Open Source : quelques fleurons du mouvement
Indubitablement, l’Open Source gagne en popularité dans le paysage informatique actuel. Initialement cantonnés aux couches basses des systèmes d’informations, comme les serveurs d’entreprises, les serveurs Web ou les serveurs d’applications - Linux détient les plus grosses parts de marché sur le segment des OS serveurs -, voire les bases de données, les logiciels Open Source ont gravi les échelons pour toucher le segment des applications pour poste de travail. Plusieurs tendances se dégagent actuellement sur le marché de l’Open Source :
- La forte progression des netbooks, ces ordinateurs ultra-portables à bas prix, ont poussé les distributions Linux sur le devant de la scène, avant que Windows avec XP s’empare au final du marché. Toutefois, l’OS Open Source a ouvert une brêche sur un segment et contribué à l’éclosion de projets dédiés à ces machines, comme JoliCloud, Ubuntu Remix, ou encore Mandriva mini. Comment ne pas citer également le fameux Chrome OS de Google qui change radicalement la donne en matière d’OS. Une innovation qui repose sur de l’Open Source.
- Sur le poste de travail, l’Open Source s’en tient au niveau applicatif. De plus en plus d’utilisateurs installent les outils de Mozilla, comme le navigateur FireFox ou encore la messagerie Thunderbird, ou la suite bureautique OpenOffice.org. Mieux, ces applications gagnent du terrain en entreprises et connaissent quelques beaux succès de renommée dans certaines institutions françaises. Citons l’exemple de la Gendarmerie Nationale, l’une des premières institutions à avoir migrer vers Firefox et OpenOffice. Pourtant, côté OS desktop, les distributions Linux peinent à séduire encore le public, et les entreprises boudent clairement le principe. Même si les éditeurs d’OS Linux, comme Ubuntu, Mandriva, ou Novell (avec Suse) travaillent d'arrache-pied à développer des interfaces utilisateurs plus adaptées, à améliorer la compatibilité avec les pilotes (drivers) et plus encore et à diversifier le parc d’applications, histoire de retrouver les mêmes applications sous Linux que sous Windows. Dans la réalité, Linux est loin de détrôner Windows sur ce segment.
- Les logiciels hébergés de type Saas (Software-as-a-service) reposent la majeure partie de leur architecture sur des briques Open Source. Le principe de ce mode hébergé gagnant de plus en plus du terrain, l’Open Source est alors entrainée dans son sillon. Même constat pour le Cloud Computing - côté infrastructure donc - dont l’ossature globale s’adosse, pour la plupart, à des socles Open Source. Ces deux modes de consommation sont aujourd’hui deux vecteurs importants dans l’adoption de l’Open Source.
Dans cet écosystème, quels sont les logiciels Open Source les plus populaires?
(Vous retrouverez un véritable catalogue en ligne d’applications sur www.framasoft.net)
Mozilla : l’alternative musclée
Qui aujourd’hui ne connait pas Firefox, le navigateur qui a fait vaciller les parts de marché d’Internet Explorer (le navigateur de Microsoft) ? Outre son libre téléchargement, qui est de rigueur sur le segment des navigateurs (comme Safari ou Chrome), Firefox illustre la pénétration de l’Open Source sur les applicatifs pour poste de travail. Outre un navigateur, Firefox est également une plate-forme d’exécution de plug-ins - développés par une très puissante communauté - qui viennent se greffer sur le navigateur pour le doter d’autres fonctionnalités. Une ouverture qui découle directement de sa nature Open Source.
Excellent article qui montre bien que l'open source n'est plus simplement un modèle de développement d'application idéaliste, mais constitue un nouveau modèle économique d'où éditeurs et consommateurs sortent gagnants. C'est justement parceque ce modèle n'est pas incompatible avec business qu'il fonctionne et qu'il monte en puissance, car quoique certains en pensent l'argent reste toujours le nerf de la guerre...
"Aujourd’hui, Linux est fermement installé sur le marché des serveurs et est devenu l’OS n°1 devant Windows Server"
Est-ce qu'il serait possible d'avoir des chiffres ? Une source ?
