IPv6 – C’est maintenant !

05/10/2009 à 08:30 par La rédaction
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Jean-Marc Barozet

Jean-Marc Barozet est Senior Consulting System Engineer et spécialiste des technologies de routage et commutation chez Cisco. A ce titre il travaille sur les grands projets Routage et Commutation des entreprises, sur le réseau national de la recherche française et de l’enseignement supérieur (Renater), les réseaux régionaux et les réseaux d’universités ainsi que sur les réseaux d’agrégation ADSL et Metro Ethernet des opérateurs en France.

La fin de la disponibilité de nouvelles adresses v4 est une préoccupation réelle à l’échelle mondiale. Selon les différentes sources et les différents registres, la fin annoncée de la distribution est prévue pour 2011. Il n’y a donc plus vraiment d’interrogation majeure en 2009 sur l’évolution des réseaux vers IPv6 et l’ensemble de l’industrie se concentre sur l’analyse du « quand » et du « comment ».

Au-delà de l’évolution nécessaire des quantités et méthode d’adressage, les caractéristiques de simplicité, de dynamisme et de support à l’innovation d’IPv6 sont souvent mises en avant. A la question, « ne peut-on pas le faire en IPv4 ? », la réponse est certainement « Oui… mais à quel coût et quelle complexité ? ». 

Déployer une solution de type translation d’adresses telle qu’on la connaît tous dans un environnement résidentiel a un coût, à la fois sur le plan de la maintenance mais aussi sur le déploiement de nouvelles applications ou de nouveaux modes d’utilisation. Quelques exemples parmi d’autres : la capacité de l’utilisateur grand public à créer sur son routeur ADSL un mappage de port lui permettant l’accès extérieur à son NAS, l’adaptation d’applications pour fonctionner dans des environnements ayant plusieurs niveaux de NAT.

Finalement Internet a progressivement perdu ce qui était sa caractéristique première, l’accessibilité de toutes les machines, remplacée progressivement par des passerelles applicatives complexes et souvent onéreuses. Une simple application de peer to peer comme la téléphonie sur IP doit mettre en place des mécanismes sophistiqués permettant la communication entre machines ayant des adresses privées non routable sur Internet.

Déployer IPv6 permettrait le lancement de nouvelles applications, de façon plus simple et plus accessible, en particulier pour des besoins du type auto-configuration, mobilité, peer-to-peer, comme les réseaux de capteurs, l’internet des objets en général ou tout simplement les déploiements massifs d’équipements terminaux liés à de grands campus ou au Home Networking.

La nouveauté réside dans la poussée politique récente au niveau européen et maintenant français. La période de crise actuelle met encore plus en évidence le rôle majeur que peut jouer IPv6 dans la stimulation de l’innovation et donc son rôle économique.

Coté ordinateur et système d’exploitation, IPv6 est maintenant bien supporté. Microsoft Vista, Windows 7 et Server 2008, MAC OS X, les diverses distributions Linux offrent non seulement une installation par défaut mais surtout la préférence pour IPv6 si les deux protocoles sont disponibles. Tout n’est pas parfait cependant, on aimerait disposer de fonctions type DHCPv6 ou ISATAP sur MacOSX pour une meilleure intégration dans un contexte entreprise. Pour une connexion résidentielle par contre, l’essentiel est là. Les entreprises voient donc arriver des postes de travail avec une connexion IPv6 par défaut. Cela pose des problèmes de sécurité qu’il faut absolument prendre en compte.

Coté réseau opérateurs, les choses se sont accélérées depuis peu, notamment sous l’impulsion du trublion des Telecom en France, à savoir Free. Free a en effet ouvert son service IPv6 a destination des clients résidentiels depuis fin 2007 et Orange Business Services vient d’annoncer la disponibilité d’IPv6 dans son service IP-VPN à destination des entreprises cette fois.

De même quand aujourd’hui vous interrogez les différents services Google, sur votre Mac ou PC avec Windows Vista, vous êtes certainement en train d’utiliser IPv6 et peut-être même sans le savoir.

