Bilan
Notre étude porte presque exclusivement sur les taux de panne des SSD fabriqués par Intel, étant donné qu’il s’agit des produits que la plupart des grandes entreprises emploient le plus à l’heure actuelle. La stratégie marketing de la firme semble fonctionner à merveille ; cela ne signifie pas pour autant que les autres marques ne sont pas fiable, juste que les clients font confiance à Intel. Notons toutefois que pour les disques durs, comme le précise l’étude publiée par Google, « il est bien connu qu’il existe une forte corrélation entre les taux de panne et les fabricants, les modèles et les années de fabrication. Nos résultats ne le contredise pas : la plupart des résultats liés à l’âge sont influencés par l’année de fabrication ».
Les expériences relatées par les différents centres de données que nous avons interrogés indiquent que ce constat vaut également pour les SSD.Un représentant nous a ainsi confié que si OCZ proposait des prix intéressants, les Vertex 2 affichaient une fiabilité consternante : il y a deux mois, sa société avait reçu une caisse de 200 Vertex 2 Pro… dont une vingtaine n’on jamais fonctionné.Un autre centre de données nous a également affirmé devoir régulièrement réinitialiser les serveurs équipés d’OCZ Vertex 2.
Qu’est-ce que cela signifie en pratique ?
Résumons ce que nous savons à présent. Voici ce que les deux études précitées nous ont appris sur les disques durs :
- Le MTBF n’apporte aucune information pertinente en termes de fiabilité
- Le taux de panne annualisé (AFR) est plusieurs fois supérieur à celui annoncé par les fabricants
- Les disques durs n’ont pas tendance à tomber en panne la première année : le taux de panne augmente de manière linéaire avec l’âge
- La technologie SMART ne constitue pas un système fiable en matière de détection précoce des pannes
- Les taux de panne des disques durs « grand public » et « professionnels » sont pour ainsi dire identiques
- La panne d’un disque dur dans une grappe augmente la probabilité qu’un autre disque de la même grappe tombe également en panne
- La température n’a qu’une incidence négligeable sur le taux de panne
Grâce à Softlayer, nous savons que les quatre premiers points s’appliquent également aux SSD. N’oublions pas que la différence entre disque durs professionnels et grand public réside surtout dans le contrôleur, le firmware et l’interface (SAS contre SATA). En matière de SSD, cette différence se limite surtout au contrôleur et au firmware. Si la qualité de production de la mémoire NAND MLC est identique à celle de la SLC, les SSD professionnels ne sont pas plus fiables que leurs équivalents grand public (n’oublions pas que l’épuisement des cycles d’écriture n’a rien à voir avec les pannes aléatoires).
- Stockage,
- fiabilité ,
- disque-dur ,
- ssd
/quote ne faites pas plus confiance à votre SSD qu’à un disque dur. /quote
Si j'ai bien compris le test il ne faut pas non plus faire moins confiance a un SSD qu'a un disque dur.
Pourquoi ne pas l'avoir mis dans la conclusion alors que c'est la question que tout le monde se pose?
... et ben mon expérience depuis 3 ans UMPC des conversions en SSD 1.8" ou 2.5" OQO e2, Toshiba R600, Vaio P et X, Vaio Z .... il n'y a pas de match !!! aucun souci de fiabilité en SSD et plus de galères avec des disques durs.
Moi, je ne reviendrai jamais en arrière.
SSD ou disque dur, toute donnée importante doit être dupliquée.
Ensuite, si besoin de performance (disque système) il faut utiliser un SSD, et si besoin de stockage (données perso), ce sera un disque dur.
"Hardware.fr a publié, sur la base des données collectées par sa société-mère LDLC, un article consacré au « taux de panne » des SSD"
Je persiste à me demander ce que mesurent réellement ces "données collectées" quand on peux lire sur le site LDLC:
"Lorsqu'un soucis se pose avec un matériel, il convient souvent de contacter d'abord le constructeur, qui dans certain cas assure directement la garantie (profitez toujours de la garantie constructeur lorsque cela est possible)."
Ce qui fait que les clients qui suivent les conseils de LDLC, s’adressant donc directement au constructeur, ne sont pas pris en compte dans ces statistiques de taux de retour.
Bon article.
Je rejoins le commentaire de newworld666, pour des nomades qui ne prennent pas soin de leur matériel mobile (des VRP !?), c'est le jour et la nuit question fiabilité après 2 ans sur le terrain.
C'est sûr que pour des data-center, ça n'apporte rien d'avoir du stockage insensible aux chocs et aux accélérations...
Pour ce qui est de la corrélation apparente des pannes dans les systèmes RAID, il y a plusieurs explications.
1) lors de la panne et jusqu'à la fin de la reconstruction il y a une charge de travail beaucoup plus importante sur les disques restants.
2) Dans un système RAID Il y a de fortes chance que plusieurs disques viennent de même lot de fabrication. Même lubrifiant, alliage de soudure, etc...
Je me souviens de deux problèmes de ce type avec des disques Digital RA70:
- un problème de peinture à l'intérieur des boités qui s'écaillait après 3 ans.
