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Source: Presence PC – Mots-clés : photo, gigapixel, retouche
Catégories: Loisir numérique
- 1 – Introduction
- 2 – En route vers le gigapixel
- 3 – Le puzzle est la clé
- 4 – La seconde révolution photographique
Introduction
Photoshop. Qui ne connaît pas ce nom ? Avec l’essor de la photographie numérique, le leader du logiciel de retouche leader du marché a logiquement pris une place prépondérante dans notre vie quotidienne. Un épisode récent de la vie politique a même montré que photoshoper était en passe de devenir un verbe à part entière.
Cette position hégémonique sur le marché de la retouche photo aurait pu pousser Adobe à se reposer sur ses lauriers. Heureusement non, la société utilise ses moyens actuels pour investir dans des projets de recherche à long terme. Dave Story, vice-président du développement chez Adobe nous a présenté ces projets fascinants et un peu fous.
Quatre axes principaux sont explorés par les chercheurs d’Adobe :
- gérer des images Gigapixel
- concevoir de nouveaux matériels de prise de vue susceptibles de décupler le potentiel de retouche
- Faire évoluer la retouche d’images de l’échelle du pixelContraction de "picture element", le plus petit élément qui compose l’image...., à l’échelle d’objets complets
- Permettre de détecter a posteriori si une image a été retouchée afin de garantir son authenticité
- Page suivante En route vers le gigapixel
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L'innovation d'Adobe c'est de pouvoir choisir à posteriori ou placer la netteté avec n'importe quelle condition de prise de vue.
obtenir l'arrière plan et l'avant plan net n'est pas toujours impossible. En utilisant un grand angle et une petite ouverture on a déjà une grande profondeur de champ net.
On peut aussi utiliser un objectif à bascule qui permet d'obtenir cet effet le long de l'axe perpendiculaire à celui de la bascule.
En général, en photo, ce sont des courtes et moyennes focales qui sont équipées ainsi et coûtent la peau des roubignolles...
Très utiles en macro où la courte distance de prise de vue aggrave les problèmes de profondeur de champ.
En 24x36 on trouve aussi des objectifs à décentrement (pour corriger les perspectives en prise de vue d'architecture particulièrement).
Certains objectifs combinent les deux.
L'idéal reste quand même le moyen format ou la chambre à soufflet, la bascule ne donnant pas de résultat spectaculaire en petit format. Et vu le prix des cailloux, il faut s'attendre à vendre un rein !
exemples
Canon 90 TSE, le meilleur pour le portrait et la proxi-photo
Nikon 85 PC pour ceux qui préfèrent la marque.
Cependant, la solution Adobe me parait tout de même relever de l'usine à gaz, surtout eu égard à l'énorme perte de qualité. Enfin, je ne vois pas bien comment augmenter considérablement la profondeur de champ là où c'est le plus utile, c'est à dire en macrophoto, quant on sait que l'augmentation necessaire du tirage est axponentielle pare rapport à la diminution de la distance objectif-sujet.
Personnellement, je verrais beaucoup plus une solution inspirée du système de m.a.p. auto extrèmement rapides des bons reflex (Canon Nikon).
Mesdames et messieurs les ingénieurs des grandes marques, au travail, voici le début du cahier des charges:
- Augmenter encore la vitesse de mise au point
moteurs révolutionnaires comme le fût il y a une dizaine d'année le moteur "ultrasonic" de Canon,
ou je ne sais quel dispositif de déplacement des lentilles (pourquoi ne pas pousser la recherche dans la direction de l'imitation de l'oeil, c'est à dire par déformation de la lentille? ce qui serait certainement plus rapide)
- Augmenter considérablement la vitesse d'écriture en mémoire (il s'agirait là d'écrire par exemple 10 images en 1/125 de sec)
- Le reste n'est plus que logiciel
J'explique un peu
Il suffit de pévoir que durant la prise de vue (d'où l'exemple du 1/125 ci-dessus) l'appareil enregistre un certain nombre de vues (exemple 10 ci-dessus) dont la mise au point est décalée à chaque fois (bien sûr, il faudra calculer -vite- le décalage pour tenir compte des lois optiques).
Ensuite, vive Photoshop grâce à un module logiciel comparable à la fusion HDR qu'on appellerait fusion PDC (pour Profondeur de Champ -qui deviendrait fusion DOF en anglais pour Deep of Field)
A noter que pour des sujets immobiles photographiés sur pied selon ce principe, il existe un logiciel qui fait çà "Helicon focus".
On est en droit de se demander pourquoi Adobe n'a pas encore intégré ce type de module dans son logiciel pourtant déjà génial!
Il est vrai que les photographes sont restés des années les parents pauvres d'Adobe (pratiquement jusqu'à CS2, il n'y avait pas, par exemple de correction de distortion et de vignetage!). Sans doute avaient ils pensé -à juste titre- qu'il n'y avait pas assez de fric à prendre chez les photographes par rapport aux graphistes des agences de pub.
Il serait bien que ce forum, comme certains ait la possibilité de rééditer pour correction
Voilà pour la forme. Pour le fond, je ne connaissais pas helicon focus. Ca parait en effet génial, même si, pour être efficace avec des sujets mobiles, ce mécanisme nécessite des vitesses d'enregistrement comme tu le dis toi même bien au delà des possibilités des matériels (capteurs, objectifs, processeur d'image) actuels. Et si les limites des puces et des logiciels pourront sans doute être repoussées jusque là, il n'est pas du tout sûr que les blocs optiques puisssent être mus suffisament vite. Regardes par exemple ce qui se passe avec les lecteurs de CD/DVD et le disques durs. Leurs vitesses de rotation plafonnent depuis longtemps, tout simplement parce qu'on trouve pas de mécanisme pouvant se déplacer plus vite de manière fiable.
