Des innovations ?
Il existe une tendance majeure au sein des acteurs de l’industrie informatique. Il y a de moins en moins d’innovateurs, mais de plus en plus d’intégrateurs. C’est une caractéristique que l’on rencontre souvent sur les marchés mûrs. Prenez par exemple le marché des chipsets ou des cartes graphiques. Il y a souvent deux ou trois compagnies qui développent de nouvelles puces pour une dizaine de constructeurs qui implémenteront leurs produits sur des cartes.
Innovation ?
Sans vouloir jouer les réactionnaires, il y a quelques années, l’innovation dans le monde du matériel informatique était beaucoup plus présente. Par exemple, les fabricants de cartes mères arrivaient à développer des usages qui n’avaient pas été prévus par le fabricant de chipsets. On pense par exemple à l’overclocking, aux composants soudés sur la carte, à la gestion de la vitesse des ventilateurs et aux divers types de refroidissement. Ce temps est aujourd’hui révolu et alors que les tolérances par rapport aux designs de référence sont de plus en plus faibles, l’innovation en prend un sérieux coup. C’est tout aussi vrai dans le monde des cartes graphiques où la très grande majorité des produits ne constituent que des clones, en-dehors du système de refroidissement voir du bundle, et uniquement pour les puces de milieu et d’entrée de gamme (là où se situent les volumes).
Création
De nombreuses cartes mères présentées au Computex intégraient le chipset AMD RD790 ou l’Intel X38. Sachant que ces puces offrent déjà de nombreuses options pour overclocker sa machine ou changer divers paramètres et qu’il n’y a donc pas grand chose à faire de ce côté, certains fabricants ont décidé de jouer la carte du look. En passant des cartes mères colorées aux systèmes de caloducs ultras complexes (superflus ?), force est de constater que les constructeurs se concentrent aujourd’hui plus sur le plaisir des yeux que sur les gains en performances.
Enfin, il est très difficile de ne pas parler de boîtiers lorsque l’on parle d’embellissement externe. Cette année, le Computex a été riche de sorties en tout genre. Il y a eu le boîtier à l’effigie de Ruby, la mascotte des cartes graphiques d’AMD (cf. Computex : Feu d’artifice Enermax). Le modèle en cuivre de Lian-Li a aussi marqué les esprits (cf. Computex : Du lourd chez Lian-Li) et comment oublier les mini-PC et PCHC de Shuttle, Tsunami et Gigabyte ?

"en chair et en os"..