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Trois types, trois niveaux de pertinence

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Un point de départ pour le GreenIT. C’est ainsi que l’on pourrait qualifier les écolabels. Techniquement, un constructeur de composants informatiques soumet les spécifications de son matériel à un organisme qui dispense un écolabel. Ce dernier teste, analyse et statue si oui ou non ces spécifications répondent aux critères du label. Dans la positive, le constructeur pourra ainsi apposer sur son produit une étiquette - généralement le logo de l’organisme - qui garantira que son matériel est conforme à tel label environnemental. Il pourra par exemple mettre en avant le recours limité - voire nul - aux substances dites toxiques ou à un programme de recyclage.

D’une façon plus imagée, pour les entreprises, l’écolabel représente un fil rouge à suivre. A l’image de ce qu’on peut trouver le long des rayons de supermarché pour identifier les produits meilleur marché. “Un outil de reconnaissance de la qualité écologique d’un produit”, ’indique le site www.ecolabels.fr, site créé par l’Afnor, organisme de normalisation français - également garant de la norme NF Environnement (voir 2e partie). Sur le papier, il s’agit donc d’un formidable guide pour quiconque s’essaie à réduire son empreinte carbone ou encore consommer plus “vert”.

Dans la pratique, les écolabels se sont multipliés ces dernières années - mouvance GreenIT oblige -, et peuvent aujourd’hui, pour la plupart, prêter à confusion. Pourquoi ? D’une part car leur attribution et leur validation, à l’exception de quelques uns, reposent sur des critères et paramètres fournis par les constructeurs eux-mêmes - on parle de mode auto-déclaratif. Et surtout, ces critères ne sont pas, avant la soumission par le constructeur, certifiés et validés par un organisme indépendant, qui pourrait alors faire office de tiers de confiance.

Conséquence majeure, les grilles de lectures sont à prendre avec des pincettes au regard de la validité des données fournies en amont. Pour opérer un premier tri, l’organisme de normalisation international ISO (International Standardization Organisation) a classé les écolabels selon trois types, chacun permettant d’identifier la méthode et la nature de l’organisme qui certifie et attribue le sésame vert :

  • les écolabels officiels (dits étiquetage environnemental de type I) sont délivrés par l’Afnor Certification selon des critères définis pour 50 catégories de produits (comme par exemple les ordinateurs portables). Leurs principes sont édictés par 6 caractéristiques rigoureuses, comme la définition d’exigences précises, la prise en compte de l’ensemble du cycle de vie du produit, la révision régulière des exigences et la certification par tierce partie.
  • les écolabels indépendants (dits étiquetage environnemental de type II) sont distribués par des organisations ou associations d’entreprises, d’industriels ou des groupements d’intérêts. Ils définissent eux-mêmes les critères d’évaluation écologique et donc ne font pas appel à un tiers de confiance. Les écolabels de type II sont les plus représentés sur le marché. “Le grand nombre d’écolabels de type II sur le marché ne facilite pas le choix du consommateur. En effet, l’évidence de la signification d’un label ne s’impose pas forcément de manière claire”, commente le portail dédié à la responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise.
  • les écoprofils (dits étiquetage environnemental de type III) fournit des informations sur le produits en affichant par exemple le cycle de vie ou les composants enfermés dans le produit.

Combien ça coûte de se faire labelliser ?

Gage de fiabilité pour certains, se faire labelliser n’est pas gratuit. En Europe, les demandes d'attribution du label écologique sont soumises au paiement d'une redevance. L'utilisation du label est également soumise au paiement d'une redevance annuelle par l'utilisateur : le montant minimal de la redevance pour les frais de traitement de la demande est fixé à 300 euros et le montant maximal à 1 300 euros.

En France, la visite d’audit et les frais de dossier s’élèvent à 1825 euros. La redevance annuelle correspond à 0,15 % du chiffre d’affaires des produits certifiés. La redevance annuelle minimale est fixée, par groupe de produits et par demandeur, à 500 euros et la redevance annuelle maximale à 25 000 euros. En France, elle varie de 800 euros à 25 000 euros (une réduction de 25% sera accordée aux PME). Pour les écolabels de type II, les organismes peuvent monnayer la soumission, les tests (s’il y en a) et l’attribution de l’étiquette. Les prix sont fixés par ce même organisme qui décide par ailleurs de la durée de validité de son label.

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youcki80 01/02/2010 10:42
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Pour information, tous les écolabels de l'informatique (type I, II, III) sont listés sur cette page, et aussi dans cet annuaire interactif dans lequel vous trouverez un lien direct vers le catalogue des produits certifiés de chaque label.

Et pour ne pas oublier que le premier geste eco-responsable concernant l'informatique est d'utiliser le matériel le plus longtemps possible, je vous recommande la consultation des 7 gestes essentiels du Green IT

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