Le chipset

La première chose qui saute aux yeux par rapport au nForce 4 AMD sur ce diagramme, c’est bien sûr le retour du couple northbridge / southbridge. Gravé en .13µ car totalisant tout de même 61 millions de transistors, le northbridge (ou SPP comme NVIDIA aime à le baptiser) a en effet deux rôles essentiels en dehors de la gestion des communications avec le CPU et le southbridge : la gestion de la mémoire et des liens PCI Express.

Côté processeurs, le nForce 4 IE supporte le FSB 1066 tout comme l’i925XE (et au contraire des i915/925). Les processeurs dotés de cette fréquence de bus sont aujourd’hui négligeables (Extreme Edition 3.46 GHz et 3.73 GHz), et cela ne changera pas lors de l’arrivée prochaine des dual-core qui en resteront au FSB 800. Ces derniers seront supportés par le chipset mais nécessiteront un bios particulier de la part des constructeurs de cartes mères. Il n’est donc pas impossible qu’un petit nombre de cartes mères ne supportent pas ces processeurs dans un premier temps, voir plus. Cela étant dit, gardez en tête que le nForce 4 IE SLI se destine avant tout aux joueurs, au contraire des dual-core (au moins dans un premier temps)…
Côté communication avec le southbridge, c’est un classique lien HyperTransport à 800 MHz qui est utilisé, soit 3,2 Go/s de bande passante bi-directionnelle. Pour rappel, les i915/925 ont introduit pour leur part le DMI qui offre 1 Go/s dans les deux sens également.
Côté PCI Express, 20 liens sont gérés par 5 contrôleurs indépendants, qui peuvent donc les répartir au maximum sous la forme de 3 ports PCI Express X1 et 2 ports PCI Express X8 (SLI).
Le contrôleur mémoire
Le contrôleur mémoire est certainement la partie la plus complexe et la plus intéressante du nForce 4 IE. C’est aussi celle qui a demandée le plus de développement dans le cadre du portage du chipset, car pour rappel les Athlon 64 intègrent directement ce contrôleur mémoire, ce qui simplifie le rôle du core logic pour plateforme AMD. Et enfin, c’est sans doute l’élément le plus à même de générer les différences de performances entre deux chipsets, car la grande majorité des applications est directement sensible à la vitesse d’accès et à la bande passante de la mémoire. Si le FSB peut être assimilé au système cardio-vasculaire, le rôle du contrôleur mémoire s’apparenterait alors à celui des poumons, et celui du nForce 4 IE semble avoir été dopé à la Ventoline.
Sur ce schéma, vous pouvez apercevoir les trois particularités architecturales de ce contrôleur mémoire, qui visent toutes les trois à réduire la latence. En effet, ce contrôleur gère la DDR2 et fait l’impasse sur le DDR1, un choix qui est aujourd’hui assez compréhensible comme nous le verrons plus loin. Sauf que le principal défaut de la DDR2 reste aujourd’hui sa latence.
Comme sur l’i925XE, le contrôleur mémoire s’apparente en fait à l’association de deux contrôleurs 64 bits, afin de gérer le dual channel. La similitude s’arrête toutefois ici, car comme vous pouvez le voir sur le schéma, chaque barrette mémoire dispose de son propre bus d’adresse, alors que sur i925XE ce bus d’adresse se retrouve partagé (tout comme le bus de données) dans le cas de l’installation de deux barrettes par contrôleur, soit un total de 4 barrettes. Pour rappel, ces bus d’adresses sont ceux qui fournissent les coordonnées physiques de la partie de la mémoire à accéder, là où se trouvent les données qui vont, elles, transiter sur le bus… de données !
Dans le cas de l’installation de 4 barrettes donc, cela permet de passer au timing 1T et de gagner un cycle de latence par rapport à l’i925XE.

Très bon article, bravo, mais qui prouve malheureusement que le nForce 4 SLI IE n'est pas la révolution attendue pour changer de configuration. Sauf à vouloir utiliser le SLI.....