En pratique, les performances
Quand il s’agit d’évoquer les performances de la DeathAdder, on pourrait s’attendre à une nouvelle énumération des qualités du fameux capteur laser 2000dpi fabriqué par Agilent et qui a déjà largement fait ses preuves avec la Copperhead, la Habu ou encore la G5. Il n’en est pourtant rien !
En effet, la DeathAdder a été dotée d’un capteur optique à diode électroluminescente infrarouge, et non à laser. Pourquoi ce recul technologique ? En réalité, nous l’avions déjà brièvement évoqué au moment du test de la Copperhead, un capteur laser a tendance à suivre les mouvements de la souris même lorsqu’elle est soulevée, à une hauteur souvent beaucoup plus importante qu’un capteur à diode. En pratique, cela se traduit par des mouvements erratiques lorsque la souris est soulevée pour être repositionnée. L’ambition de Razer en utilisant un capteur à diode infrarouge est donc de fournir des performances maximales aux amateurs de faibles sensibilités, amenés à beaucoup déplacer leur souris et à la soulever pour la repositionner. Il est vrai que la DeathAdder fait mieux de ce point de vue : elle cesse de détecter des mouvements au-dessus de 2mm environ (avec le dernier microprogramme en date qui améliore ce point), contre environ le double pour une Copperhead. Cela peut sembler totalement négligeable, mais il faut bien voir que le mouvement de repositionnement de la souris dans un FPS se fait de façon extrêmement rapide et proche de la surface. Ces 2mm ont donc leur importance pour les joueurs les plus acharnés !
N’y a-t-il cependant pas une contradiction, dans la mesure où un capteur laser est censé garantir une meilleure précision qu’un simple capteur optique classique ? En réalité, le recul en termes de performances se limite à la compatibilité avec des surfaces peu conventionnelles, qui prend un sévère coup ; un tapis de souris est donc fortement recommandé. La plupart des joueurs exigeants disposent cependant déjà de tels tapis, censés procurer une glisse maximale. Il ne s’agit donc que d’un recul technologique très limité pour tous ces utilisateurs qui constituent le cœur de cible de la DeathAdder.
Du reste, même si Razer reste absolument muet sur les spécifications détaillées de son capteur —ce qui n’est pas nécessairement bon signe !—, ses performances n’en restent pas moins excellentes. Sa sensibilité maximale est de 1800dpi, elle est donc inférieure aux 2000dpi du capteur laser précédemment utilisé, mais reste amplement suffisante pour garantir une précision excellente sur tous les déplacements, à faible ou haute sensibilité. Par ailleurs, alors que certains joueurs adeptes de très faibles sensibilités semblaient souffrir de problèmes de décrochage à très haute vitesse en utilisant des capteurs laser, de tels problèmes semblent pour l’heure totalement écartés avec la DeathAdder. La fluidité et la réactivité des déplacements restent quant à elles assurées par la fréquence de rafraîchissement de 1000 Hz, qui sont pour une fois pleinement atteints en pratique.
Le message est donc clair : la DeathAdder s’adresse aux joueurs exigeants et utilisant une sensibilité faible. Il faut bien reconnaître que de ce point de vue, cette nouvelle venue remplit parfaitement sa mission, d’autant plus que son ergonomie est elle aussi particulièrement adaptée à une telle utilisation.
Nous estimons le poids de la DeathAdder à 105 grammes, soit une valeur tout à fait dans la norme pour une telle utilisation. Sous la souris, on retrouve les trois inévitables patins en téflon qui assurent toujours une très bonne glisse à la souris, au prix peut-être d’une durée de vie plus réduite que la moyenne. Toutes les conditions sont donc réunies pour faire de la DeathAdder une excellente souris dédiée au jeu.


Y'en a qui ont trop joués à Golden Axe