Source: Presence PC – Mots-clés : SSD, Flash, HyperDrive
Catégories: Stockage
- 1 – Introduction
- 2 – Disques durs, SSD Flash et SSD RAM
- 3 – L’HyperDrive 4 d’HyperOS
- 4 – L’HyperDrive 4 en détails
- 5 – Configuration du test
- 6 – Courbes de débit
Disques durs, SSD Flash et SSD RAM
Les disques durs classiques ont deux avantages : ils sont assez peu chers, et les capacités disponibles vont de 80 Go à un téraoctet. Pour stocker des centaines de gigaoctets, il n’existe pas d’alternative réelle aux disques durs : la DRAM et la mémoire Flash sont encore beaucoup trop chères. Mais par contre, les disques durs sont fragiles, lourds et bruyants, ils chauffent et sont à la traîne dans les accès aléatoires. Ces inconvénients proviennent des têtes de lecture, qui doivent se déplacer pour pouvoir accéder aux secteurs requis. Pour le stockage à long-terme, les disques durs conviennent parfaitement, mais les amateurs de performance et les professionnels ont tendance à préférer des solutions plus efficaces : la mémoire Flash et la RAM.
La mémoire Flash paraît être un excellent candidat pour remplacer un disque dur, sa densité actuelle permettant de créer des lecteurs flash de 32 Go à un prix relativement abordable. Il vous faudra tout de même débourser plusieurs centaines d’euros pour 32 Go de flash, soit environ le prix d’un disque dur d’un téraoctet, mais la différence de performances est sensible. La mémoire Flash bénéficie d’une latence très faible en lecture, et peut être considérée comme fiable en dépit du nombre limité de cycles d’écriture. En effet, les SSD flash actuels utilisent des algorithmes de répartition de l’usure qui optimisent la durée de vie des cellules (pour en savoir plus sur les SSD, consultez notre dossier à ce sujet). Pourtant, les mémoires Flash conviennent encore moins bien que les disques durs aux environnements nécessitant beaucoup d’accès aléatoires en écriture. Ce n’est pas vraiment un problème pour les ordinateurs de bureau, mais les serveurs doivent pouvoir offrir le plus grand nombre d’opérations d’E/S par seconde, que ce soit pour des bases de données ou pour permettre à un grand nombre d’utilisateurs d’accéder en même temps à la même solution de stockage. Pour ce type d’utilisation, les SSD sont encore plus lents que des disques durs.
Les disques utilisant de la RAM sont vulnérables aux pannes de courant, et sont encore plus chers que ceux basés sur de la mémoire Flash. Idéalement, une solution de stockage basée sur de la SDRAM doit offrir une capacité suffisante pour contenir le système d’exploitation (donc 8 Go au minimum, de nos jours), et disposer à la fois d’une batterie de secours et d’une solution de sauvegarde à long-terme, pour éviter de perdre les données stockées en mémoire en cas de coupure de courant. Pour atteindre une capacité de 16 Go ou plus, le prix s’envole, mais les avantages d’une telle solution sont incontestables : la SDRAM offre des latences extrêmement faibles en lecture et en écriture, et un débit de centaines de mégaoctets par secondes. De plus, les SSD à base de SDRAM supportent très bien les chocs et les vibrations, et ils sont immunisés contre les problèmes de fragmentation.
L’ancienne génération : l’i-RAM et l’HyperDrive III
Jusqu’à présent, les deux solutions existantes étaient l’i-RAM de Gigabyte et le prédécesseur de l’HyperDrive 4 auquel nous nous intéresserons aujourd’hui. L’HyperDrive III occupe une baie 5,25" et peut atteindre une capacité de 16 Go grâce à ses huit emplacements DDR. Contrairement à la solution de Gigabyte, l’HyperDrive III exige d’utiliser de la mémoire ECC, qui possède des bits de correction d’erreur. De ce point de vue, l’HyperDrive III est plus fiable que l’i-RAM, qui ne dispose par ailleurs que de quatre emplacements mémoire, et s’installe sur un port PCI.
Les deux solutions disposent par contre d’une batterie de secours permettant de protéger les données en cas de coupure de courant. Il ne s’agit malgré tout que d’une solution temporaire : selon Gigabyte, la batterie de l’i-RAM a une capacité de 16 heures, et celle de l’HyperDrive III ne protégera les données que quelques heures. HyperOS fournit bien une alimentation dédiée, mais ce n’est pas d’une grande aide si le courant est coupé. Dans les deux cas, même l’utilisation d’un onduleur ne vous garantira pas une sécurité complète : cela ne ferait que retarder l’échéance en cas de coupure longue. La seule solution fiable consiste à sauvegarder le contenu du SSD de manière durable, sur un disque dur par exemple.