(J'ai souvent lu/vu que windows était numéro 1 sur le marché serveur, et dans mon groupe c'est clairement le cas. J'ai cherché sur mon ami google il ne m'a pas fourni une information précise)
Oh le bel article. En lisant dans l'introït que la gratuité était le principal avantage, j'ai vu tout rouge. Mais dès la seconde page, la vérité est rétablie. Tout le reste de l'article est très clair, bien documenté, bien écrit. J'aime à rappeler que si les machines les plus modestes (ultra-portables à bas prix cités dans l'article) tirent effectivement partie de l'extraordinaire capacité de l'OS libre le plus populaire -
- les monstres de puissance référencé par le site Top500 n'en plébiscitent pas un autre. De là à me laisser croire que Linux est le meilleur système, il n'y a qu'un tout petit pas que je franchis et que je justifie ici. J'entends ici et là que Firefox est meilleur que son concurrent. Je sais qu'Apache est numéro 1 (Et pas à cause de son prix ! On l'installe sur des serveurs de plusieurs milliers d'euros, on n'est donc pas à quelques dollars prêts, dans ces gros projets). Je vous parlerais bien de MySQL, mais dans son créneau, il est le seul. Pas un proprio ne s'y risque (Non, Oracle et SQLServer ne sont pas sur le même créneau). Bref, ces logiciels, tous meilleurs, procèdent du développement open-source. Oserait-on dire dès lors que l'open-source est donc le meilleur modèle ? Mon avis est fait. Le vôtre, celui des DSI, restent peut être à faire. Utilisez les logiciels libres, constatez leurs nombreuses qualités, acceptez quelques temps leurs éventuels défauts et corrigez-les ou faîtes-les corriger. Votre avis sera tôt fait 
copyright copyleft: il s'agit de jeux de mots right=droit(juridique)/droite(direction) et left=laissé(abandonner)/gauche(direction)
à mon avis il serait plus juste de traduire "copyleft" par "copie libre", non ?
zeb, le meilleur n'existe pas, car c'est celui qui convient le mieux à une utilisation précise: mon serveur est sous win 2008, mes desktop et mes portables sous xp/7, mes mediacenters sous xp, mes passerelles sous clarkconnect (linux).
Avertissement Le message suivant contient une certaine dose de mauvaise foi, mais pas que...


> zorro. Bien sûr que si. Le Meilleur existe. Mais il est discutable. C'est d'ailleurs ce que nous faisons. Le Beau aussi existe. Nous pouvons aussi en discuter. Tout ceci est très subjectif et surtout affaire de goût.
Par contre, je ne vois pas en quoi le fait que ton serveur ou tes portables soient sous tels OS prouvent quoi que ce soit. Ma voiture est une Ford (*), ai-je prouvé que c'est la voiture idéale ?
En plus, peut-être que ton serveur fonctionnerait mieux sous Debian, tes desktops sous Ubuntu, tes portables sous Easy Peasy, tes mediacenters sous Studio, et tes gateways sous ClearOS
... Arfff, le problème avec le subjectif, c'est qu'on ne peut échapper au prosélytisme.
_________
(*) Ah, la traditionnelle analogie avec les bagnoles
Le lien vers la partie 9 est mort ?
Non.
Ce n'est d'ailleurs pas une page mais une fonction qui fait apparaître des liens vers de précédents articles en surimpression.
Très bon article, clair et informatif. Le style en est tout à fait correct, ce qui rend très dommage les quelques coquilles et, parfois grosses, fautes d'orthographe et de grammaire.
Allons-y pour une liste de ce que j'ai vu :
Page 1 (Introduction)
- "Leur point commun : [s]ils[/s]elles sont Open Source" ("les applications", phrase précédente)
- "Sur [s]c[/s]ses processus de développement" (possessif : les processus de l'éditeur)
- "et faire voler en éclats les modèles" (à moins qu'il n'y ait qu'un seul éclat, mais c'est rare)
Page 2 (Open Source vs Logiciel Libre)
- "autour de quels mécanismes s’articule[s]nt[/s] l’Open Source" (groupe sujet après le groupe verbal, tout ça... J'avoue, j'ai bondi : une bourde pareille en début de deuxième page, ça fait un peu mal).
- "d’en déterminer [s]son[/s]le périmètre" (dans le contexte, "son" fait un peu méga-redite).
- "souvent considérés comme synonymes (à tor[s]d[/s]t)".
- "revenons aux racines de ces mouvements"
- "dont les principes ont été [s]scellés[/s]gravés dans le marbre" (discutable ; sceller ne correspond pas à "dans le marbre". On peut effectivement sceller quelque chose dans le marbre, mais dans ce cas la métaphore est bizarre, surtout qu'il est question de "commandements" par la suite).
- "qui met le feu aux poudres au[s]x[/s] début[s]s[/s] des années 90"
Page 3 (Naissance d'une méthode...)
