Source: Presence PC – Mots-clés : architecture, K10, AMD, Phenom
Catégories: Processeur
Introduction
Depuis 2003 et l’introduction de son architecture K8, AMD a bénéficié d’une réussite sans précédent. Si cette situation n’est franchement pas surprenante sur le marché grand public auprès duquel le K6 et surtout le K7 avait déjà instauré une certaine crédibilité, elle l’était franchement plus sur le marché professionnel où jusqu’ici Intel régnait en maître absolu. Et avec ce nouveau marché s’ouvrait à AMD un tout autre univers où certes les volumes restent relativement faibles mais où les marges sont considérables. Bref tout allait pour le mieux pour la firme de Sunnyvale et ce n’est pas la concurrence avec les multiples déclinaisons de l’architecture Netburst qui allait la pousser dans ses derniers retranchements.
Mais cette situation a aussi conduit AMD à un certain relâchement, les modifications de l’architecture K8 restant incrémentales : à part quelques ajustements au niveau de la mémoire cache et du contrôleur mémoire intégré, l’architecture est restée pratiquement inchangée depuis ses débuts. Oh évidemment au milieu de ces mornes mises à jour nous avons eu droit à l’apparition des processeurs dual-core mais encore une fois l’architecture n’avait pas été bouleversée. L’occasion était trop belle pour Intel de tenter de reprendre la couronne des performances.
Cela était d’autant plus facile que la firme disposait déjà d’une architecture moderne, résultant de modifications majeures apportées à la vénérable architecture P6 et qui avait connu un énorme succès sur le marché des ordinateurs portables. Après une nouvelle série d’améliorations conséquentes l’architecture Core 2 était née et depuis son apparition il y a un an la situation s’est nettement dégradée pour AMD qui, battu sur le terrain des performances pures, devait de nouveau se rabattre sur des baisses de prix pour rester concurrentiel. De plus engluée dans une fusion compliquée avec ATI, les affaires semblaient bien mal engagées pour AMD. Le dernier espoir : l’architecture K10 combinant l’intégration de 4 cores sur une puce à des améliorations enfin significatives au niveau de l’architecture interne des cores. La première véritable mise à jour majeure de l’architecture K8 s’avèrera-t-elle suffisante pour lutter avec l’ogre Core 2 dont la révision Penryn est déjà attendue ?
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On voit les efforts de l'equipe d'AMD et cela semble encourageant pour les futures perf' des Barcelona
La question que je me pose est au niveau des jeux d'instructions. Outre les optimisations purement hardware qui sont transparentes du point de vue software, à quel moment le nouveau jeu d'instructions est pris en compte?
Est-ce lors de la compilation avec un linker dépendant de chaque architecture?
Est-ce lors de l'installation du programme sur la machine cible?
Ou est-ce totalement transparent du point de vue du programme tiers et c'est alors l'os qui s'occupe d'optimiser le code pour prendre en compte les nouvelles instructions disponible?
Peut-être est-ce le processeur lors du décodage des instructions x86 qui détecte qu'une émulation possible peut-être faite avec les nouvelles instructions?
Je dois avouer que je ne comprends pas vraiment comment cela ce passe, dans le monde des microcontrôleurs c'est beaucoup plus simple
Ca me rappelle mes cours ou notre prof nous disait, vous voyez vous avez tout en main pour faire un processeur (tout ca parcqu'on arrivait à faire des additionneurs 8bits en vhdl^^)
Alors que la gestion des horloges est indépendantes... maikilsoncon... Il perde une occasion de bien faire descendre la consomation. J'imagine que seul la version portable pourra le faire...
ca dépend des programmes.
Globalement, en général on propose les optimisations à part sur certains calculs, avec le choix dans le programme (soit à la main, rare, soit en détectant si le CPU le fait). C'est surtout sur des programmes qui n'utilisent pas intensivement les instructions en question. On a donc au moins deux versions différentes du code : une SSE (par exemple) et une autre.
L'autre possibilité, c'est de limiter le programme à un jeu d'instruction minimum. C'est rare, parce que du coup ça limite le nombre de CPU utilisables : faut un parc installé important. On a de plus en plus de programme qui nécessitent le SSE(2) actuellement parce que la majorité des CPU actuels le sont.
Sinon, y a les programmes qui proposent plusieurs exécutables : un par type d'instruction, mais c'est chiant pour l'utilisateur.
l'OS n'est pas capable de définir les instructions à utiliser (et n'est en général pas optimisé pour des jeux en particulier) et le processeur n'est normalement pas capable de détecter les instructions.
Pour ce qui est du délai et du saut d'appellation, n'y a-t-il pas eu une architecture K9, abandonnée il y a environ 18 mois pour une cause inconnue ? (manque de performance, problèmes de fabrications, de brevet ?)
l'OS n'est pas capable de définir les instructions à utiliser (et n'est en général pas optimisé pour des jeux en particulier) et le processeur n'est normalement pas capable de détecter les instructions.
i386, i586, i686 ce n'est pas adapter le l'OS à un jeu en particulier ? (bien sur il y a plus de jeux d'instructionsque ca).
Les instructions à utiliser sont également choisit par le compilateur lors de la compilation non ? (bien sur il faut dire au compilateur qu'elles instructions notre proc supporte).
même si je ne comprends pas tout
bravo a l'équipe de PPC.
Ca me rappelle mes cours ou notre prof nous disait, vous voyez vous avez tout en main pour faire un processeur (tout ca parcqu'on arrivait à faire des additionneurs 8bits en vhdl^^)
Ha ben on a eu le même.
i386, i586, i686 ce n'est pas adapter le l'OS à un jeu en particulier ? (bien sur il y a plus de jeux d'instructionsque ca).
Les instructions à utiliser sont également choisit par le compilateur lors de la compilation non ? (bien sur il faut dire au compilateur qu'elles instructions notre proc supporte).
oui, pour Linux, tu peux limiter au CPU minimum, mais c'est pas nécessairement le cas.
les instructions sont choisies par le compilateur en fonction de ce qu'on lui demande, mais tu peux lui mettre plusieurs versions dans le programme (avec un choix, manuel ou automatique)
en général, on a quand même tendance a faire du code le "moins" optimisé possible pour garder une compatibilité correcte : on se limite par exemple au i686 avec MMX (ce qui doit représenter une bonne partie des machines actuelles)
Maintenant, si t'as du code qui va tourner sur une machine que tu connais bien, tu peux optimiser avec ce que le CPU supporte (ex. Gentoo qui peut être compilé en fonction de la machine).
Fraye > Quels passages ne comprends tu pas ?
l'article est trés bien fait et tout et tout..
bonnes explications.. ça se voit
ca vient plus de moi qui même quand il y a toutes les explications possibles
n'arrive plus a suivre techniquement.