- Un problème de lubrifiant qui fluait vers l'extérieur des plateaux.
Ces deux problèmes conduisaient chacun à des pannes quasi programmées.
Un peu plus de cohérence réjouira vos lecteurs
2. Le taux de panne annualisé (AFR) est plusieurs fois supérieur à celui annoncé par les fabricants
3. Les disques durs n’ont pas tendance à tomber en panne la première année : le taux de panne augmente de manière linéaire avec l’âge
4. La technologie SMART ne constitue pas un système fiable en matière de détection précoce des pannes
5. Les taux de panne des disques durs « grand public » et « professionnels » sont pour ainsi dire identiques
6. La panne d’un disque dur dans une grappe augmente la probabilité qu’un autre disque de la même grappe tombe également en panne
7. La température n’a qu’une incidence négligeable sur le taux de panne
Voilà qui va amener à réfléchir autrement à un moment où les volumes de données des particuliers deviennent tels que le choix est tout sauf simple.
"Corsaire"
(dernière page, dernier paragraphe)
"Hardware.fr a publié, sur la base des données collectées par sa société-mère LDLC, un article consacré au « taux de panne » des SSD"Je persiste à me demander ce que mesurent réellement ces "données collectées" quand on peux lire sur le site LDLC:"Lorsqu'un soucis se pose avec un matériel, il convient souvent de contacter d'abord le constructeur, qui dans certain cas assure directement la garantie (profitez toujours de la garantie constructeur lorsque cela est possible)."Ce qui fait que les clients qui suivent les conseils de LDLC, s’adressant donc directement au constructeur, ne sont pas pris en compte dans ces statistiques de taux de retour.
Oui, mais il n'y a pas raisons que ça change le classement par marque/modèle normalement ... (le taux de panne réel par contre, oui, à la baisse)
+ les gens sont peu enclins a envoyer leur disque en SAV loin quand leur revendeur peut le faire
Bonjour,

Chapeau bas pour votre article très complet et très intéressant!!!
Je retiendrais que la fiabilité est aussi bonne (ou aussi mauvaise) que les Disques dur à plateau. Dans le cas d'une défaillance on se retrouve à priori dans le lot des 5% du matériel défectueux.
On estime à environ 5 à 7 ans la durée d'un HDD (une moyenne des plus grossières je vous l'accorde), et la durée de vie d'un SSD à plus de 20 ans toute gravure confondu.
Je crois que pour moi le choix est vite fais. Mais ce n'est que mon avis
Merci pour ces données. Pour ajouter ma pièce, la question de la temperature n'a peut-être pas d'incidence sur les taux de panne des disques, mais sur d'autres matéreils, oui. Et il se trouve que l'un des facteurs d'échauffement, c'est le disque dur. Un SSD chauffe moins, ce qui a donc une influence positive sur le mtbf du système.
ouais enfin, pas d'incidence... les maxtor qui prenaient plus de 60 degres lachaient rapidement si tu mettais pas un gros ventilo juste dessus, hein.
Et concernant la fiabilité "en mouvement" ?
Prenons un cas typique : un portable.
Mettez-lui une bonne petite baffe en fonctionnement et dites moi que le SSD est "seulement" aussi fiable qu'un disque dur conventionnel...
Et concernant la fiabilité "en mouvement" ?Prenons un cas typique : un portable.Mettez-lui une bonne petite baffe en fonctionnement et dites moi que le SSD est "seulement" aussi fiable qu'un disque dur conventionnel...
oh là, si tu joue par les sentiments !
Merci pour cet article extrêmement bien fait dont je conclue qu'il faut éviter les OCZ et ne pas cracher trop vite sur les DD.
Consommant près de 30 à 40 disques par an, je continue à choisir le meilleur rapport capacité/prix
Quelque part, le seul moyen qu'ont les fabricants pour baisser les prix, c'est de réduire la fiabilité. Perso, je ne fait confiance ni à un DD ni à un SSD. Comme le dit votre article, à juste titre, seul 3 sauvegardes sur des supports différents permet d'être à l'abri d'une perte de donnée.
Merci pour cet article, que je résume comme ça:
Fiabilité : SSD = HDD
Performances : SSD > HDD
HS:
Et à quand les disques dur utilisant cet mémoire??
Voir:
http://www.presence-pc.com/actuali [...] fer-35224/
00:00 - jeudi 11 juin 2009 par David Civera
source: Berkely
Extrait:
Les chercheurs sont en fait tellement confiants dans leurs technologies qu’ils affirment qu’une telle mémoire pourrait débarquer sur les marchés d’ici deux ans.
Merci pour cet article, que je résume comme ça:
Fiabilité : SSD = HDD
Performances : SSD > HDD
t'en as oublie un:
Prix: SSD >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> HDD.
De rien.
Si je me contente de placer windows7 sur un ssd à l exclusion d 'autre données (pour entre autre des raisons economiques),si le disque ssd casse il suffit de reinstaller windows7
Consommant près de 30 à 40 disques par an, je continue à choisir le meilleur rapport capacité/prix