Ainsi, d’un point de vue purement équipements réseau, il est aujourd’hui temps de prendre en compte IPv6, de l’intégrer et de penser aux différentes techniques possibles pour le déployer. La crainte principale serait de retrouver l’ensemble des acteurs de l’internet contraints de faire un effort non préparé, non lissé, non valorisé dans un temps si court qu’il sera facteur de blocages et de surcoûts.

Pour aller plus loin

Cisco.Com IPv6 Home Page :

http://www.cisco.com/go/ipv6

Site de France Numérique 2012 :

http://www.francenumerique2012.fr

Les sites des différents projets européens :

http://www.6net.org

http://www.6diss.org

http://www.6deploy.org

IPv6 Security :

http://www.ciscopress.com/bookstore/product.asp?isbn=1587055945

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Commentaires
Anonyme 05/10/2009 09:12
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-1+

Comme toujours : "Translation" en Anglais ça veut dire "Traduction". Donc du NAT c'est de la Traduction d'Adresse Réseaux ! De la Translation c'est juste un décalage b = a + k.

xheyther 05/10/2009 09:17
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-1+

s/enginee/engineer/
s/technogloies/technologies/

ça pique en première page :D

Col Hanzaplast 05/10/2009 10:03
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-0+

J'ai toujours en mémoire un article de "L'Ordinateur Individuel" où le gus prévoyait la fin de IP vers 1990 et un monde entièrement ISO en 2000... :D :D :D

neob 05/10/2009 10:29
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-1+

Ou quand un autre disait :
"640K ought to be enough for anybody"
1981 - Bill Gates

;O)))

GreenSkol 05/10/2009 10:39
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-2+

@Kortex : le mot anglais "translation" désigne non seulement "traduction", mais aussi le concept mathématique de "translation", comme tu l'indique à juste titre. De plus, d'un point de vue technique, une adresse réseau IP n'est rien d'autre qu'un nombre codé sur 32 bits, cette "traduction" d'adresse peut donc belle et bien être vue comme une translation mathématique ;-)

Anonyme 05/10/2009 11:09
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solendil 05/10/2009 11:24
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-3+

Le changement des routeurs en un siècle, ça me parait absurde. Il a fallu 15 ans à peine pour construire l'architecture Internet mondiale actuelle (si on compte le début de la démocratisation en 1995, ce qui est déjà tôt). Je ne vois pas pourquoi il faudrait plus de 15 ans pour remplacer le tout sachant que le prix des routeurs, comme de tout équipement informatique, est en baisse; sachant aussi que même si des routeurs peuvent durer un siècle, ce dont je doute fortement, si la migration IPV6 est engagée à l'échelle mondiale et qu'elle s'accompagne de nouvelles applications non compatibles IPV4, les entreprises seront forcées d'investir à un moment ou à un autre. Ca s'appelle de l'investissement, et elles savent le faire quand besoin est.

Ceci dit, cela ne nous concerne pas vraiment en tant qu'utilisateurs, c'est plus une question de tambouille interne des opérateurs Internet. Ca finira par arriver progressivement.

solendil 05/10/2009 11:28
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-2+

J'ai oublié de préciser deux point : imaginons un site d'entreprise de 1000 personnes en IPV4. Comme c'est souvent le cas dans ce contexte, le trafic passe par un routeur ou un proxy central de l'entreprise. Il suffit de changer cet équipement pour rester en IPV4 en interne (avec adresse privées) et IPV6 en externe, ce qui rend la migration facile. Dernier point, plus il y aura de gens qui passeront en IPV6, plus les adresses IPV4 redeviendront disponibles pour d'éventuels dinosaures qui ne voudraient vraiment pas migrer (après tout le COBOL est toujours utilisé, les dinosaures existent!) :D

adanorm2000 05/10/2009 11:28
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-1+

Quoi qu'on en dise, le réseau est encore en croissance ! Il y a encore et toujours de nouveaux routeurs. Oui c'est cher un routeur, mais le besoin de bande passante augmentant de plus en plus, les vieux modèles IPv4 sont progressivement retirés pour du matériel plus performant. Tant que l'impulsion de départ se sera pas donné, on va continuer a piétiner !
J'en ai marre d'avoir une machin-box avec 1 seule IP publique.

bebRito 05/10/2009 11:51
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-1+

Je ne vois pas l'intérêt de changer physiquement tous les routeurs. IPv4 et IPv6 sont des protocoles, des programmes bas niveau, quasiment tous les routeurs disposent d'une ROM contenant leurs outils d'administration. Un flashage serait donc possible.

