La vague des superordinateurs
L’année dernière, l’accélération des calculs physiques faisait grand bruit. On se souvient par exemple de la carte d’ATI, aujourd’hui AMD, et sa gestion du moteur Havok FX. Aujourd’hui, seul Ageia reste sur le marché avec ses solutions matérielles et logicielles qui ont toujours autant de mal à se vendre. AMD et NVIDIA travaillaient, pendant un moment pour que leurs GPU prennent en charge les calculs physiques mais pas de nouvelles lors de ce Computex.
Plus on est de GPU, plus on Tflops
Les deux acteurs semblent pousser l’enveloppe un peu plus loin cette fois-ci en transformant leur puce en de véritable GPGPU. Sachant que les calculs de shaders sont en grande partie des opérations en virgule flottante, et que l’informatique tend de plus en plus vers des calculs en parallèle, cette décision est tout ce qu’il y a de plus logique et elle devrait donner un nouveau sens aux solutions SLI/Crossfire. Le marché semble déjà prêt pour cette évolution et les cartes mères autorisant l’introduction de plusieurs cartes graphiques sont maintenant monnaie courante. Gigabyte s’est même aventuré à sortir une carte mère pouvant accueillir quatre cartes graphiques (cf. Gigabyte : quad-core, quad-GPU, 12 phases).
L’avenir d’aujourd’hui
Imaginez par exemple un WinZIP qui tirerait parti des GPGPU pour décompresser un fichier en une fraction de seconde plutôt qu’en plusieurs secondes avec un processeur multicore ou un serveur XML accéléré par GPU. Les applications sont presque sans fin et si le CPU reste un élément de choix pour les calculs avec prédiction de branchement, les GPU sont un terrain propice aux calculs bruts.
Gardons tout même les pieds sur terre, les superordinateurs n’ont fait qu’une apparition modeste au Computex. Mais cette première tentative pourrait être le berceau d’une nouvelle vague. Intel travaille sur Larabee et NVIDIA devrait faire quelques annonces intéressantes lors de la Supercomputing Conference le 26 juin.

"en chair et en os"..