Florian Charpentier
Quelques sorties phares, beaucoup d’évolutions
Difficile de jouer le blasé concernant les sorties de 2006, surtout comparativement à 2005. L’année dernière a en effet été l’occasion de voir émerger deux nouvelles architectures majeures et particulièrement réussies au sein des catégories reines (en termes d’importance sur les performances), en la matière du Core 2 Duo et des GeForce 8800. Aboutissements de plusieurs années de développement (4 pour ces dernières), leur point commun est surtout de marquer chacun dans leur domaine une rupture inéluctable avec les choix réalisés et affirmations soutenues auparavant par leurs constructeurs. Et malgré cela, la bonne nouvelle concernant 2007 est que nous y verrons d’une part ces produits démocratisés (alors que ce n’est pas encore vraiment le cas), et d’autre part leur concurrence arriver, a priori assez rapidement côté cartes graphiques (R600 attendu pour le premier trimestre), plus tardivement en ce qui concerne les processeurs (le K8L n’étant pas prévu avant le troisième trimestre). C’est d’ailleurs seulement à ce moment là que nous pourrons réellement apprécier la qualité de ces architectures, notamment avec la disponibilité des jeux DirectX 10 côté cartes graphiques.
Derrière ces deux sorties phares, force est pourtant de constater que la plupart des acteurs se sont contentés de simples évolutions (voir de bouche-trous) en 2006, qu’il serait trop facile de sempiternellement excuser via le retard de Windows Vista. AMD nous a déçu avec son Socket AM2 et semble avoir découvert son retard sur Intel en même temps que tout le monde, lors de la sortie des Core 2 Duo. Le signe le plus inquiétant restant à mon sens son retard d’un an en matière de finesse de gravure, le nerf de la guerre. Cela ne l’a toutefois pas empêché de retrouver en fin d’année son rôle originel, celui de casseur de prix, ce qui a permis d’enfin démocratiser réellement les processeurs dual-core. Souvenons-nous également de la difficulté autrement plus importante dans laquelle se trouvait le fondeur lors de la fin de vie des Athlon XP… A contrario et autre exemple parmi tant d’autres, l’immobilisme quasi-équivalent a parfaitement réussi à Apple, puisque malgré ses faibles évolutions (débug ?) l’iPod Nano V2 a rencontré un franc succès. On peut d’ailleurs en dire autant de la flopée de cartes graphiques DirectX 9 de milieu/haut de gamme lancée par les deux constructeurs en deuxième partie d’année, car elles ont réellement fait progresser le rapport performances/prix.
Des changements plus profonds
Du côté des constructeurs en tant qu’entreprises maintenant, le nombre de rachats/fusions ayant eut lieu me font penser que 2006 a constituée une année charnière, et a marquée dans une certaine mesure la fin de la segmentation limitant un constructeur à un domaine et à de très nombreux concurrents assez proches. Le développement et la complexification permanente du rôle du GPU, depuis ses prémisses jusqu’aux monstres de capacités et de transistors actuels, a ainsi poussé ATI à considérer comme nécessaire sa fusion avec AMD, même si le côté marketing et la complémentarité assez évidente des domaines de compétences de ces deux entreprises a clairement pesé dans la balance. Je pense ainsi que la principale raison pour laquelle nVidia de son côté ne se soit pas rapproché d’Intel vient principalement du fait que le géant des processeurs soit déjà paradoxalement leader dans ce domaine, et compte bien aller encore plus loin mais avec ses propres ressources, de plus en plus importantes. Car le GeForce 8 n’est plus très loin d’un processeur, simplement capable de gérer un grand nombre de flux de données indépendantes en parallèle, et les synergies entre architectes CPU et GPU paraissent de plus en plus claires.
Dans de tout autres domaines, les regroupements particulièrement fréquents entre constructeurs d’écrans, de cartes mères ou de disques durs pour, dans un premier temps, la mise en commun des usines de production toujours plus chères, atteste à la fois de l’intensification de la concurrence mais également de son nouveau visage. Asus n’est plus simplement le concurrent de Gigabyte, il devient un partenaire bien utile qui y trouve lui aussi son compte. Même si nous n’en sommes pas encore arrivé à une situation aussi caricaturale que dans le domaine des systèmes d’exploitation, le nombre de constructeurs restant en concurrence dans la plupart des secteurs des composants informatiques était un peu plus réduit à la fin 2006 qu’en début d’année, et 2007 ne devrait que confirmer voir accentuer ce constat.
Vivement les prochains mois !
2007 s’annonce donc déjà particulièrement prometteur, et devient même providentielle si j’y ajoute l’arrivée de Santa Rosa (le Centrino 4, très prometteur), de la dernière console "next-gène" en France et de la décantation de la situation sur ce marché, mais aussi sur celui des formats HD, sans parler de la démocratisation des écrans de plus de 25" et d’Internet par fibre optique… tant de choses dont on ne pouvait que rêver il y a encore quelques mois devraient devenir réalité !
moi j'attends de 2007 une accalmie du marché et surtout une stabilisation des prix.
On ne tient pas plus de 6mois avec un pc moyen/haut de gamme.
Ca n'arriveras pas ... Bien au contraire
Et les prix chutent régulièrement ... beaucoup même.
Encore heureux
Si oracle ne pouvait plus changer de matos, où trouverait-on du bon matos d'occasion ? ^^