MAJ : Retrouvez notre comparatif de SSD
Longtemps, nous n'avons connu que les disques durs. Parfois, nous rêvions bien à une autre technologie plus rapide, mais cela paraissait tellement improbable que nous oubliions nos fantasmes. Puis les SSD sont arrivés. Leur première apparition dans nos pages date de mars 2006. A l'époque, Samsung (déjà eux !) venait de dévoiler au CeBit un prototype de 32 Go au format 1,8 pouce. Nous étions séduits par les vitesses annoncées (57 Mo/s en lecture !) mais réservés sur la fiabilité (inconnue). Surtout, le prix rendait ce premier SSD totalement inaccessible : 960 $, soit 30 $ le gigaoctet.
6 ans et demi plus tard, les SSD coûtent au minimum 71 centimes le gigaoctet, une baisse d'un facteur 42 (coïncidence ? Sans doute pas !). Grâce à cette baisse, on trouve des SSD un peu partout, de la grosse config de gamer, au netbook premier prix en passant par les ultraportables et Ultrabook. Le marché regorge de modèles au point qu'il est bien difficile de faire un choix. Pourtant, sous les jolis noms commerciaux et les superlatifs des étiquettes, les SSD se ressemblent énormément. Suivez-nous dans une revue des forces en présence.
OCZ, Kingston, Intel, Samsung, Crucial, Corsair, Plextor, Verbatim, Patriot... il est presque plus difficile de trouver une marque qui n'ait pas de SSD à son catalogue que l'inverse. Est-ce à dire que toutes ont développé soudainement l'expertise nécessaire à la fabrication d'un SSD ? Non ! La plupart se contentent d'utiliser un design existant : elles vendent des clones.
La guerre des clones
Deux éléments principaux déterminent les performances d'un SSD : son contrôleur et sa mémoire. Le contrôleur est la pièce maîtresse et seule une poignée d'entreprises en ont développé. Le plus répandu est un modèle SandForce. On rencontre également des Marvell puis quelques Samsung, Indilinx ou JMicron. Tous les contrôleurs récents sont interfacés en SATA 6 Gb/s et peuvent délivrer des débits de l'ordre de 500 Mo/s.
Mais le plus intelligent des contrôleurs ne peut rien sans mémoire rapide. On en distingue trois types (par ordre de performance décroissant) : synchrone, toggle mode, et asynchrone. Vous l'avez deviné, les SSD les moins chers embarquent la mémoire la moins rapide.
Pour y voir plus clair, voici un tableau récapitulant les combinaisons des modèles les plus répandus aujourd'hui sur le marché français.
| Marque | SSD | Contrôleur | Mémoire |
|---|---|---|---|
| Corsair | Corsair Force 3 | SandForce SF 2281 | Intel-Micron Asynchrone |
| Corsair Force GT | SandForce SF 2281 | Intel-Micron Synchrone | |
| Corsair Force GS | SandForce SF 2281 | Toshiba Toggle mode | |
| Curcial | Crucial M4 | Marvell 88SS9174 | Intel-Micron Synchrone |
| Intel | Intel 330 | SandForce SF 2281 | Intel-Micron Synchrone |
| Intel 510 | Marvell 88SS9174 | Intel-Micron Synchrone (34 nm) | |
| Intel 520 | SandForce SF 2281 | Intel-Micron Synchrone | |
| Kingston | Kingston HyperX | SandForce SF 2281 | Intel-Micron Synchrone (5000 cycles) |
| Kingston HyperX 3K | SandForce SF 2281 | Intel-Micron Synchrone (3000 cycles) | |
| Kingston V+200 | SandForce SF 2281 | Intel-Micron Asynchrone | |
| Kingston V200 | JMicron JMF 66x | Toshiba non Toggle mode | |
| OCZ | OCZ Agility 3 360 Go | SandForce SF 2281 | Intel-Micron Asynchrone |
| OCZ Agility 4 | Indilinx Everest 2 | Intel-Micron Asynchrone | |
| OCZ Octane | Indilinx Everest | Intel-Micron Synchrone | |
| OCZ Petrol | Indilinx Everest | Hynix | |
| OCZ RevoDrive 3 X2 | SandForce SF 2281 + VCA | Intel-Micron Synchrone | |
| OCZ Vertex 3 | SandForce SF 2281 | Intel-Micron Synchrone | |
| OCZ Vertex 4 | Indilinx Everest 2 | Intel-Micron Synchrone | |
| Samsung | Samsung 830 | Samsung MCX S4LJ204X01 | Samsung Toggle mode |
| Sandisk | Sandisk Extreme | SandForce SF 2281 | SanDisk/Toshiba Toggle mode |