- "le terme “free software” a [s]endommagé[/s]handicapé notre mouvement" (plus juste dans le contexte).
- "le mot “free” propose deux significations différentes [s]en anglais[/s]" (le bouquin est rédigé en anglais, je ne l'ai pas lu mais serais surpris d'y trouver une référence à la langue du mot “free”" ... ?).
- "faire un re-branding" ("mettre en place une nouvelle image (de marque)" ?)
- "il observe un nouveau paradigme émerg[s]é[/s]er".
- "Outre le fait d[s]u[/s]e formaliser"
- "sphère de développeurs - bâtie sur un mode"
- "lire Open Source : mutation d’un modèle" (il ne manquerait pas un lien, là ?)
Je passe mon tour pour les pages 4 à 7, il se fait tard...
Dernière page
- "[...] l'Open Source, de par[s]t[/s] sa nature [...]".
- "viennent révolutionner l[s]a[/s]e marché du logiciel"
- "early-adopters" : "promoteurs historiques" ? Je ne crois pas que le terme anglophone soit autant rentré dans la langue française que "parking", par exemple. "Patches" a bien été traduit par "rustines", pourquoi ne pas pousser jusqu'au bout ?
- "chaque développement est syst[s]è[/s]ématiquement reversé"
- "Et c’est là que se rémunèrent les éditeurs"
- "partiellement ou complètement rémunéré[b]s[/s]"
Ouais, c'est de la coupure de cheveux en quatre. On est d'accord, le texte reste très lisible sans ces corrections ; il est légèrement plus juste avec.
Pas sûr de pouvoir modifier mon post après publication, j'espère juste ne pas avoir fait de bourde au niveau des balises...
Bon, la balise [s][/s] ne fonctionne pas, c'est dommage : il s'agit bêtement du barré HTML.
Le barré, puisque tu t'y intéresses, c'est la balise [strike].
Si, par surcroit, tu veux faire tes corrections en rouge, utilise [#ff0000].
A bon correcteur, salut.
Merci et bravo pour cette contribution à l'explication du mode Open Source.
Votre article constitue une synthèse claire de l'état de l'art.
Le paragraphe portant sur le modèle double licence aurait toutefois mérité quelques compléments. En effet, bon nombre d'éditeurs Open Source ayant opté pour l'approche double licence proposent plus que du support sur des versions certifiées. Dans ce cas, leur offre de service intègre également des fonctionnalités complémentaires à celles disponibles dans les versions communautaires ainsi qu'une assurance contre les risques de contrefaçon.
merci
François MERO
GM EMEA Talend
fmero@talend.com
(Ouh, une adresse e-mail en clair sur un site public. Les vilains spammeurs vont adorer)
Que c'est laid d'ajouter des fonctionnalités payantes à un logiciel libre. Si l'on s'engage sur la voie de l'open-source, en s'adressant à un éditeur que l'on accepte de payer, on s'attend à trouver sur l'ensemble de la prestation le même intérêt que celui pour lequel on est venu. Or s'il s'agit de profiter de compléments non-ouverts, on abandonne de facto les nombreux avantages de stabilité, de garantie liés au système libre. Si j'achète un logiciel ouvert, je ne veux pas bénéficier de "boîtes noires" fermées.
C'est pour moi un non-sens. C'est là d'ailleurs l'esprit de contamination de la GPL.
Oui, enfin on retrouve du Novel SUSE Linux Entreprise avec du bon gros SGI ProPack ... malgré tout le bien que j'en pense (enfin surtout le dernier parce que Novell ... qu'elle bande de scélérats), comme exemple on a trouvé mieux.
Sinon merci, article intéressant (bien qu'un peut court), cette fois cliquer sur les lien n'est pas un luxe.
PS : pour rappel, demain, Richard Stallmann sera en conférence (en français) au Grand amphithéâtre de l'Université Lyon 2 ... un conseil allez y.
comme exemple on a trouvé mieux.
Comment ça ? Le SGI ProPack est installé par dessus Linux et ne diminue en rien le fait que ce soit le noyau libre et non pas un système UNIX ou autre qui soit choisi. Et puis comme compté ici, il n'y a pas que de la SuSE (60%), il y a aussi du Red Hat (30%) (Quoi, vous pensiez que je parlais de cassis ?)
PS : pour rappel, demain, Richard Stallmann sera en conférence (en français) au Grand amphithéâtre de l'Université Lyon 2 ... un conseil allez y.
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