Open Source vs Logiciel Libre
Afin de m
ieux comprendre autour de quels mécanismes s’articule l’Open Source, il convient avant tout d’en déterminer le périmètre et de mettre enfin à bas la confusion entre deux concepts souvent considérés comme synonymes (à tort) : l’Open Source d’un côté, le logiciel libre de l’autre. Si en effet, la base est commune aux deux principes - celle de donner accès gratuitement au code source d’un logiciel et de rivaliser avec le modèle propriétaire d’éditeurs comme Microsoft -, leurs philosophies diffèrent dans leur façon d’aborder la notion même de logiciel et son appropriation par l’utilisateur. Vous l’aurez compris : la différence entre les deux concepts tient d’un état d’esprit et ne réside pas dans la nature même du logiciel ou du produit.
Pour mieux décrypter cette différence, revenons aux racines de ces mouvements. Retour dans les années 90, là où le terme Open Source est né en réaction au concept du logiciel libre. Ce dernier, dont les principes ont été gravés dans le marbre par Richard Stallman en 1982, un ancien hacker président de la Free Software Foundation (voir notre interview), pose quatre principes clés considérés comme les quatre libertés fondamentales qui définissent un logiciel libre :
- la liberté d'exécution ;
- la liberté d'étude ;
- la liberté de redistribution des copies ;
- la liberté d'amélioration.
Quatre “commandements” qui viennent édicter comment doit s’articuler un mécanisme de coopération et distribution autour du logiciel, en lui donnant une dimension très sociale. Encore une fois en réaction à ce que Richard Stallman appelle “le logiciel privateur” - comprendre propriétaire, dans sa définition du Libre vs Open Source.
C’est Eric Raymond, également hacker de formation, qui met le feu aux poudres au début des années 90. Selon lui, les principes que véhicule le logiciel libre sont trop fortement ancrés sur des débats philosophiques, constituant un véritable frein en matière de marché. Pire encore, en fournissant une définition basée sur des libertés fondamentales, les directeurs informatiques ou autres décideurs en entreprises (DSI) restent dans le brouillard, lorsqu’il s’agit de les intégrer ou tester dans leurs parcs informatiques. Il ajoute que le terme “Free” contenu dans “Free Software”, qui peut aussi bien se traduire par gratuit que par Libre en Français, contribue également à effacer toute allusion commerciale. Ce qui selon lui, nuit considérablement à la crédibilité du logiciel libre auprès des entreprises.
Excellent article qui montre bien que l'open source n'est plus simplement un modèle de développement d'application idéaliste, mais constitue un nouveau modèle économique d'où éditeurs et consommateurs sortent gagnants. C'est justement parceque ce modèle n'est pas incompatible avec business qu'il fonctionne et qu'il monte en puissance, car quoique certains en pensent l'argent reste toujours le nerf de la guerre...
"Aujourd’hui, Linux est fermement installé sur le marché des serveurs et est devenu l’OS n°1 devant Windows Server"
Est-ce qu'il serait possible d'avoir des chiffres ? Une source ?
(J'ai souvent lu/vu que windows était numéro 1 sur le marché serveur, et dans mon groupe c'est clairement le cas. J'ai cherché sur mon ami google il ne m'a pas fourni une information précise)
Oh le bel article. En lisant dans l'introït que la gratuité était le principal avantage, j'ai vu tout rouge. Mais dès la seconde page, la vérité est rétablie. Tout le reste de l'article est très clair, bien documenté, bien écrit. J'aime à rappeler que si les machines les plus modestes (ultra-portables à bas prix cités dans l'article) tirent effectivement partie de l'extraordinaire capacité de l'OS libre le plus populaire -
- les monstres de puissance référencé par le site Top500 n'en plébiscitent pas un autre. De là à me laisser croire que Linux est le meilleur système, il n'y a qu'un tout petit pas que je franchis et que je justifie ici. J'entends ici et là que Firefox est meilleur que son concurrent. Je sais qu'Apache est numéro 1 (Et pas à cause de son prix ! On l'installe sur des serveurs de plusieurs milliers d'euros, on n'est donc pas à quelques dollars prêts, dans ces gros projets). Je vous parlerais bien de MySQL, mais dans son créneau, il est le seul. Pas un proprio ne s'y risque (Non, Oracle et SQLServer ne sont pas sur le même créneau). Bref, ces logiciels, tous meilleurs, procèdent du développement open-source. Oserait-on dire dès lors que l'open-source est donc le meilleur modèle ? Mon avis est fait. Le vôtre, celui des DSI, restent peut être à faire. Utilisez les logiciels libres, constatez leurs nombreuses qualités, acceptez quelques temps leurs éventuels défauts et corrigez-les ou faîtes-les corriger. Votre avis sera tôt fait 
copyright copyleft: il s'agit de jeux de mots right=droit(juridique)/droite(direction) et left=laissé(abandonner)/gauche(direction)
à mon avis il serait plus juste de traduire "copyleft" par "copie libre", non ?
