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Naissance d’une méthode d’ingénierie contre une philosophie

par

"Il nous apparaissait évident a posteriori que le terme “free software” a handicapé notre mouvement pendant des années. Notamment parce que le mot "free” propose deux significations différentes : une suggérant un prix équivalent à zéro, l’autre liée à l’idée de liberté. [...] Le terme logiciel libre était alors associé à l'hostilité à la protection intellectuelle, au communisme, et à d'autres concepts difficiles à faire passer à un DSI. [...] En terme de marketing, notre tâche consistait alors à faire un re-branding du produit, et lui faire une réputation telle que le monde de l'entreprise l'adopterait avec empressement", écrira Eric Raymond dans “The revenge of a hacker", complément indissociable de sa très célèbre oeuvre “The cathedral and the bazaar” au sein de laquelle il observe un nouveau paradigme émerger : celui du développement communautaire.

Le terme Open Source était donc né avec pour idée de créer une logique d’ingénierie logicielle plus industrielle et commerciale autour du logiciel libre en mettant en avant, non plus ces quatre libertés fondamentales, mais un mode de développement reposant sur une communauté et sur la mise à disposition du code source. La notion de gratuité, très présente avec le logiciel libre, ne devait également plus apparaître dans la définition. Cette approche avait donc pour but de davantage séduire les entreprises et créer à terme un éco-système au sein duquel une politique commerciale de marché pouvait être instaurée.

Pour soutenir son idée, Eric Raymond crée alors l’Open Source Initiative (OSI), un organisme qui sera garant de l’ouverture des logiciels Open Source en validant et certifiant le caractère Open Source des licences qui encadrent toute forme de logiciel (voir page suivante). On parle notamment de la GPL (instaurée par le FSF), mais également d’une kyrielle d’autres licences, dont les termes sont plus ou moins permissifs. L’OSI détient légalement la seule définition de l’Open Source. Outre le fait de formaliser juridiquement un logiciel, le rôle d’une licence est de structurer le mode de développement complexe qu’impose l’Open Source : les communautés. Une véritable sphère de développeurs - bâtie sur un mode assez proche d’un réseau social comme on l’entend aujourd’hui - qui travaillent ensemble sur une ou un ensemble de briques qui composent un projet Open Source. Le développement communautaire constitue le moteur premier de l’Open Source (lire Open Source : mutation d’un modèle).

Impossible dès lors de parler d’Open Source sans y associer le sacro-saint problème des licences. Jugées trop nombreuses, avec des termes parfois très disparates, elles constituent la bête noire n°1 des entreprises lorsqu’il s’agit de faire entrer l’Open Source dans un système d’entreprise. C’est ce que nous allons décrypter dans la 3e partie.

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papamike62 04/01/2010 11:05
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Excellent article qui montre bien que l'open source n'est plus simplement un modèle de développement d'application idéaliste, mais constitue un nouveau modèle économique d'où éditeurs et consommateurs sortent gagnants. C'est justement parceque ce modèle n'est pas incompatible avec business qu'il fonctionne et qu'il monte en puissance, car quoique certains en pensent l'argent reste toujours le nerf de la guerre...

crono 04/01/2010 14:40
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"Aujourd’hui, Linux est fermement installé sur le marché des serveurs et est devenu l’OS n°1 devant Windows Server"

Est-ce qu'il serait possible d'avoir des chiffres ? Une source ?
(J'ai souvent lu/vu que windows était numéro 1 sur le marché serveur, et dans mon groupe c'est clairement le cas. J'ai cherché sur mon ami google il ne m'a pas fourni une information précise)

zeb 04/01/2010 15:01
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Oh le bel article. En lisant dans l'introït que la gratuité était le principal avantage, j'ai vu tout rouge. Mais dès la seconde page, la vérité est rétablie. Tout le reste de l'article est très clair, bien documenté, bien écrit. J'aime à rappeler que si les machines les plus modestes (ultra-portables à bas prix cités dans l'article) tirent effectivement partie de l'extraordinaire capacité de l'OS libre le plus populaire - [:zeb:3] - les monstres de puissance référencé par le site Top500 n'en plébiscitent pas un autre. De là à me laisser croire que Linux est le meilleur système, il n'y a qu'un tout petit pas que je franchis et que je justifie ici. J'entends ici et là que Firefox est meilleur que son concurrent. Je sais qu'Apache est numéro 1 (Et pas à cause de son prix ! On l'installe sur des serveurs de plusieurs milliers d'euros, on n'est donc pas à quelques dollars prêts, dans ces gros projets). Je vous parlerais bien de MySQL, mais dans son créneau, il est le seul. Pas un proprio ne s'y risque (Non, Oracle et SQLServer ne sont pas sur le même créneau). Bref, ces logiciels, tous meilleurs, procèdent du développement open-source. Oserait-on dire dès lors que l'open-source est donc le meilleur modèle ? Mon avis est fait. Le vôtre, celui des DSI, restent peut être à faire. Utilisez les logiciels libres, constatez leurs nombreuses qualités, acceptez quelques temps leurs éventuels défauts et corrigez-les ou faîtes-les corriger. Votre avis sera tôt fait :)