Par analogie, la Freebox a fonctionné sur ce principe, c'est une mise à jour qui a permis d'activer l'IPv6 (téléchargement puis flashage).

Après, je ne suis un expert réseau, mais je pense que beaucoup d'équipement réseau sont flashables ...

Anonyme 05/10/2009 11:57
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-0+

question con d'1 néophyte: pourquoi il n'y pas eu d'IPv5?

bebRito 05/10/2009 11:59
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-0+

a écrit :

question con d'1 néophyte: pourquoi il n'y pas eu d'IPv5?


Parce que IPv4 est codé sur 4 octets et v6 sur 16 octets. 5 octets auraient été trop limitant je pense ;)

Ce choix a dû être fait pour éviter ce se retrouver à nouveau bloqué, comme IPv4 commence à faire.
Avec 16 octets, il y a nettement plus d'adresses possibles.

Source wikipedia ( http://fr.wikipedia.org/wiki/IPv6 ):
Citation :l'augmentation de 2^32 (soit environ 4×10^9) à 2^128 (soit environ 3,4×10^38) du nombre d'adresses disponibles


On a le temps de voir venir ;) mais il faudra certainement augmenter plus tard ...

solendil 05/10/2009 12:44
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-1+

yanl :
question con d'1 néophyte: pourquoi il n'y pas eu d'IPv5?



Contrairement à ce qui a été dit plus tôt, ce n'est pas à cause du changement de la taille d'adressage. IPV4 est en 4 octets, IPV6 en 16 octets. La véritable raison est un protocole expérimental créé dans les années 70/80, appelé ST. Ce protocole était identifié au niveau des headers IP par le nombre 5, et quelques équipements réseaux produits à l'époque géraient ce protocole. Lorsqu'il a fallu bâtir l'IP NG (next generation), on a décidé pour éviter des problèmes d'incompatibilité de lui donner directement le numéro 6.

Donc IPV5 a bien existé en un certain sens, mais c'était un protocole très différent d'IPV4 et IPV6, orienté QoS et connection et qui n'a jamais vraiment marché.

back6 05/10/2009 14:02
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--1+

"IPv6 c'est maintenant" ! Qu'est-ce qu'on rigole ! Déjà, un changement de plan d'adressage, c'est pas de la rigolade, alors passer en IPv6, avec ses adresses difficilement lisibles, ces tas de bidules qui vont marchouiller, ou pas marcher du tout, c'est pas du tout une sinécure pour les entités.
En fait, la migration à IPv6 ne présente aucun intérêt au plan individuel. Aucune entreprise n'ira s'enquiquiner à utiliser deux piles protocolaires. Il n'y a pas la masse critique pour que cela présente le moindre intérêt.
Pour moi, le seul axe de développement de l'IPv6 serait d'imaginer son utilisation sur une classe d'appareils (par exemple mobile) pour lesquels on ne pourrait vraiment pas faire de l'ipv4, et dont il faudrait, à cause d'une marché qu'ils représentent, accepter les connexions IPv6. Sans ça, se fonder sur la bonne volonté des acteurs de l'internet, c'est tout simplement injouable.

Maintenant, que Cisco essaie de le vendre, c'est une autre histoire. On comprend bien leur intérêt, pour le coup.

Johan_et_Pirlouit 05/10/2009 14:55
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-1+

solendil :
Donc IPV5 a bien existé en un certain sens, mais c'était un protocole très différent d'IPV4 et IPV6, orienté QoS et conneXion et qui n'a jamais vraiment marché.


