Le paradoxe du CPL
Le principe même du CPL dépend totalement de l’installation électrique ce qui est un avantage et un inconvénient. C’est un avantage, car tous les foyers possèdent une installation électrique. Cela permet donc de toucher plus de monde que l’ADSL qui n’est pas souvent disponible dans les campagnes par exemple. Mais, l’utilisateur est tributaire de l’état de sa ligne. Si l’installation est ancienne ou de mauvaise qualité on peut craindre, en théorie, pour le débit. Dans la pratique néanmoins, l’impact est relativement minime. Néanmoins, un réseau sur câble électrique pose d’autres problèmes.
Le CPL est aussi une technologie qui, de par sa constitution, est ambiguë. C’est ce que nous pourrions appeler le paradoxe du CPL, puisqu’il est à la fois un réseau électrique et un réseau de télécommunication ce qui pose aussi des questions juridiques. Cela pose donc des problèmes technologiques et législatifs.
Un environnement bruyant
Les lignes électriques sont particulièrement bruyantes et dès qu’un appareil s’allume ou s’éteint, un bruit se fait entendre. Il peut donc venir perturber le signal et les récepteurs CPL ont l’obligation de filtrer ce genre de nuisance.
Pour cela, certains utilisent le Spead Spectrum (modulation à étalement de spectre), que l’on retrouve parfois dans le BIOS des cartes mères. Comme son nom l’indique, cette technologie va étaler sur une bande de fréquences plus large le signal envoyé. Ainsi, il est plus facile d’éviter les signaux interférents et les distorsions qui peuvent survenir en raison de la propagation du signal. Cet étalement est réalisé par un signal que l’on nomme « code d’étalement », car il pose un code sur le signal. Si le récepteur reçoit un signal sans code, ce dernier sera considéré comme du bruit. Le gros problème de cette technologie est qu’elle ne permet pas de monter en débit.
Pour le CPL haut débit, on fait appelle à la modulation OFDM, qui va aussi pouvoir faire une différence entre un signal destiné au récepteur et un signal qui ne l’est pas. L’inconvénient est que cette modulation ne gère pas les pics de bruit qui apparaissent à n’importe quel moment et pendant une microseconde. Les récepteurs CPL disposent donc de méthodes de correction d’erreur afin de reconstruire les données endommagées pendant la transmission. Ainsi, les bits qui sont transmis sont accompagnés d’informations permettant leur recouvrement en cas de pique.
Un environnement législatif trop silencieux ?
En ce qui concerne la loi, la question est de savoir si l’on doit appliquer le Code des Postes et des Communications ou le droit de l’électricité. De par l’utilisation qui est faite du CPL, c’est la première option qui est généralement retenue. Ainsi, dans l’hexagone, si un opérateur souhaite diffuser un signal outdoor, il devra être déclaré auprès de l’ARCEP en vertu de l’article L33-1 du Code des Postes et des Communications. Ceci est possible depuis avril 2005 lorsque l’ART (à l’époque, ARCEP aujourd’hui) a levé le caractère de cette technologie qui imposait plus de contraintes. En ce qui concerne les réseaux indoor, ils restent libres d’activité en vertu de l’article L32 du même code.
L’absence de texte législatif européen en ce qui concerne la pérennité et l’établissement de cette technologie au sein de l’Union fait craindre à certains le retrait des infrastructures CPL. En effet, une directive européenne pourrait supplanter les autorisations françaises en vertu de la hiérarchie des normes. Si ce cas de figure est improbable, il n’est pas impossible. On sait que l’Europe travaille pour une normalisation au sein de l’Union depuis 2001 afin d’améliorer la compatibilité électro magnétique des réseaux de télécommunication. Cette normalisation pourrait engendrer des modifications profondes des installations CPL déjà présentes. Le but serait que chaque pays ait les mêmes fréquences de fonctionnement. Une chose est sûre, beaucoup accusent le CPL en général de manquer cruellement de norme.


Utilisateur de CPL depuis plus de 2 ans, quelques impressions personnelles :
[*]Très bon dans une maison sur plusieurs étages. On peut passer la box ADSL directement sur toute la maison.
[*]Aucun driver, aucune installation, fonctionne en 10 secondes. On branche et c'est tout.
