Interview : Les enjeux du CPL
Ne pensez-vous pas que le manque de compatibilité entre HomePlug et DS2 est un frein à l’avancée du CPL tout comme le manque de norme du IEEE ?
L’IEEE travaille toujours sur la norme 1901. L’UPA et la HomePlug Association soutiennent aussi énergiquement ces efforts. En attendant, nous pouvons voir que DS2 et ses concurrents travaillent dur pour améliorer les produits CPL. Contrairement à d’autres domaines où le manque de standardisation est un frein au progrès technologique, le CPL continue d’évoluer rapidement. Ceci peut d’ailleurs être attribué au fait que personne ne s’est satisfait du standard existant. Ce serait fantastique d’avoir un standard universel, mais ce manque n’est pas un poids pour le moment.
Le Wi-Fi n arrive avec un débit théorique de 300 Mbps et la couverture est améliorée grâce au MIMO, comment voyez-vous l’évolution du CPL face à ces nouveaux arrivants ?
Je pense que nous devons arrêter de parler de ces 200 ou 300 Mbps. Lorsque les journalistes testent un produit, ils veulent savoir s’il fonctionne et s’il remplit sa mission en situation réelle. Le sans-fil souffre de ruptures, ça peut bien fonctionner à un endroit de la maison, mais pas dans un autre. Le CPL a des performances plus consistantes et offre des vitesses plus rapides que ce que connaît le Wi-Fi aujourd’hui. Je pense donc que le CPL peut dominer le Wi-Fi sur la vitesse et la qualité du signal.
Imaginons que vous êtes dans un immeuble, est-ce que vos voisins vont recevoir les données transitant sur votre réseau. Est-ce que le chiffrage DES56 est suffisant en termes de sécurité ?
Il y a plusieurs niveaux de sécurité. Le premier niveau est l’accès à l’information. Si vous possédez un câble et l’information ne transite que par ce câble et ce dernier ce coure que dans votre maison, la sécurité est optimale. Un signal Wi-Fi est facile d’accès et l’on peut dire que le CPL se situe au milieu. Si vous avez votre maison et que le signal transite dans votre maison, il faut que quelqu’un branche quelque chose pour intercepter ce signal.
Le second niveau de défense consiste à capturer le signal. CPL a certaines caractéristiques qui rendent le signal identique uniquement au point d’émission et au point de réception. Le signal est adapté au support de la transmission. Il utilise la technologie OFDM et si l’on capture un signal pendant sa transmission et avant qu’il arrive à son destinataire, il ne pourra pas être utilisé.
Comment est-ce que DS2 résoud les problèmes d’interférence avec les radios amateurs ?
Il peut y avoir deux types d’interférences : les radios amateurs et les équipements de bureau dans le genre des souris sans fil. DS2 travaille en rapprochement avec l’ARRL (American Radio Relay League). Nous avons mis en place des filtres de fréquences (notch) de 40 dB qui sont bien plus élaborés que n’importe lequel de nos concurrents. De plus, ces filtres sont programmables et vous pouvez choisir quels filtres vous voulez appliquer. Ainsi, si vous n’avez pas de souris sans fil, vous allez ouvrir les fréquences qui auraient été fermées dans le cas inverse. C’est d’ailleurs une fonctionnalité que nos concurrents n’ont pas.
Quel est la première utilisation du CPL dans les foyers ?
Le CPL est une technologie réseau pour le multimédia. Les récepteurs DS2 font la différence entre du contenu multimédia et un flux de données non multimédia donnant la priorité au premier afin de ne pas saccader la lecture d’un fichier. Cela est possible à condition que l’utilisateur crée une règle qui stipule que les flux allant vers telle machine ou partant vers telles machines sont par défaut des flux multimédias. Pour cela, il suffit de configurer le port TCP ou UDP ou créer une règle pour l’IP émettrice ou réceptrice ?
Selon vous, comment de temps faudrait-il pour que le CPL soit une généralité ?
Si vous allez à Moscou, vous verrez 5000 voire 6000 nodes, Aux États-Unis, peut-être quelques milliers. Nous devrions voir un déploiement massif du CPL d’ici 2 à 3 ans. La croissance est là mais pour franchir la limite et être connu du public, il faudra attendre encore quelques années.