En complément : Internet Stream Protocol (anglais).

batchy 05/10/2009 15:28
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-0+

GreenSkol a écrit :

De plus, d'un point de vue technique, une adresse réseau IP n'est rien d'autre qu'un nombre codé sur 32 bits, cette "traduction" d'adresse peut donc belle et bien être vue comme une translation mathématique ;-)


Ah, et tu ajoute/retranche combien ? Si tu veut regarder le point de vue mathématique, ça ressemble plus à une projection qu'a une translation.

cricri99 05/10/2009 19:35
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-1+

667 132 000 milliards (6,67×10 puissance 17) d'adresses par millimètre carré de surface terrestre.

je pense qu on est bon la pour quelque annee ;)

corei9 05/10/2009 20:58
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bebRito 05/10/2009 22:16
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-1+

corei9 a écrit :

ca fait vraiment peur toute les conneries que les gens peuvent dire, entre ceux qui disent ce qui leur passe par la tete et ceux qui récite wikipédia pour avoir l'air intelligent


Et toi tu as quelque chose d'intéressant à dire ?!
"Réciter Wikipedia" ... en général si on donne une info, c'est bien d'en donner la source non ?
Et des commentaires sur une news ca ne sert pas à s'exprimer peut être ? :pfff:

Si tu viens pour critiquer au lieu de commenter, je ne vois pas ce que tu fais ici ... :na:

blezoux 06/10/2009 10:41
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-2+

Je suis bien d'accord avec toi "bebRito" ;-)

Anonyme 13/10/2009 15:33
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-0+

@back6 j'espère que vous n'avez : ni linux, ni OSX, ni Vista et ni windows 7 dans votre entreprise. Car sinon, il se peut déjà qu'une partie du trafic soit déjà en IPv6 sans que vous ne le sachiez. Du trafic à l'insu de la DSI ;) La raison est simple, ces OS arrivent pré-configurés en IPv6.

Au passage, on peut espérer que des solutions style http://fr.wikipedia.org/wiki/6rd vont bientôt arriver dans les entreprises pour permettre une transition souple et à peu d'investissement.

Si vous ne voulez pas avoir un réveil brutal et dur, je vous invite à prendre en compte IPv6 dans tous vos prochains achats de logiciels et matériels.

Celà pérénisera votre investissement et facilitera l'arrivé d'IPv6 dans votre entreprise.

Et sinon, teredo et 6to4 pour les autres sans demander à leurs admin ... le comportement par défaut de certains OS en somme ;)

back6 29/10/2009 22:23
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-0+

@Anonyme: IPv6 n'est pas magique. Il ne passe pas un routeur IPv4. Du IPv6 tunnelé en IPv4 passe, mais bon, c'est de l'IPv4 avec des cochonneries dedans. Pour une DSI, ce n'est rien d'autre qu'une de ces innombrables choses qui essaient (ou qu'on laisse) passer.

Et je vous dis que la migration à IPv6 est imminente depuis bientôt 10 ans. Autant dire que le "pérenniser les investissements" me parait peut crédible. De toute manière en informatique, et particulièrement en terme d'infrastructure réseau, être en avance sur son temps n'est pas la posture la plus économique que je connaisse.

Zoursboss 07/11/2009 12:29
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-0+

Pfff ... comme dit plus haut, il n'y a que dans le mobile que l'IPv6 pourrait percer rapidement. Le problème, c'est que c'est aussi le seul endroit où personne ne veut le voir (du fait des risques de VOIP et, plus généralement de mise en désuétude de ces chers sites wap).
IPv4 a débouché sur le routeur Nat. Une super invention conçue au départ dans un but, et qui s'avère aujourd'hui plutôt utile aussi vis à vis de nombreuses autres problématiques : quand on part d'un PC vierge et qu'on souhaite avoir le temps de dl les patchs de windows avant de se faire véroler, à ce jour, on n'est en sécurité que derrière un routeur.
Les libertés individuelles ont également profité de l'IP non fixe et du routage : si aujourd'hui on a encore des sites internet qui ne se basent pas sur l'adresse IP pour vous fliquer, c'est grâce à ces "technos de contournement".
Qu'on ajoute un matériel translateur/routeur à la norme IPv6 (anonymisation, sécurité vis à vis des connexions entrantes).

Zoursboss 07/11/2009 12:31
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-0+

Et mon boulanger, il serait pas un peu Senior Consulting Baguette Engineer ?

batchy 07/11/2009 13:21
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-0+

Zoursboss a écrit :

quand on part d'un PC vierge et qu'on souhaite avoir le temps de dl les patchs de windows avant de se faire véroler, à ce jour, on n'est en sécurité que derrière un routeur.


Ça n'a rien a voir avec le NAT, on peut très bien mettre un firewall sur un routeur qui ne NAT pas...

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