[*]Génial avec une distrib KNOPPIX pour dépanner le PC du voisin qui ne bootait plus - ca impressionne à tous les coups
[*]Rien à percer
[*]Fonctionne très bien sur des multiprises
[*]Prix à comparer avec le câblage Ethernet (les boîtiers sont chers notamment s'il en faut plus de 5 ou 6),
[*]Fuire certains constructeurs comme B... (ne pas hésiter à mettre 2 ou 3€ de plus et à lire les forums)
[*]Il me semble qu'il existe même des alims intégrant la connexion réseau CPL (1 prise nécessaire en moins)
Extraordinaire ! C'est bien de lutter contre les idées reçues mais avant de lancer quelque chose d'aussi grave il serait quand même bon d'étayer un peu... Ca fait presque troll un truc pareil. Ca va affoler tous les utilisateurs présents ou futurs !
Ce qui est vrai dans l'article c'est que tout le monde pense que le compteur arrête le signal.
Ce qui est faux c'est de dire que le signal ne s'arrête pas au compteur.
... Car en fait tout dépend du compteur !
Un vieux compteur analogique avec la roue qui tourne (et que l'on peut si facilement bloquer) : tout passe.
Un compteur récent numérique : il arrêt les hautes fréquences et donc le CPL.
Je viens de faire une petite recherche sur Google et effectivement : des dizaines et des dizaines de liens pour crier haut et fort que rien ne passe ! Voici les premiers juste pour rire :
http://www.leacom.fr/page.php?page [...] d0a5b955b6
Le compteur électrique de la maison, ainsi que les disjoncteurs sont des filtres naturels qui empêchent le signal de repartir vers l’extérieur.
http://www.framasoft.net/article2483.html
Elle vous permet de transporter vos données sur l’ensemble de votre réseau électrique interne, y compris les bâtiments éloignés tant que ceux-ci sont alimentés, sur la même phase, à partir du même compteur électrique. La distance de 200 à 300 mètres semble être la limite communément acceptée pour cet usage.
http://www.infos-du-net.com/actual [...] l-cpl.html
En quelque sorte, le compteur électrique fait office de firewall ;-) sauf que ça se passe au niveau de la couche physique du réseau. En effet, il ne laisse pas passer les hautes fréquences utilisées par le CPL. Donc aucun problème de ce coté là !
http://www.piaf.asso.fr/spip.php?article167
Dernier point utile : de par son mode de fonctionnement, un compteur électrique ne laisse passer que le signal principal. Autrement dit : votre réseau est par défaut constitué des éléments situés chez vous en amont du compteur électrique.
Et ça continue, et ça continue.....
et bien sur tout le monde à des compteurs récents ?
tant qu'il existe des vieux compteur, le risque existe.
et bien sur tout le monde à des compteurs récents ?
tant qu'il existe des vieux compteur, le risque existe.
Donc, il faut que l'article parle de risque !
Chez moi, j'ai un vieux compteur avec la roue, mais l'installation électrique après est toute neuve. Je peux utiliser le PCL avec tous mes voisins mais pas avec ma chambe ni mon salon... Ouais, ben je préfère autant mon wifi et mes cables ethernet pour l'instant! Au moins ça marche avec mes PC, et pas ceux des voisins! lol
Les adaptateurs Lea de chez Neuf ne passent pas chez moi la barrière du vieux compteur à roue (testé avec les voisins). Ca fera bientôt un an que je les utilise car mon immeuble est totalement saturé tellement il y a de bornes Wi Fi.
Quant à l'interception des données (cryptage 56 ou maintenant 128 bits), c'est bien plus facile avec aircrack en wifi que de devoir venir se brancher sur une prise pas trop loin du réseau, on est quand même bien plus à l'abri, et un éventuel coupable est plus facile à démasquer.
Les adaptateurs Lea de chez Neuf ne passent pas chez moi la barrière du vieux compteur à roue (testé avec les voisins). Ca fera bientôt un an que je les utilise car mon immeuble est totalement saturé tellement il y a de bornes Wi Fi.
t'a tésté avec combien de voisin ?
car si ton immeuble est relié en triphasé, alors faut trouver quelqu'un qui est sur la même phase que toi.