Utilisateur de CPL depuis plus de 2 ans, quelques impressions personnelles :
[*]Très bon dans une maison sur plusieurs étages. On peut passer la box ADSL directement sur toute la maison.
[*]Aucun driver, aucune installation, fonctionne en 10 secondes. On branche et c'est tout.
[*]Génial avec une distrib KNOPPIX pour dépanner le PC du voisin qui ne bootait plus - ca impressionne à tous les coups
[*]Rien à percer
[*]Fonctionne très bien sur des multiprises
[*]Prix à comparer avec le câblage Ethernet (les boîtiers sont chers notamment s'il en faut plus de 5 ou 6),
[*]Fuire certains constructeurs comme B... (ne pas hésiter à mettre 2 ou 3€ de plus et à lire les forums)
[*]Il me semble qu'il existe même des alims intégrant la connexion réseau CPL (1 prise nécessaire en moins)
Extraordinaire ! C'est bien de lutter contre les idées reçues mais avant de lancer quelque chose d'aussi grave il serait quand même bon d'étayer un peu... Ca fait presque troll un truc pareil. Ca va affoler tous les utilisateurs présents ou futurs !
Ce qui est vrai dans l'article c'est que tout le monde pense que le compteur arrête le signal.
Ce qui est faux c'est de dire que le signal ne s'arrête pas au compteur.
... Car en fait tout dépend du compteur !
Un vieux compteur analogique avec la roue qui tourne (et que l'on peut si facilement bloquer) : tout passe.
Un compteur récent numérique : il arrêt les hautes fréquences et donc le CPL.
Je viens de faire une petite recherche sur Google et effectivement : des dizaines et des dizaines de liens pour crier haut et fort que rien ne passe ! Voici les premiers juste pour rire :
http://www.leacom.fr/page.php?page [...] d0a5b955b6
Le compteur électrique de la maison, ainsi que les disjoncteurs sont des filtres naturels qui empêchent le signal de repartir vers l’extérieur.
http://www.framasoft.net/article2483.html
Elle vous permet de transporter vos données sur l’ensemble de votre réseau électrique interne, y compris les bâtiments éloignés tant que ceux-ci sont alimentés, sur la même phase, à partir du même compteur électrique. La distance de 200 à 300 mètres semble être la limite communément acceptée pour cet usage.
http://www.infos-du-net.com/actual [...] l-cpl.html
En quelque sorte, le compteur électrique fait office de firewall ;-) sauf que ça se passe au niveau de la couche physique du réseau. En effet, il ne laisse pas passer les hautes fréquences utilisées par le CPL. Donc aucun problème de ce coté là !
http://www.piaf.asso.fr/spip.php?article167
Dernier point utile : de par son mode de fonctionnement, un compteur électrique ne laisse passer que le signal principal. Autrement dit : votre réseau est par défaut constitué des éléments situés chez vous en amont du compteur électrique.
Et ça continue, et ça continue.....
et bien sur tout le monde à des compteurs récents ?
tant qu'il existe des vieux compteur, le risque existe.
et bien sur tout le monde à des compteurs récents ?
tant qu'il existe des vieux compteur, le risque existe.
Donc, il faut que l'article parle de risque !
Chez moi, j'ai un vieux compteur avec la roue, mais l'installation électrique après est toute neuve. Je peux utiliser le PCL avec tous mes voisins mais pas avec ma chambe ni mon salon... Ouais, ben je préfère autant mon wifi et mes cables ethernet pour l'instant! Au moins ça marche avec mes PC, et pas ceux des voisins! lol
Les adaptateurs Lea de chez Neuf ne passent pas chez moi la barrière du vieux compteur à roue (testé avec les voisins). Ca fera bientôt un an que je les utilise car mon immeuble est totalement saturé tellement il y a de bornes Wi Fi.
Quant à l'interception des données (cryptage 56 ou maintenant 128 bits), c'est bien plus facile avec aircrack en wifi que de devoir venir se brancher sur une prise pas trop loin du réseau, on est quand même bien plus à l'abri, et un éventuel coupable est plus facile à démasquer.
Les adaptateurs Lea de chez Neuf ne passent pas chez moi la barrière du vieux compteur à roue (testé avec les voisins). Ca fera bientôt un an que je les utilise car mon immeuble est totalement saturé tellement il y a de bornes Wi Fi.
t'a tésté avec combien de voisin ?
car si ton immeuble est relié en triphasé, alors faut trouver quelqu'un qui est sur la même phase que toi.