La solution d'Adobe paraît être une évolution plus plausible pour moi. Même si elle suppose des capteurs de 200 Mpix !
Pour ma part, j'imaginais une lentille souple, ou liquide, solidaire d'un ou plusieurs quartz piezzo. Une petite décharge électrique, et hop! la lentille change de courbure en plus vite fait qu'il ne faut pour le dire.
C'est bien comme ça que fonctionne l'oeil, non?
Toujours par rapport à l'oeil, ce dernier est simple parce qu'il fait une image hémisphérique, infiniment plus facile à faire qu'une image plate. Il eut été difficile de concevoir une pellicule hémisphérique! Mais un capteur, construit une seule fois, c'est parfaitement possible, alors, au lieu de s'évertuer à concevoir des objectifs compliqués qui n'arrivent jamais à faire une bonne (sans distorsion ni vignetage) image plate, pourquoi ne pas courber les capteurs? Y a que chez Leica qui ne s'y retrouveraient pas!
Je fais tout de même confiance à Leica!
Turlupin a déjà pas trop mal expliqué.
Merci...
moteurs révolutionnaires comme le fût il y a une dizaine d'année le moteur "ultrasonic" de Canon,
plutôt une bonne vingtaine
Ah non là c'est encore pire : produire des semi-conducteurs sur une surface non plate, c'est tout simplement pas possible
On pourrait envisager une production du capteur à plat suivie d'un collage sur un porte-capteur concave et déformable, sur le modèle des très grands miroirs de téléscope.
Mais... bonjour le prix !!!
Ce n'est pas demain qu'on trouvera sur le marché des optiques qui résoudront cette nouvelle quadrature du cercle.
Je pense que la solution optique soignée + bon capteur + logiciel corrigeant les défauts (ajustable à chaque objectif, évdemment !) est la plus souple et celle qui offre le meilleur rapport prix/résultat.
Calcul très approximatif de ma part, c'est toi qui a raison.
C'est aussi à ça que je pensais
C'est vrai dans l'état actuel des choses, mais nous parlions d'une vision de l'avenir!
Quant à l'évolution conjointe de la technologie et des prix...
J'ai commencé à m'intéresser à la photo environ en 1964: Un appareil type Kodak Retinette ou Voigtlander Vito quelque chose coûtait plus d'un mois de mon salaire! pour un appareil manuel, sans dispositif de mesure ...etc.
En 1969 j'ai fait de la photo mon métier jusqu'en 2002. Le premier reflex que j'aie vendu était un Exacta Varex suivi du beaucoup plus moderne Carl Zeiss Icarex (qui s'en souvient?), l'industrie japonaise commençait juste à pointer son nez, on y faisait une confiance moyenne, et quand Pentax sortit le Spotmatic (premier appareil à mesure TTL) on se demandait comment ça pouvait fonctionner. Et oserai-je vous dire le nombre de mois de salaire que je dus sortir pour acheter au prix de gros à mon patron mon Leica M4 (qui venait de sortir)
Tout ça pour tenter de mesurer la vitesse d'évolution de la technologie dans notre métier.
Certes, j'ai 59 ans, mais j'espère bien vivre encore un peu, bien que pas très éloigné de la région, je ne suis pas issu de la grotte de Lascaux.
On oublie souvent que le Nikon F (super mythe en son temps) ne fut popularisé que par le succès du film d'Antononi "Blow up", Palme d'or à Cannes en 1967 et très rare, à part quelques agences de pub ou de presse gonflées (chez Magnum, Cartier-Bresson oblige, ils avaient des Leica), étaient les amateurs (généralement riches et snobs) qui en achetaient.
Bref, depuis l'apparition du numérique et de sa propre technologie, l'appareil photo en soit n'a quasiment pas évolué, tout était inventé. On peut donc dire que toute l'évolution du matériel s'est faite entre 1968 et 1990 , soit une grosse vingtaine d'années! Je crois que ce fut encore plus fulgurant que l'évolution de l'aviation. Notons que les dernières années glorieuses de l'argentique, entre 90 et nos jours, les progrès de la chimie étaient plus importants que la physique. La popularisation de l'appareil jetable n'est pas due à quelque prouesse technologique (mise à part une super rationalisation des techniques de production) de l'appareil mais à la création de surfaces sensibles capables de sortir une photo bonne (personnellement je dirai tirable et vendable) dans une latitude d'exposition atteignant 6 diaphragmes!
Et pourtant en seulement 25 ans, que de révolutions! J'en citerai 3 ou 4 qui aujourd'hui paraissent avoir toujours été là
- Konica sort le premier reflex automatique (pas de mémoire électronique à l'époque, il fallait mémoriser mécaniquement le résultat de la mesure au moment du déclenchement, avant que le miroir ne rende la cellule aveugle)
- Olympus sort la mesure ttl au flash (irremplaçable en macro et très utile en temps normal)
- Konica sort la mise au point automatique (sur un compact vendu 2 290 f à sa sortie, ce qui était aussi cher que révolutionnaire)
- Minolta sort le premier reflex à mise au point auto (c'était tellement impensable et le secret avait été si bien gardé que tous les médias de l'époque en firent leur une)
Alors, continuons!
Appareil ultra simple et donc très facile d'accès pour un débutant. Et de bonnes optiques (j'avais le 50 et le 200) pas chères même si pas au niveau des cailloux Nikon et Canon.
Si je tenais l'enfoiré qui me l'a volé...
mais c'était me semble t'il plutôt pour réduire la taille des objectifs...