Attention, je crois que l'on s'emballe un peu vite... le CPL est plus sur que le Wi-Fi, mais pas aussi sur que le cable et ca meme DS2 le dit... je ne vois donc pas vraiment ou est le problème...
Le fait que le signal CPL passe chez les voisins et que le signal soit aussi emit à l'extérieur des cables electriques qui font aussi antennes, c'est pas nouveau. Maintenant, c'est pas parce qu'on a un signal que l'on peut en faire grand chose, comme le montre l'OFDM...
Bref, je n'ai jamais dit que le CPL était a éviter car pas sure du tout, encore une fois, il est moins sur que le cable, mais plus que le wi-fi
interessant tou ca!
Vous devez faire attention à cette valeur de 200 Mbps. Toutes les technologies ont une bande passante déclarée et une bande passante réelle. Si l’on prend le 802.11g, la technologie clame 54 Mbps, mais au niveau des applications vous obtenez 8, 9 11 voire 15 Mbps si vous êtes chanceux. Maintenant, cela n’a jamais été un problème car tout le monde utilise le Wi-Fi g pour surfer sur Internet ou regarder ses e-mails. Personne n’a jamais véritablement vérifié cette bande passante. Avec le CPL les gens ont vite compris que c’était plus rapide que le sans-fil, la question est de savoir de combien.
Et ça fabrique du matériel réseau...Ca fait peur...
Je vais tenter d'expliquer la vraie raison aux novices : La bande passante annoncée est la bande passante maximum que permet le media. Il faut d'abord garder à l'esprit que cette bande passante est partagée, et qu'il faut (comme dans une conversation réelle à plusieurs) ne pas être plusieurs à parler en même temps pour pouvoir s'entendre et surtout se comprendre.
En ethernet filaire (le bon vieux 802.3) la méthode choisie est le CSMA/CD, ou détection de collision. Le principe : tout le monde parle quand il veut, mais se tait s'il se rend compte quelqu'un d'autre parler. Avec le parallèle de la conversation humaine, on imagine que comme ça, le temps de parole utile n'est pas très élevé !
Avec l'ethernet 10Mbits et les "hub" on n'atteignait ainsi pas plus de 4 ou 5 Mbits utilisables. Les "switchs" ont corrigé ce problème (je passe les explications techniques) pour pouvoir utiliser la bande passante à son maximum.
En ethernet sans fil (le Wifi), la méthode choisie est le CSMA/CA, ou l'évitement de collision, car on ne peut pas émettre et écouter en même temps (comme sur les vieux talkie-walkie), donc on demande la permission de parler, et si on reçoit un "ok" on peut y aller. Là aussi on voit bien que l'on perd beaucoup de bande passante ! Dans les faits, c'est comme pour le "vieil ethernet", on est en gros à 50% de la bande passante.
Dire que personne n'a jamais vérifié cette bande passante est une ânerie, la bande passante réelle peut très bien se calculer...mais on ne l'affiche pas, car c'est beaucoup moins vendeur commercialement ! Si on n'avait affiché d'emblée que le Wifi "b" ne dépassait pas 5Mbps, difficile de le vendre face à du filaire en 100Mbps, pareil pour le "g" à l'heure où le Gigabit se généralise sur les PC !
Donc oui, le CPL est plus rapide que le Wifi (85Mbits théorique contre 54, donc plus rapide aussi en réel), mais pourquoi cacher la vérité ?
Dans les faits, le rendement de la couche TCP est de 55 ou 60 % Vous avez donc 40 % de la bande passante qui ne sera pas exploitée à cause de la couche TCP. En plus de cela, il faut prendre en compte le facteur de la proximité.
Aïe, aïe, aïe... C'est trop facile de mettre en cause TCP
Si TCP est si gourmand, il m'explique comment j'arrive à faire du FTP à 90Mbit/s sur un réseau filaire à 100Mbit/s ? La surcouche TCP ne "prend" que 20 octets sur les 1500 d'un paquet Ethernet standard, soit <1%.
A moins que les techno CPL aient une MTU de 100 octets, je vois mal comment TCP/IP pourrait prendre 40% de la bande passante....
AH !! les compteurs à roues dantés
Je ne te dis pas merci de m'avoir changé mon compteur, EDF.