Attention, je crois que l'on s'emballe un peu vite... le CPL est plus sur que le Wi-Fi, mais pas aussi sur que le cable et ca meme DS2 le dit... je ne vois donc pas vraiment ou est le problème...
Le fait que le signal CPL passe chez les voisins et que le signal soit aussi emit à l'extérieur des cables electriques qui font aussi antennes, c'est pas nouveau. Maintenant, c'est pas parce qu'on a un signal que l'on peut en faire grand chose, comme le montre l'OFDM...
Bref, je n'ai jamais dit que le CPL était a éviter car pas sure du tout, encore une fois, il est moins sur que le cable, mais plus que le wi-fi
interessant tou ca!
Vous devez faire attention à cette valeur de 200 Mbps. Toutes les technologies ont une bande passante déclarée et une bande passante réelle. Si l’on prend le 802.11g, la technologie clame 54 Mbps, mais au niveau des applications vous obtenez 8, 9 11 voire 15 Mbps si vous êtes chanceux. Maintenant, cela n’a jamais été un problème car tout le monde utilise le Wi-Fi g pour surfer sur Internet ou regarder ses e-mails. Personne n’a jamais véritablement vérifié cette bande passante. Avec le CPL les gens ont vite compris que c’était plus rapide que le sans-fil, la question est de savoir de combien.
Et ça fabrique du matériel réseau...Ca fait peur...
Je vais tenter d'expliquer la vraie raison aux novices : La bande passante annoncée est la bande passante maximum que permet le media. Il faut d'abord garder à l'esprit que cette bande passante est partagée, et qu'il faut (comme dans une conversation réelle à plusieurs) ne pas être plusieurs à parler en même temps pour pouvoir s'entendre et surtout se comprendre.
En ethernet filaire (le bon vieux 802.3) la méthode choisie est le CSMA/CD, ou détection de collision. Le principe : tout le monde parle quand il veut, mais se tait s'il se rend compte quelqu'un d'autre parler. Avec le parallèle de la conversation humaine, on imagine que comme ça, le temps de parole utile n'est pas très élevé !
Avec l'ethernet 10Mbits et les "hub" on n'atteignait ainsi pas plus de 4 ou 5 Mbits utilisables. Les "switchs" ont corrigé ce problème (je passe les explications techniques) pour pouvoir utiliser la bande passante à son maximum.
En ethernet sans fil (le Wifi), la méthode choisie est le CSMA/CA, ou l'évitement de collision, car on ne peut pas émettre et écouter en même temps (comme sur les vieux talkie-walkie), donc on demande la permission de parler, et si on reçoit un "ok" on peut y aller. Là aussi on voit bien que l'on perd beaucoup de bande passante ! Dans les faits, c'est comme pour le "vieil ethernet", on est en gros à 50% de la bande passante.
Dire que personne n'a jamais vérifié cette bande passante est une ânerie, la bande passante réelle peut très bien se calculer...mais on ne l'affiche pas, car c'est beaucoup moins vendeur commercialement ! Si on n'avait affiché d'emblée que le Wifi "b" ne dépassait pas 5Mbps, difficile de le vendre face à du filaire en 100Mbps, pareil pour le "g" à l'heure où le Gigabit se généralise sur les PC !
Donc oui, le CPL est plus rapide que le Wifi (85Mbits théorique contre 54, donc plus rapide aussi en réel), mais pourquoi cacher la vérité ?
Dans les faits, le rendement de la couche TCP est de 55 ou 60 % Vous avez donc 40 % de la bande passante qui ne sera pas exploitée à cause de la couche TCP. En plus de cela, il faut prendre en compte le facteur de la proximité.
Aïe, aïe, aïe... C'est trop facile de mettre en cause TCP
Si TCP est si gourmand, il m'explique comment j'arrive à faire du FTP à 90Mbit/s sur un réseau filaire à 100Mbit/s ? La surcouche TCP ne "prend" que 20 octets sur les 1500 d'un paquet Ethernet standard, soit <1%.
A moins que les techno CPL aient une MTU de 100 octets, je vois mal comment TCP/IP pourrait prendre 40% de la bande passante....
AH !! les compteurs à roues dantés
Je ne te dis pas merci de m'avoir changé mon compteur, EDF.