vic20 04/01/2010 18:42
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copyright copyleft: il s'agit de jeux de mots right=droit(juridique)/droite(direction) et left=laissé(abandonner)/gauche(direction)
à mon avis il serait plus juste de traduire "copyleft" par "copie libre", non ?

zorro3364 05/01/2010 17:03
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zeb, le meilleur n'existe pas, car c'est celui qui convient le mieux à une utilisation précise: mon serveur est sous win 2008, mes desktop et mes portables sous xp/7, mes mediacenters sous xp, mes passerelles sous clarkconnect (linux).

zeb 05/01/2010 17:38
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Avertissement Le message suivant contient une certaine dose de mauvaise foi, mais pas que...:D

> zorro. Bien sûr que si. Le Meilleur existe. Mais il est discutable. C'est d'ailleurs ce que nous faisons. Le Beau aussi existe. Nous pouvons aussi en discuter. Tout ceci est très subjectif et surtout affaire de goût.

Par contre, je ne vois pas en quoi le fait que ton serveur ou tes portables soient sous tels OS prouvent quoi que ce soit. Ma voiture est une Ford (*), ai-je prouvé que c'est la voiture idéale ?

En plus, peut-être que ton serveur fonctionnerait mieux sous Debian, tes desktops sous Ubuntu, tes portables sous Easy Peasy, tes mediacenters sous Studio, et tes gateways sous ClearOS :o
... Arfff, le problème avec le subjectif, c'est qu'on ne peut échapper au prosélytisme.


[:zeb:3]
_________
(*) Ah, la traditionnelle analogie avec les bagnoles :D :D :D

anonymous 07/01/2010 11:23
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Le lien vers la partie 9 est mort ?

Florian c 07/01/2010 11:47
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Non.

Ce n'est d'ailleurs pas une page mais une fonction qui fait apparaître des liens vers de précédents articles en surimpression.

essaion 10/01/2010 01:18
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Très bon article, clair et informatif. Le style en est tout à fait correct, ce qui rend très dommage les quelques coquilles et, parfois grosses, fautes d'orthographe et de grammaire.

Allons-y pour une liste de ce que j'ai vu :

Page 1 (Introduction)
- "Leur point commun : [s]ils[/s]elles sont Open Source" ("les applications", phrase précédente)
- "Sur [s]c[/s]ses processus de développement" (possessif : les processus de l'éditeur)
- "et faire voler en éclats les modèles" (à moins qu'il n'y ait qu'un seul éclat, mais c'est rare)

Page 2 (Open Source vs Logiciel Libre)
- "autour de quels mécanismes s’articule[s]nt[/s] l’Open Source" (groupe sujet après le groupe verbal, tout ça... J'avoue, j'ai bondi : une bourde pareille en début de deuxième page, ça fait un peu mal).
- "d’en déterminer [s]son[/s]le périmètre" (dans le contexte, "son" fait un peu méga-redite).
- "souvent considérés comme synonymes (à tor[s]d[/s]t)".
- "revenons aux racines de ces mouvements"
- "dont les principes ont été [s]scellés[/s]gravés dans le marbre" (discutable ; sceller ne correspond pas à "dans le marbre". On peut effectivement sceller quelque chose dans le marbre, mais dans ce cas la métaphore est bizarre, surtout qu'il est question de "commandements" par la suite).
- "qui met le feu aux poudres au[s]x[/s] début[s]s[/s] des années 90"

Page 3 (Naissance d'une méthode...)
- "le terme “free software” a [s]endommagé[/s]handicapé notre mouvement" (plus juste dans le contexte).
- "le mot “free” propose deux significations différentes [s]en anglais[/s]" (le bouquin est rédigé en anglais, je ne l'ai pas lu mais serais surpris d'y trouver une référence à la langue du mot “free”" ... ?).
- "faire un re-branding" ("mettre en place une nouvelle image (de marque)" ?)
- "il observe un nouveau paradigme émerg[s]é[/s]er".
- "Outre le fait d[s]u[/s]e formaliser"
- "sphère de développeurs - bâtie sur un mode"
- "lire Open Source : mutation d’un modèle" (il ne manquerait pas un lien, là ?)