zeb, le meilleur n'existe pas, car c'est celui qui convient le mieux à une utilisation précise: mon serveur est sous win 2008, mes desktop et mes portables sous xp/7, mes mediacenters sous xp, mes passerelles sous clarkconnect (linux).
Avertissement Le message suivant contient une certaine dose de mauvaise foi, mais pas que...


> zorro. Bien sûr que si. Le Meilleur existe. Mais il est discutable. C'est d'ailleurs ce que nous faisons. Le Beau aussi existe. Nous pouvons aussi en discuter. Tout ceci est très subjectif et surtout affaire de goût.
Par contre, je ne vois pas en quoi le fait que ton serveur ou tes portables soient sous tels OS prouvent quoi que ce soit. Ma voiture est une Ford (*), ai-je prouvé que c'est la voiture idéale ?
En plus, peut-être que ton serveur fonctionnerait mieux sous Debian, tes desktops sous Ubuntu, tes portables sous Easy Peasy, tes mediacenters sous Studio, et tes gateways sous ClearOS
... Arfff, le problème avec le subjectif, c'est qu'on ne peut échapper au prosélytisme.
_________
(*) Ah, la traditionnelle analogie avec les bagnoles
Le lien vers la partie 9 est mort ?
Non.
Ce n'est d'ailleurs pas une page mais une fonction qui fait apparaître des liens vers de précédents articles en surimpression.
Très bon article, clair et informatif. Le style en est tout à fait correct, ce qui rend très dommage les quelques coquilles et, parfois grosses, fautes d'orthographe et de grammaire.
Allons-y pour une liste de ce que j'ai vu :
Page 1 (Introduction)
- "Leur point commun : [s]ils[/s]elles sont Open Source" ("les applications", phrase précédente)
- "Sur [s]c[/s]ses processus de développement" (possessif : les processus de l'éditeur)
- "et faire voler en éclats les modèles" (à moins qu'il n'y ait qu'un seul éclat, mais c'est rare)
Page 2 (Open Source vs Logiciel Libre)
- "autour de quels mécanismes s’articule[s]nt[/s] l’Open Source" (groupe sujet après le groupe verbal, tout ça... J'avoue, j'ai bondi : une bourde pareille en début de deuxième page, ça fait un peu mal).
- "d’en déterminer [s]son[/s]le périmètre" (dans le contexte, "son" fait un peu méga-redite).
- "souvent considérés comme synonymes (à tor[s]d[/s]t)".
- "revenons aux racines de ces mouvements"
- "dont les principes ont été [s]scellés[/s]gravés dans le marbre" (discutable ; sceller ne correspond pas à "dans le marbre". On peut effectivement sceller quelque chose dans le marbre, mais dans ce cas la métaphore est bizarre, surtout qu'il est question de "commandements" par la suite).
- "qui met le feu aux poudres au[s]x[/s] début[s]s[/s] des années 90"
Page 3 (Naissance d'une méthode...)
- "le terme “free software” a [s]endommagé[/s]handicapé notre mouvement" (plus juste dans le contexte).
- "le mot “free” propose deux significations différentes [s]en anglais[/s]" (le bouquin est rédigé en anglais, je ne l'ai pas lu mais serais surpris d'y trouver une référence à la langue du mot “free”" ... ?).
