Les logiciels de traitement vidéo sont connus pour leur gourmandise : il suffit d’une ou deux pistes en 1080p et de quelques filtres pour occuper 100 % de la puissance de traitement de la plupart des ordinateurs.Peu de gens, cependant, sont conscients de la pression que peut mettre un logiciel de retouche photographique moderne sur un processeur.Ajouter un filtre sépia à une image de 8 mégapixels n’a rien de bien sorcier, mais il n’en va pas de même pour un flou complexe sur une image RAW de 18 mégapixels…
Même si une telle tâche ne met pas le processeur à genoux, elle prend toujours un temps considérable pour s’exécuter, surtout quand il s’agit de traiter un lot de plusieurs images.Malheureusement pour les professionnels, le temps d’attente, c’est du manque à gagner.Qui plus est, les pauses dans le flux de travail représentent aussi des perturbations dans le flux créatif : l’idéal est de pouvoir travailler au rythme de ses idées, sans devoir attendre qu’un traitement se termine pour pouvoir lancer le suivant.
Les professionnels veulent donc des ordinateurs plus puissants et qui accomplissent leurs tâches plus vite.Dans nos deux précédents articles, nous avons examiné la manière dont les GPU modernes, y compris ceux intégrés aux processeurs et aux APU, interagissaient avec les API les plus courantes en vue d’accélérer les opérations de traitement hautement parallèles dans les logiciels de traitement vidéo et dans les jeux.Aujourd’hui, nous allons nous pencher sur leur application dans le monde de la retouche photo.
Adobe, par exemple, a depuis longtemps adopté les technologies matérielles qui se prêtent le mieux à l’accélération de ses logiciels.La société fait ainsi appel à OpenGL pour accélérer (via le GPU) certaines fonctions de Photoshop depuis sa version CS4, et la liste de ces fonctions n’a fait que s’allonger à chaque nouvelle version.Aujourd’hui, avec Photoshop CS6, l’éditeur a décidé de ratisser plus large encore en ouvrant la porte à OpenCL.
Adobe n’est d’ailleurs pas la seule société à procéder de la sorte.Un petit utilitaire de traitement photo peu connu mais très intrigant, nommé Musemage, utilise également OpenGL et OpenCL pour bon nombre de ses filtres ; le célèbre logiciel de retouche photo open source GIMP fait de même ; et la prochaine version de Corel AfterShot Pro, sur laquelle nous avons pu mettre la main avant tout le monde, prendra en charge OpenCL.
Pour cet article, nous allons tester chacune de ces applications sur cinq configurations différentes afin de tenter d’y déceler des tendances. Nous allons essayer de voir dans quelle mesure l’accélération par GPU influe sur la rapidité des tâches de traitement photo, de déterminer quels sont les écarts de performances des APU et celles des GPU, et de découvrir si l’accélération est proportionnelle à la puissance du moteur graphique.
- Introduction
- Q/R avec AMD
- Q/R avec AMD (suite)
- Configurations de test
- Les applications : GIMP, AfterShot Pro et Musemage
- Les applications : Adobe Photoshop CS6
- Q/R avec Adobe
- Q/R avec Adobe (suite)
- Q/R avec Adobe (suite)
- Résultats : GIMP
- Résultats : AfterShot Pro
- Résultats : Musemage
- Résultats : Photoshop CS6
- Conclusion
