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Le core Ivy Bridge en détail

Test Ivy Bridge Intel Core i7-3770K : un bon cru ?
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Sans grande surprise, la majeure partie des technologies dont bénéficie l’Ivy Bridge ont fait leur apparition sur le Sandy Bridge ; le fondeur s’est avant tout concentré sur la finesse de gravure, qui passe de 32 à 22 nm. Les capacités des cores de l’Ivy Bridge sont par conséquent très semblables à celles des processeurs de la génération précédente.

Chaque core contient toujours 32 Ko de cache L1 dédié aux données, 32 Ko de cache L1 dédié aux instructions et 256 Ko de cache L2 ; les processeurs quad-core comme le Core I7-3770K que nous passons en revue aujourd’hui, contiennent en outre 8 Mo de cache L3 partagé (2 Mo par core). Les latences semblent très semblables à celles du Sandy Bridge, ce qui indique que la bande passante du cache devrait être comparable.

Intel affirme cependant avoir apporté aux cores de petites modifications qui améliorent leurs performances dans certaines situations. La société n’est pas rentrée dans les détails, se contentant de mentionner qu’une douzaine de nouvelles fonctionnalités, réparties pour moitié dans les cores et pour moitié dans le cache et le contrôleur mémoire, accéléraient désormais le fonctionnement de l’architecture. Il est heureusement assez simple de procéder à des tests en monothreadé avec la fréquence bloquée à 3,5 GHz et le Turbo Boost désactivé pour comparer la vitesse du Core i7-3770K à celle du Core i7-2700K.

Comme on peut le constater sur le graphique ci-dessus, l’Ivy Bridge permet de gagner environ trois secondes dans nos tests Lame, iTunes et création de PDF ; un écart peu impressionnant par rapport à celui que nous avions décelé entre le Sandy Bridge et le Nehalem, mais il s’agit d’un résultat correspondant à nos attentes.

Il apparaît donc clairement que l'amélioration d'IPC (instructions traités par cycle) qu’Intel a apportées à l’Ivy Bridge ne suffisent pas, à elles seules, à justifier une mise à niveau depuis le Sandy Bridge.

La firme de Santa Clara a néanmoins intégré à sa puce deux fonctions orientées sécurité qui devraient plaire à certaines catégories de développeurs : Digital Random Number Generator (DRNG) et Supervisor Mode Execution Protection (SMEP).

La première est une instruction conforme aux normes établies en matière de génération de nombres aléatoires et a pour but d’offrir une source fiable et performante d’entropie (l’élément qui permet de mesurer le degré d’imprévisibilité d’une clé de chiffrement). Les applications peuvent faire appel au DRNG et obtenir des nombres réellement aléatoires à une vitesse pouvant atteindre 2 à 3 Gbit/s. L’instruction est accessible au niveau utilisateur ou système d’exploitation sans aucun privilège particulier.

La deuxième fonctionnalité, SMEP, vise à contrer les attaques de type « élévation de privilèges », qui consistent à tenter d’accéder à des ressources normalement protégées. En bref, elle empêche l’exécution de code superviseur au sein des pages mémoire en mode utilisateur.