- "faire un re-branding" ("mettre en place une nouvelle image (de marque)" ?)
- "il observe un nouveau paradigme émerg[s]é[/s]er".
- "Outre le fait d[s]u[/s]e formaliser"
- "sphère de développeurs - bâtie sur un mode"
- "lire Open Source : mutation d’un modèle" (il ne manquerait pas un lien, là ?)
Je passe mon tour pour les pages 4 à 7, il se fait tard...
Dernière page
- "[...] l'Open Source, de par[s]t[/s] sa nature [...]".
- "viennent révolutionner l[s]a[/s]e marché du logiciel"
- "early-adopters" : "promoteurs historiques" ? Je ne crois pas que le terme anglophone soit autant rentré dans la langue française que "parking", par exemple. "Patches" a bien été traduit par "rustines", pourquoi ne pas pousser jusqu'au bout ?
- "chaque développement est syst[s]è[/s]ématiquement reversé"
- "Et c’est là que se rémunèrent les éditeurs"
- "partiellement ou complètement rémunéré[b]s[/s]"
Ouais, c'est de la coupure de cheveux en quatre. On est d'accord, le texte reste très lisible sans ces corrections ; il est légèrement plus juste avec.
Pas sûr de pouvoir modifier mon post après publication, j'espère juste ne pas avoir fait de bourde au niveau des balises...
Bon, la balise [s][/s] ne fonctionne pas, c'est dommage : il s'agit bêtement du barré HTML.
Le barré, puisque tu t'y intéresses, c'est la balise [strike].
Si, par surcroit, tu veux faire tes corrections en rouge, utilise [#ff0000].
A bon correcteur, salut.
Merci et bravo pour cette contribution à l'explication du mode Open Source.
Votre article constitue une synthèse claire de l'état de l'art.
Le paragraphe portant sur le modèle double licence aurait toutefois mérité quelques compléments. En effet, bon nombre d'éditeurs Open Source ayant opté pour l'approche double licence proposent plus que du support sur des versions certifiées. Dans ce cas, leur offre de service intègre également des fonctionnalités complémentaires à celles disponibles dans les versions communautaires ainsi qu'une assurance contre les risques de contrefaçon.
merci
François MERO
GM EMEA Talend
fmero@talend.com
(Ouh, une adresse e-mail en clair sur un site public. Les vilains spammeurs vont adorer)
Que c'est laid d'ajouter des fonctionnalités payantes à un logiciel libre. Si l'on s'engage sur la voie de l'open-source, en s'adressant à un éditeur que l'on accepte de payer, on s'attend à trouver sur l'ensemble de la prestation le même intérêt que celui pour lequel on est venu. Or s'il s'agit de profiter de compléments non-ouverts, on abandonne de facto les nombreux avantages de stabilité, de garantie liés au système libre. Si j'achète un logiciel ouvert, je ne veux pas bénéficier de "boîtes noires" fermées.
C'est pour moi un non-sens. C'est là d'ailleurs l'esprit de contamination de la GPL.
Oui, enfin on retrouve du Novel SUSE Linux Entreprise avec du bon gros SGI ProPack ... malgré tout le bien que j'en pense (enfin surtout le dernier parce que Novell ... qu'elle bande de scélérats), comme exemple on a trouvé mieux.
Sinon merci, article intéressant (bien qu'un peut court), cette fois cliquer sur les lien n'est pas un luxe.
PS : pour rappel, demain, Richard Stallmann sera en conférence (en français) au Grand amphithéâtre de l'Université Lyon 2 ... un conseil allez y.
comme exemple on a trouvé mieux.
Comment ça ? Le SGI ProPack est installé par dessus Linux et ne diminue en rien le fait que ce soit le noyau libre et non pas un système UNIX ou autre qui soit choisi. Et puis comme compté ici, il n'y a pas que de la SuSE (60%), il y a aussi du Red Hat (30%) (Quoi, vous pensiez que je parlais de cassis ?)
PS : pour rappel, demain, Richard Stallmann sera en conférence (en français) au Grand amphithéâtre de l'Université Lyon 2 ... un conseil allez y.
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