Je passe mon tour pour les pages 4 à 7, il se fait tard...

Dernière page
- "[...] l'Open Source, de par[s]t[/s] sa nature [...]".
- "viennent révolutionner l[s]a[/s]e marché du logiciel"
- "early-adopters" : "promoteurs historiques" ? Je ne crois pas que le terme anglophone soit autant rentré dans la langue française que "parking", par exemple. "Patches" a bien été traduit par "rustines", pourquoi ne pas pousser jusqu'au bout ?
- "chaque développement est syst[s]è[/s]ématiquement reversé"
- "Et c’est là que se rémunèrent les éditeurs"
- "partiellement ou complètement rémunéré[b]s[/s]"

Ouais, c'est de la coupure de cheveux en quatre. On est d'accord, le texte reste très lisible sans ces corrections ; il est légèrement plus juste avec.

Pas sûr de pouvoir modifier mon post après publication, j'espère juste ne pas avoir fait de bourde au niveau des balises...

essaion 10/01/2010 01:21
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Bon, la balise [s][/s] ne fonctionne pas, c'est dommage : il s'agit bêtement du barré HTML.

zeb 11/01/2010 13:48
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Le barré, puisque tu t'y intéresses, c'est la balise [strike].
Si, par surcroit, tu veux faire tes corrections en rouge, utilise [#ff0000].

A bon correcteur, salut.

fmero 11/01/2010 14:07
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Merci et bravo pour cette contribution à l'explication du mode Open Source.
Votre article constitue une synthèse claire de l'état de l'art.

Le paragraphe portant sur le modèle double licence aurait toutefois mérité quelques compléments. En effet, bon nombre d'éditeurs Open Source ayant opté pour l'approche double licence proposent plus que du support sur des versions certifiées. Dans ce cas, leur offre de service intègre également des fonctionnalités complémentaires à celles disponibles dans les versions communautaires ainsi qu'une assurance contre les risques de contrefaçon.

merci

François MERO
GM EMEA Talend
fmero@talend.com

zeb 11/01/2010 14:27
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(Ouh, une adresse e-mail en clair sur un site public. Les vilains spammeurs vont adorer)

Que c'est laid d'ajouter des fonctionnalités payantes à un logiciel libre. Si l'on s'engage sur la voie de l'open-source, en s'adressant à un éditeur que l'on accepte de payer, on s'attend à trouver sur l'ensemble de la prestation le même intérêt que celui pour lequel on est venu. Or s'il s'agit de profiter de compléments non-ouverts, on abandonne de facto les nombreux avantages de stabilité, de garantie liés au système libre. Si j'achète un logiciel ouvert, je ne veux pas bénéficier de "boîtes noires" fermées.

C'est pour moi un non-sens. C'est là d'ailleurs l'esprit de contamination de la GPL.

Doublec69 12/01/2010 21:44
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Citation :partie de l'extraordinaire capacité de l'OS libre le plus populaire - les monstres de puissance référencé par le site Top500 n'en plébiscitent pas un autre


Oui, enfin on retrouve du Novel SUSE Linux Entreprise avec du bon gros SGI ProPack ... malgré tout le bien que j'en pense (enfin surtout le dernier parce que Novell ... qu'elle bande de scélérats), comme exemple on a trouvé mieux.

Sinon merci, article intéressant (bien qu'un peut court), cette fois cliquer sur les lien n'est pas un luxe.

PS : pour rappel, demain, Richard Stallmann sera en conférence (en français) au Grand amphithéâtre de l'Université Lyon 2 ... un conseil allez y.

zeb 13/01/2010 11:07
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-0+

Citation :

comme exemple on a trouvé mieux.


Comment ça ? Le SGI ProPack est installé par dessus Linux et ne diminue en rien le fait que ce soit le noyau libre et non pas un système UNIX ou autre qui soit choisi. Et puis comme compté ici, il n'y a pas que de la SuSE (60%), il y a aussi du Red Hat (30%) (Quoi, vous pensiez que je parlais de cassis ?)

Citation :

PS : pour rappel, demain, Richard Stallmann sera en conférence (en français) au Grand amphithéâtre de l'Université Lyon 2 ... un conseil allez y.


\:o/ Sto loin. Salue-le de not' part. Et donne lui rencard à Paname, porte de Versailles, les 16, 17 et 18 mars.

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