- 1 – Petit voyage de noir vêtu
- 2 – Le B-A BA du jeu d’aventure
- 3 – Comics Flamboyants
Petit voyage de noir vêtu
Sorti il y a quelques semaines, le jeu vidéo Victi nous a particulièrement attiré l’attention, et ce, surtout grâce à son parti pris graphique assez unique en son genre, bien que les inspirations ayant servi à bâtir cet univers visuel ne soient pas inconnues d’un public bédéphile. Conçu au fond d’un garage, et avec toute la meilleure volonté du monde, construit avec trois bouts de ficelle et pas mal de scotch (et sans doute pas mal de tabac et de caféine), ce jeu sort tellement des sentiers battus qu’il fallait bien s’y arrêter pour voir s’il vaut le coup d’œil, et accessoirement le coup de click. Aussi, Victi étant une véritable oeuvre mouvante, nous avons profité de la sortie de la dernière version du jeu disponible sur le net pour procéder à un petit test… Petit, mais très sérieux !
Traité du désespoir
Le joueur est invité à incarner Dehon, créature fondamentalement mauvaise, puisque fratricide par trois fois. Se réveillant dans une forteresse aussi vide que gothique, dans un monde d’une noirceur infinie, captif du démon de la perversité, Dehon se voit contraint de trouver un moyen de s’évader de cette immense cathédrale, vertigineuse de gothisme ésotérique, et par la même occasion remplie de pièges et de périls. Pour ne rien arranger, un certain esprit amnésique plane sur le personnage incarné, et si le joueur doit trouver un moyen de sortir de cette prison gothique, il doit pour ce faire découvrir qui est ce Dehon, en accumulant indices et informations. Tout cet univers est teinté d’un noir immense, tacheté d’un blanc qui joue pus un rôle d’amplificateur de ténèbres, que de simple source de lumière. Les silhouettes inquiétantes se découpent dans des fenêtres qui n’ont pas lieu d’être, et en matière de déco, des gens comme Lovecraft ou Edgar Poe s’y sentiraient sûrement à l’aise. De par sa nature fantastique Dehon a lui aussi une allure inquiétante. Les yeux en triangle, et la bouche constamment hurlante lui donnent un look étrange, issu d’un croisement entre une armure médiévale, et un personnage tout droit sorti de Tron. L’air de rien, nous sommes devant un voyage intérieur, et c’est de cet intérieur qu’il faut s’échapper. Tout cela est d’un lyrisme funèbre qui en dit long sur l’état mental du personnage principal de cette intrigue.


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PS : un jeu sympa en flash, dans le même style, en 2D, gratuit :
http://mickysadventures.online.fr/
http://s2.bitefight.fr/c.php?uid=29028
watch and learn