencheur et la photo prise, le décalage fait bien souvent rater des photos sur le vif. Quelques mesures nous permettent d'y voir plus clair.
Effectivement, le temps que l'appareil s'allume et autorise la prise d'une photo, voilà 4 secondes passées. Il en faudra déjà 2.5 pour pouvoir viser à l'écran et 2 pour simplement visualiser un cliché. Autant dire que si vous allez immortaliser des sportifs ou que le fiston est à 2 doigts de souffler les bougies, il vaudra mieux avoir l'appareil sous tension avant.
Un bon point quand même pour la mise au point lancée par une pression du déclencheur à mi-course, dans de bonnes conditions elle se fera en moins d'une seconde. Il faudra par contre prévoir de nouveau à l'avance si on veut serrer le portrait du petit devant son gâteau, toute lumière éteinte. En effet, en mode télé, l'autofocus est moins rapide et logiquement d'autant plus lent que la lumière est faible ; heureusement la mise au point peut-être faite manuellement.
Une fois net, le sportif devrait être facile à prendre puisque moins d'une demi seconde est nécessaire pour prendre la photo. Il faudra par contre attendre 3 secondes avant d'en reprendre une, sauf à utiliser le mode rafale bien sûr.
Lequel mode rafale donne des résultats assez différents selon le sujet, ainsi ai-je pu prendre une série de 9 images en 7 secondes ou 11 en 13 secondes pour une moyenne de 1.14 img/s, soit la moitié de la cadence annoncée par le constructeur.
Après une rafale d'un total de 9.56Mo, il faudra 28s pour que le buffer (mémoire tampon stockant les images avant leur transfert sur la carte mémoire) se vide sur la carte MMC Canon fournie durant lesquelles l'appareil est indisponible.
Autonomie
La mesure a été effectuée avec des accumulateurs 1800mAh récents et fraîchement chargés. Utilisation moyenne de l'appareil avec visée écran, visualisation, quelques petites vidéos et photos avec et sans flash, le tout à température ambiante d'environ 19°C.
L'appareil a tenu tout juste 3 heures et 110 photos.
Moyenne dans l'absolu, c'est une belle performance sachant que la plupart des concurrents utilisent 4 piles contre 2 seulement ici.

Electronique
- Mode vidéo
- Gestion du bruit
La netteté n'est pas directement affectée comme sur certains appareils sur lesquels un lissage logiciel tente de faire oublier le bruit mais gomme la texture du sujet au passage.

Pour comparer avec l'A75, prenons des photos dans l'obscurité complète. Idéalement, chaque pixel devrait être absolument noir. Le bruit étant coloré, on peut comparer sa présence en blanchissant ce qui n'est pas complètement noir, on obtient une texture mettant en évidence l'intensité du bruit et sa répartition.
Ci-dessous, des échantillons taille réelle pris au centre de l'image. Il faut savoir que sur l'A510 testé, le bruit était uniformément réparti sur le capteur tandis que celui de l'A75 était bien plus prononcé dans l'angle haut droit pour progressivement s'affaiblir vers l'angle opposé. La température jouant beaucoup sur ce paramètre, il est possible que la disposition des éléments électronique dissipant la chaleur en soit la cause.
L'A75 (en dessous) semble mieux gérer la sensibilité nominale de 50 ISO tandis qu'il s'en sort beaucoup moins bien à la sensibilité maximale. En moyenne les intermédiaires sont équivalents.


- Balance des blancs
Ici par exemple, une photo prise à l'ombre en balance automatique

Un voile bleuté vient couvrir l'ensemble, la photo demandera peut-être retouche pour s'exprimer pleinement.
Au contraire, à l'intérieur sous une lumière tungstène, le bleu brillera par son absence et c'est un rendu très orangé auquel on aura droit :

Ici la retouche est quasiment obligatoire.
Sous le soleil les couleurs redeviennent plus fidèles bien que toujours "chaudes" avec une carence en bleu.

La balance automatique a ses faiblesses donc, mais c'est le cas de quasiment toutes et l'utilisation des balances prédéfinies quand elle est possible est fortement conseillée, quel que soit l'appareil.
Nous pouvons voir, que la balance "soleil" s'en sort un peu mieux, la version "ombre" est satisfaisante et la balance "tungstène" est bonne également, changeant radicalement avec l'automatique.
Ombre :

Tungstène :

Soleil (le rendu diffèrera selon l'heure) :

Il reste possible d'effectuer une balance personnalisée pour s'adapter au mieux à chaque situation. Il suffit simplement de disposer d'un sujet bien blanc à photographier sous les conditions voulues et préciser à l'appareil de s'y référer. Grâce à ce repère, l'appareil gèrera l'éclairage sans problème, tant qu'il restera homogène (pas d'utilisation du flash par exemple). Sur le terrain, seul l'éclairage tungstène nécessite vraiment de s'adapter sous peine de photo ratée.
Excellent article
. (comme d'hab chez PPC
).