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Merci PPC, ça fait plaisir !
Dommage.
Concernant les avantages que je vois c'est qu'une fois couplé à un disque flash pour sauvegarder l'OS (disons 8/12 Go) le tout devient pour ainsi dire impossible à véroler puisque l'OS restera monolithique en flash et en cas de pépin (virus, spys...), une restauration rapide depuis le flash et hop, un bel OS tout propre. C'est un peu cumuler l'avantage d'avoir son OS ultra sécurisé (voir les terminaux Wise) avec le fait que le tout soit présent sur le poste et non en déporté.
Un RAID de plusieurs SSD comme celui-ci est bien plus impressionnant ! 800Mo/s, etc... ça n'a vraiment rien à voir !
http://www.adnpc.net/news/voir.php?id=5297
Hein ? Quoi ?
La fragmentation est plutôt liée au système de fichier utilisé.
Un tel disque formaté en FAT ne se fragmentera-t-il pas beaucoup plus vite qu'un disque dur habituel ? Si il est utilisé intensivement, vu sa vitesse, il peut devenir rapidement fragmenté à mort !
En revanche, il est vrai que la fragmentation doit se faire peu sentir, vu les temps d'accès très, très courts.
"[...]immunisés contre les problèmes de fragmentation."
Hein ? Quoi ?
La fragmentation est plutôt liée au système de fichier utilisé.
Un tel disque formaté en FAT ne se fragmentera-t-il pas beaucoup plus vite qu'un disque dur habituel ? Si il est utilisé intensivement, vu sa vitesse, il peut devenir rapidement fragmenté à mort !
En revanche, il est vrai que la fragmentation doit se faire peu sentir, vu les temps d'accès très, très courts.
C'était le sens de la phrase.
Il aurait fallu dire "immunisés contre les problèmes liés à la fragmentation."
L'avenir semble donc radieux du coté du silicium. Les fabricants de disques dur pensent-ils à investir dans ce domaine ?
@joss82
le temps de défragmentation doit être asses intéressant aussi
Sinon c'est encore un dossier tom's hardware traduit ? Ca serait ptet bien de le dire non ? Parceque là ça fait glorieux mais c'est pas un test PPC ...
http://www.tomshardware.com/2007/1 [...] e_storage/
"Franchement, je ne trouve pas que l'HyperDrive 4 soit impréssionnant comme vous le dites...
Un RAID de plusieurs SSD comme celui-ci est bien plus impressionnant ! 800Mo/s, etc... ça n'a vraiment rien à voir !
http://www.adnpc.net/news/voir.php?id=5297 "
Newty ----> Tu rigoles !!! Leur solution consiste à assembler 9 SSD Mtron de 16 Go ... ce qui revient à environ 9*500€ = 4 500 € !!! :S
De plus , j'te parle pas de la place que ça te prend : tu as un boîtier pouvant accueillir 9 SSD toi ??
++
En tout cas, sans aller jusqu'à en mettre 9, j'avoue qu'une paire de SSD 16Go me tente plus, même si les performances sont moins élevées.
Sinon, j'avais commandé le mien à l'époque où les SSD n'existaient pas encore, il représentait ce qui se faisait de mieux... mais il coutait moins cher (1100€ la carte), et la RAM se trouvait sur ebay pour 800€. Aujourd'hui, c'est clair qu'il perd beaucoup d'intérêt face à des solutions à base de flash.
"4500 euros, ça fait à peu près le même prix que l'Hyper Drive 4 avec 16Go, et la mémoire flash ne s'efface pas quand elle n'est plus alimentée. "
BlueScreenJunky ----> La différente de stockage est loin d'être la même , certes , mais c'est tout de même trop aussi .
De plus , si tu avais lu le test , tu saurais que contrairement aux versions précédentes , il y a moyen d'enregistrer les données malgré une absence prolongée .
Sinon c'est encore un dossier tom's hardware traduit ? Ca serait ptet bien de le dire non ? Parceque là ça fait glorieux mais c'est pas un test PPC ... http://www.tomshardware.com/2007/1 [...] e_storage/
Tom's Hardware a des rédactions en France et aux US, je ne vois pas ce qu'il y a de peu glorieux à faire profiter chaque pays des articles de l'autre. En tant qu'ancien traducteur technique, je peux même te dire que l'adaptation (on est loin d'une simple traduction) est carrément brillante.
Le sens inverse arrive aussi fréquemment, par exemple les derniers articles sur les cartes graphiques viennent de France, car c'est là qu'on fait les meilleurs. On serait stupides de ne pas en profiter...